Accueil
A plus d'un titre
RCF

A plus d'un titre

Emission présentée par Jean-Claude DUVERGER, Anne-Marie VERGNON

Magazine littéraire en lien avec l'association de promotion de la lecture "Lire à Saint-Étienne".

Partager
S'abonner

Episodes

  • ©rcf42.fr/Louis Reynard, de "lire à saint étienne"

    "Willy Ronis en reportage à Saint-Etienne" J-M Steiner J-C Monneret

    25 février 2023
    En partenariat avec Lire à Saint-Etienne

    Jean-Michel Steiner, Jean-Claude Monneret
    " Willy Ronis en reportage à Saint-Étienne "
     (Publications de l'Université de Saint-Étienne)

    En octobre 1948, à un moment décisif de la grande grève des mineurs, Willy Ronis est envoyé par Life en reportage à Saint-Étienne. Son témoignage photographique offre des informations et des perspectives neuves sur cet important mouvement social.
    À partir des 130 images conservées à la Médiathèque du patrimoine et de la photographie, l'ouvrage analyse le processus créatif de Willy Ronis.
    Il révèle, à travers sa biographie intellectuelle, l'originalité et la singularité de ses engagements, sa volonté de tracer une voie personnelle par rapport aux esthétiques photographiques de l'époque

    La chronique de Jacques Plaine

    JEAN-CLAUDE MONNERET ET JEAN-MICHEL STEINER Willy Ronis en reportage à Saint-Étienne Presses universitaires de Saint-Étienne Jean-Claude Monneret fut professeur d’italien et de cinéma dans l’enseignement secondaire puis de cinéma à l’université Jean Monnet. Jean-Michel Steiner, agrégé, est docteur en histoire. Le 4 octobre 1948, 300 000 mineurs, dont 22 000 dans le bassin de Saint-Étienne s’engagent dans une grève de 24 heures qui dès le lendemain deviendra un conflit illimité. Le 17, la CGT suspend les opérations de sécurité notamment celles de pompage. Devant le risque d’inondation des puits les forces de l’ordre ripostent. De façon massive et brutale. Le conflit durera deux mois, fera cinq morts, dont Antonin Barbier à Firminy. C’est pour l’enterrement de Barbier que Willy Ronis est à Saint-Étienne. Arrivé à Châteaucreux le 25 octobre au matin, retour à Paris le 26 au soir. Deux jours, 130 photos. Avec quoi ? : Un Rolleiflex argentique sans cellule intégrée et un seul objectif (pour tout voir, pour être au cœur de l’action - pas de téléobjectif – une seule solution, y aller, pedibus) Et il ira. Partout. À la Bourse du Travail, à Beaubrun, au Panassa, à Tarentaize. Il sera à Firminy aux obsèques d’Antonin Barbier. Il fera des photos à Couriot, au Palais du Justice avec le procureur, les avocats, les témoins, les futurs condamnés lors de l’audience des ouvriers du Puits Villier. On le verra sur le chemin des crassiers de Michon, chez des mineurs, de nouveau à Couriot, la nuit, avec un piquet de grève et au passage à niveau de la Pareille. Un drôle de citoyen que ce Willy Ronis, reporter pour deux magazines aux visions idéologiques radicalement opposées. Life un hebdomadaire américain qui défend le capitalisme libéral, Regards l’hebdomadaire communiste national. Et pendant ces deux jours il trouvera sur sa route et parfois dans son viseur (ce sera réciproque) un autre photographe - Léon Leponce - qui lui travaille pour un quotidien Stéphanois Le Patriote, et ce pour le plus grand bonheur de nos deux auteurs qui, avec Maurice Bedoin et Corinne Porte, ont déjà publié sur cet artiste.

  • ©rcf42.fr/Louis Reynard pour Lire à Saint Étienne

    "Le figuier des Engoulevents" Jean Ducreux

    18 mai 2024
    En partenariat avec Lire à Saint-Etienne

     

    Jean Ducreux
    " Le figuier des Engoulevents "
     (Auto-édition)

    La mort de son père, avec lequel il était brouillé depuis vingt ans, remet en question l'équilibre de cette vie étriquée.
    Bien que fils unique, il n'est pas le seul héritier de son géniteur, comme le lui annonce la notaire de ce petit village du Fenouillèdes, au pied des Pyrénées. Une mystérieuse dame Cafarrosse est couchée dans le testament en tant que légataire universelle.
    Constantin va donc hériter du beau Mas des Engoulevents dans des circonstances très spéciales, qui le poussent à revenir sur les vingt premières années de sa vie - la relation qu'entretenaient ses parents, ses amours et ses attachements, ses choix professionnels - jusqu'à bouleverser l'ensemble de son existence.

    La chronique de Jacques Plaine

    JEAN DUCREUX Le Figuier des Engoulevents Auto-édition Jean Ducreux est connu pour ses polars lyonnais et ligériens. Polyglotte, globe-trotter, enseignant, chercheur il est aussi romancier et scénariste. Haut fonctionnaire sorti de l’École nationale d’Administration, Constantin Cafarrosse est le numéro deux de la préfecture du Gard. Réputé pour s’opposer à toutes compromissions, pots de vin, bakchichs et dessous de table – on dit même qu’il aurait refusé une valise de gros billets visant à favoriser l’implantation d’un supermarché sur le territoire d’une sous-préfecture – il est surnommé « L’Incorruptible » ou « Robespierre », ou les deux à la fois. Mais si sous les ors de la République il est ce haut fonctionnaire respecté et salué avec déférence dans les salons, chez lui il n’est que la cinquième roue du carrosse. La culotte c’est sa femme qui la porte. On peut même avancer que devant cette tigresse teigneuse, il n’est qu’une virgule dans les Misérables tout juste bonne à soigner son bonsaï. Un joli petit bonsaï ramené des collines de son enfance, vieux de vingt ans et resté depuis toujours un peu, beaucoup, passionnément son doudou. Et puis un jour, un jour comme pas tous les jours, voilà notre homme convoqué chez le notaire – à trois heures et demie de route de sa tanière – et pour quoi faire ? Assister à l’ouverture du testament. Le testament de papa. Un papa auquel il n’a pas adressé la parole depuis l’année de la « grande rixe ». Arrivé au village de ses vertes années - entre Corbières et Pyrénées et avant son rendezvous chez le fameux notaire – le voilà nez à nez avec le pire et le meilleur : son ennemi de toujours qui se dit acquéreur à n’importe quel prix des « Engoulevents » maison de son enfance d’abord et aussi d’une infirme en chaise roulante. Une gente dame qui à sa vue se met gaillardement à marcher. Sa béquille sur l’épaule. Et puis à l’heure tant attendue chez le notaire, mauvaise nouvelle : « nous allons devoir surseoir à la lecture du testament…tous les intéressés ne sont pas présents aujourd’hui ». « Mais Maître, je suis le fils unique ! ». Bonsaï de bonsaï, voilà une nouvelle branche sur l’arbre généalogique de Constantin. Une sale petite branche qui va faire une ombre de trop du côté des Engoulevents.

     

  • ©rcf42.fr/Louis Reynard pour Lire à Saint Étienne

    Rania Berrada "Najat ou la survie" Prix Exbrayat des lycéens

    4 mai 2024
    En partenariat avec Lire à Saint-Etienne

    Rania Berrada vient de recevoir le prix Exbrayat des lycéens, après avoir reçu celui du grand public, à l'occasion de la Fête du livre de Saint-Etienne. "Najat ou la survie", son premier roman, est publié aux éditions Belfond. Elle est l'invitée de l'émission " A plus d'un titre ", une émission réalisée dans la salle Aristide Briant de la mairie de Saint-Etienne, en présence des lycéens de seconde qui l'ont choisie, lycéens venant de Roanne, de Rive-de-Gier et du lycée Fauriel. Le prix lui a été remis par Jacques Plaine et Robert Karulak, adjoint au maire de Saint-Etienne.
    Une rencontre chargée d'émotion pour la jeune romancière franco-marocaine et des lycéens lecteurs attentifs et motivés !

    La chronique de Jacques Plaine

    RANIA BERRADA Najat ou la survie Belfond Franco-marocaine née à Rabat, Rania Berrada est journaliste à Paris. Son premier roman « Najat ou la survie » après avoir reçu le prix Charles Exbrayat à la Fête du Livre de Saint-Étienne vient d’être proclamé prix Exbrayat des Lycéens. C’était déjà arrivé. Une fois. En 2017 et avec Frédéric Viguier pour « Aveu de faiblesses ». Un roman tout à la fois prix Charles Exbrayat et prix Exbrayat des Lycéens. Aujourd’hui c’est Rania Berrada qui réalise l’exploit avec « Najat ou la survie » élu prix Charles Exbrayat 2023 par un jury de 360 lecteurs de 21 bibliothèques puis prix Exbrayat des Lycéens par un autre jury, lui de 90 élèves appartenant à trois classes de lycées du département. Trois classes de lycées qui ont travaillé depuis la Fête du Livre d’octobre 2023 sur les trois finalistes du prix Exbrayat : « Najat ou la survie » de Rania Berrada, « La Promesse » de Marie de Lattre et « Les Petits meurtres du Mardi » de Sylvie Baron. Trois classes qui viennent de rendre leur verdict et élire « Najat ou la survie » avec plus de la moitié des suffrages. Un prix que Rania Berrada recevra ce vendredi à la Mairie de Saint-Étienne en présence des élèves de ces trois classes : une de Claude Fauriel à Saint-Étienne, une de Carnot à Roanne et une de Notre-Dame des Collines à Rive-de-Gier. Najat. Une jeune femme pleine de projets et d’ambitions. Une étudiante décidée à quitter Oujda la ville aux quatre cents minarets, à échapper à un grand frère plus rigide qu’un pilier de temple grec et à poursuivre ses études. Mais ailleurs. Loin, très loin même. De l’autre côté de la Méditerranée si possible. Certains « ont au-dessus de leur tête une étoile malveillante dont les radiations leur pourrissent l’existence ». Najat est le triste exemple de cette infortune. De jour en jour avec Hicham, Younes, Yahya ou Mehdi.– d’Oujda à Rabat ou de Francfort à Paris - de rêve en cauchemar, d’espoir en désespoir, de certitude en mirage, elle verra la terre promise lui échapper et Allah lui refuser la part d’un bonheur qui pourtant lui tendait les bras.