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Rats d'Opéra
Une émission avec le Cercle lyrique de Metz

Rats d'Opéra - page 2

Emission présentée par Jean-Pierre Vidit

Cette émission est proposée par Jean-Pierre VIDIT, Président du Cercle lyrique de Metz. Avec lui, vous ferez des voyages au travers de l’art lyrique qui va de l’opéra à l’opérette jusqu'à la comédie musicale. Les grands évènements de la vie lyrique locale, les grandes œuvres et celles moins connues et les grands interprètes serviront de canevas à ses itinéraires musicaux. Un mot d’ordre: du plaisir, beaucoup de musique et quelques commentaires.

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Episodes

  • Une émission avec le Cercle lyrique de Metz

    Renata Scotto et l’ombre de la Malibran 1

    18 février 2024
    Au cours d’une séance de spiritisme, la jeune adolescente Renata Scotto, décide de devenir une artiste lyrique. C’est ce parcours que Danielle Pister va nous permettre de redécouvrir alors que la chanteuse est décédée le 16 Août 2023 à l’âge de 89 ans ( née en 1923) en Italie dans sa ville natale : Savone. Renata Scotto, adolescente va étudier le chant et elle se forme au conservatoire de Milan où le grand ténor espagnol Alfredo Krauss la met en relation avec sa propre professeure de chant. Celle-ci va aider la jeune fille à acquérir toutes les techniques vocales nécessaires à une carrière qui débutera peu après – comme souvent- en remplaçant au pied levé, à 18 ans, le rôle de Violetta puis peu après un rôle secondaire de La Wally de Catalani en compagnie de Mario del Monaco et de Renata Tebaldi. Cette prestation lui vaut 15 rappels ! Immanquablement d’autres théâtres vont la solliciter jusqu’à ce qu’un nouveau désistement en 1957 – celui de Maria Callas – lui ouvre les portes du Festival d’Édimbourg. Elle a 23 ans. Sa carrière internationale est lancée qui correspond aussi à ses grands rôles pucciniens : Mimi, Butterfly puis verdiens : Gilda puis Violetta. L’étendue de sa palette vocale lui permet également d’inscrire à son répertoire La Périchole d’Offenbach.
  • Une émission avec le Cercle lyrique de Metz

    Gosse de riche et autres perles

    11 février 2024
    Le hasard des programmations lyriques est quelques fois heureux. Il nous permet de découvrir des œuvres qu’une méconnaissance aveugle…et quelques fois partisane… a, un peu vite, rangé dans le magasin des antiquités. La programmation des Frivolités Parisiennes qui, désormais gère artistiquement l’Opéra de Reims, reprend le 24 Mars prochain un des spectacles qui a connu un beau succès et une belle audience « Gosse de Riche » (1924) dont la musique est signée Maurice Yvain souvent associé à un parolier de talent Albert Willemetz. Les vedettes de l’époque : Mistinguett, Arletty mais aussi Maurice Chevalier – qui créa le plus grand succès Là Haut – portaient haut et fort leurs partitions dont certaines seront reprises par des artistes internationales comme Ella Fitzgerald, Billie Holyday et Sarah Vaughan. On aura compris, dans le tout d’horizon qui vous sera proposé au cours de l’émission, que l’influence musicale du jazz, du charleston…est grandissante et viendra profondément modifier la construction des opérettes et des airs qui les constituent. Ils changent complètement la configuration de l’orchestre qui se trouve réduite . L’humour, la satire, le quiproquo se taillent la part du lion en puisant dans les ressources des quiproquos, des faux-semblants habilement utilisés dans le vaudevilles ou les portes claquent, les maris sont trompés et les amants cachés dans les placards. A condition que tout finisse bien et que les maris trompeurs ou trompés comme les femmes bafouées ou infidèles finissent par pardonner sur un air entraînant que tout le public peut reprendre en chœur. Et, comme le conclut Maurice Chevalier dans Là Haut : « si vous n’aimez pas cela n’en dégoûtez pas les autres ».
  • Une émission avec le Cercle lyrique de Metz

    Le ténor dans l’univers baroque.

    4 février 2024
    En compagnie de Pierre Degott, nous poursuivons l’évocation et la
    spécification des voix utilisées par les compositeurs à la période
    baroque. Après les sopranos et les contre-altos nous évoquerons au
    cours de l’émission la tessiture du ténor. Il y a toujours eu des ténors
    dans la musique baroque mais à partir de 1640 les rôles désirables et
    héroïques dans la dramaturgie baroque vont de plus en plus être
    confiés à des castrats qui, à part en France, envahissent les scènes
    opératiques. Relégués en seconde ligne, les ténors se verront confiés
    des rôles humoristiques ou des rôles travestis de vieilles femmes, de
    nourrices ou de sorcières, laissant la pleine lumière aux castrats.
    Toutefois la voix de ténor reste présente mais les rôles restent
    subordonnés à ceux des castrats qui cumulent les airs pendant que le
    ténor défend un rôle plus secondaire et plus réduit au niveau du
    nombre des airs à chanter. Même si à partir de 1800, des
    compositeurs comme Rossini -- entre autres – continuent d’écrire
    pour des castrats, il y a un retour en force des ténors sur le devant de
    la scène. Scarlati, Haendel… écrivent alors pour les ténors qui
    peuvent pour certains égaler en élégance et en brillance le chant des
    castrats. Ainsi Francesco Borosini, il est dans le Bajazet dans
    Tamerlano de Haendel, dont on entendra un extrait chanté cette fois
    par un ténor connu et contemporain Ian Bostridge qui défend une
    partition importante. Par la suite, un certain nombre de
    compositeurs vont écrire des oratorios pour des ténors comme, par
    exemple, Haendel dans le Messie. On se rend compte alors que les
    ténors vocalisent avec autant de vélocité et de beauté que les
    sopranos ou les castrats. D’où une certaine revanche des ténors qui –
    on le voit dans certaines configurations actuelles – trustent le devant
    de la scène.
  • Une émission avec le Cercle lyrique de Metz

    Legros, Haute-Contre de Glück

    28 janvier 2024
    Au travers de son nouveau disque, Reinoud van Mechelen, haute contre – poursuit avec son ensemble A nocte temporis - sa description des grands haute-contre qui sont, parfois, devenus les interprètes favoris et alors attitrés de grands compositeurs qui écrivent pour eux et pour leur voix.
    Ici nous suivons la carrière de Joseph Legros qui, avant sa rencontre avec Christophe W. Gluck, mène une carrière assez classique de chanteur d’opéra au service de
    diffé »rentes œuvres dont nous donnerons des extraits. Il avait été remarqué au tout début de son apprentissage par ses grandes connaissances musicales – fruit d’études sérieuses - mais, surtout, par sa capacité à lire et déchiffrer des partitions difficiles comme celles de Mondoville. En 1774, Joseph Legros rencontre Gluck. Leurs rapports peuvent être qualifiés de volcaniques au tout début de leur rencontre. Gluck s’emporte de façon violente devant l’inexpressivité de son interprète – l’absence de cœur et d’émotions - et qui chante comme un « haute contre de cathédrale » interprétant au lutrin sa partition au pied de l’autel. On reproche aussi à Legros d’être un piètre interprète et un médiocre acteur. On reproche au chanteur, pour être dans l’esprit du 18 ème siècle, d’être plus « paysan que berger ». Gluck va convaincre Legros d’interpréter ce qu’il ne fait que chanter. Modifiée en profondeur et acceptant la pertinence des critiques de Gluck, Legros devient l’interprète favori de Gluck. La carrière triomphale de Legros est lancée. Il créera Orphée et Eurydice en 1774 dont le célèbre « J’ai perdu mon Eurydice » figurera, bien plus tard, au top ten des airs les plus interprétés dans le répertoire lyrique.
  • Une émission avec le Cercle lyrique de Metz

    Sir Georg Solti, héritier de Toscanini 1

    14 janvier 2024
    Beaucoup de chefs hongrois ont brillé dans cette partie du XXème siècle en Europe comme aux États-Unis. Comme la plupart de ses confrères, il dût faire face à l’atmosphère antisémite qui le conduira à modifier son patronyme. Il a la chance de faire la connaissance de Toscanini qui fait appel à lui lors d’un enregistrement de la Flûte enchantée. Il devient alors Georg Solti : nom de la ville dans laquelle il est né. Il émigrera en Suisse pendant la Seconde Guerre mondiale et commencera par défendre la musique hongroise et son principal compositeur : Belà Bartók. Peu après la représentation de Fidelio à Munich séduit le public et la critique. Il va, dans la même période, bénéficier pour le lancement de sa carrière du développement du microsillon puis de la stéréophonie. C’est grâce à l’audace du producteur John Culshaw, directeur artistique du groupe Decca, qu’il entreprend le premier enregistrement du Ring. Contrairement aux prédictions négatives, ce disque recevra un accueil public chaleureux faisant de Sir Georg Solti un grand chef wagnérien. Ses réussites dans Verdi puis dans des œuvres symphoniques avec Chœurs - comme la Symphonie N°2 de Malher « Résurrection » - lui apporte la consécration internationale. Nous poursuivrons cette évocation de la carrière de Georg Solti dans une prochaine émission.
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    Callas, les années 60-65 : une fin glorieuse mais courte

    7 janvier 2024
    Nous poursuivons avec Jean-Pierre Pister l’évocation de la deuxième partie de la carrière de Maria Callas – la plus courte pour une artiste lyrique de cette importance – qui fait ses adieux à la Scala et à l’Italie avec une rareté de Donizetti : Poliuto tiré du Polyeucte de P.Corneille. Une rencontre marquante – celle du Chef Georges Prêtre – qui devient une personnalité marquante pour ses enregistrements
    et ses tournées. Elle change également de mentor : exit Walter Legge pour Michel Glotz qui s’occupe maintenant de ses enregistrements toujours pour E.M.I. Ses dernières apparitions scéniques se passent à Garnier et à Covent Garden pour Norma et Tosca en 1965. Puis elle pratique de nombreux récitals de 1962 à 1965 – y compris à la TV – où elle diversifie son répertoire avec des airs empruntés à des compositeurs français – Massenet, Charpentier et A.Thomas ou allemands comme Mozart, Weber entre autres. Elle enregistre en 1964 à la salle Wagram une version de Carmen sous la direction de G.Prêtre puis, la même année, une version de Tosca avec C.Bergonzi, Titto Gobbi. La réception des œuvres divise la critique sur les ondes radiophoniques. Elle entreprend également une dernière immense tournées en 1974 avec Guiseppe Di Stéfano dont les traces radiophoniques ou télévisuelles laissent entendre d’indéniables altération du timbre de la voix. De 1965 à sa mort - en 1977- elle vit recluse dans son magnifique appartement de la rue Georges Mandel, non loin du Trocadéro, en écoutant ses disques. Sa mort, les querelles de son héritage, laissent planer le mystère sur la fin de sa vie dont son « toujours mari » récupérera la majeure partie et disparaître en 1981.
  • Une émission avec le Cercle lyrique de Metz

    Callas, le sommet des années 50

    31 décembre 2023
    En compagnie de Jean-Pierre Pister, nous évoquons les années 50-60 de la carrière de Maria Callas qui, après sa naissance aux États-Unis, fait un bref séjour en Grèce où elle parfait son éducation musicale et travaille avec Elvira de Hidalgo qui a randement contribué à sa formation, au Conservatoire d’Athènes.
    De façon assez inattendue, elle débute sur scène par une brève incursion dans Wagner. Elle chante le rôle de Kundry…en italien au grand désespoir critique du Pape Pie XII, germanophone distingué. Elle va alors s’orienter exclusivement vers le répertoire italien et les chefs d’œuvres du bel canto et connaît son premier triomphe à la Scala avec Macbeth de Verdi puis les Vêpres siciliennes. Jusque dans les années 60, une série impressionnante de triomphes à La Scala et dans d’autres grandes maisons d’opéra (Métropolitan Opéra entre autres malgré des relations difficiles avec son directeur Walter Bing), de grands enregistrements sous le label EMI que dirige le célèbre producteur Walter Legge. Tosca d’anthologie, Traviata de légende mise en scène par Visconti, Butterfly puis Il Trovatore et, enfin, une Lucia Di Lammermoor dirigée par Karajan installe l’aura de Callas et sa longue collaboration avec La Scala. Jusqu’au scandale du 2 janvier 1958 à Rome où elle interrompt la représentation de Norma. Si l’on ajoute la séparation sans divorce d’avec son mari et mentor Giovanni Baptista Meneghini, les débuts de sa liaison tapageuse avec Aristote Onassis : tout est en place pour passer de la célébrité un peu tapageuse à la légende qui aboutit en 1960 à ses adieux à La Scala. Et à son installation à Paris…..À suivre……..
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    Deux visions du Messie : d’Haendel à Mozart.

    24 décembre 2023
    Bien qu’Haendel ne soit pas anglais – il y séjourna après avoir quitté l’Allemagne – le compositeur est remarquablement connu dans toute l’Europe pour son Messie.
    L’Alleluia – une des pièces majeures de l’œuvre - est probablement «  LE » morceau de la musique religieuse le plus connu. C’est sous l’influence du Baron van Sweiten ,
    son frère en maçonnerie, que dans les années 1780 que Mozart s’empare de la musique de Haendel pour l’adapter au goût des viennois. À ce titre et dans cet esprit, il faut souligner qu’il y a des différences d’interprétations qui, principalement au 19 ème siècle, nous gratifieront d’interprétations particulièrement imposantes avec un
    effectif pléthorique qui pouvait dépasser la centaine d’exécutants. Il y a également, dans la version de Mozart, de notables modifications dans les instruments qui constituent la phalange. A titre d’anecdote, signalons que Mozart y introduit la clarinette qui fût l’un de ses instruments de prédilection. Le Messie de Haendel est constitué de trois parties : la nativité, la résurrection et une troisième consacrée à une réflexion musicale sur la rédemption. C’est Jean-Pierre Pister qui nous introduit d’abord aux particularités du Messie de Haendel puis il évoquera la réécriture par Mozart du Messie de Haendel qui fût crée en 1741. Mozart a découvert Haendel à la faveur de déplacement en Angleterre puis également en Allemagne où l’œuvre s’est répandue.
    Par certains côtés, cette réécriture peut être assimilée par sa ressemblance aux symphonies du compositeur salzbourgeois. La différence tient essentiellement aux instruments spécifiques utilisés par Haendel et par Mozart. Pour mieux saisir ces différences d’écriture, nous écouterons l’œuvre de Haendel sous la direction de
    Sir Georg Solti puis de Sir Thomas Beecham alors que celle de la version réécrite par Mozart sera conduite sous la baquette de Sir Charles Mackeras.
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    Un naufrage de qualité.

    17 décembre 2023
    Le naufrage du Titanic a donné lieu à l’un des films placés en haut du
    box-office mondial.
    Oeuvre de James Cameron - qui bénéficia de moyens techniques importants pour donner à son travail une puissance et un réalisme assez époustouflant qui a fasciné les spectateurs. Et porté au vedettariat Leonardo Di Caprio et Kate Winslet. On sait moins que Maury Yeston, compositeur et parolier, et Peter Stone, scénariste et auteur de livrets, s’emparent de ce sujet, 10 ans avant la première, pour écrire une comédie musicale sur le Titanic qui sera créée à Broadway en 1997…la même année que le film. C’est Jean-Philippe Heberlé, spécialiste de la comédie musicale, qui retrace à la fois les caractéristiques des deux auteurs de l’œuvre. Peter Stone, auteur du livret de l’histoire, et Maury Yeston, parolier et compositeur se rencontrent sur un autre spectacle – Grand Hôtel - qu’ils viennent de sauver du naufrage !!! Le compositeur Maury
    Yeston, fort d’une solide formation musicale, puise à la fois dans un
    célèbre compositeur anglais – Edward Elgar - mais aussi dans d’autres
    styles musicaux comme la musique religieuse ( les hymnes) et le ragtime proche du jazz et très populaire à la fin du 19 ème siècle. Ce qui n’interdit nullement que cette comédie musicale soit assez opératique : elle contient des airs, des ensembles ainsi que des duos. Une construction astucieuse des types de personnages – des groupes
    caractérisés : les ambitieux, les insouciants et les réalistes – permet
    de compenser et de s’adapter à la dimension forcément réduite
    d’une scène de « musical ». Toutefois, cette comédie musicale n’est
    pas exempte de propos plus sérieux – et un tantinet moraux – il est
    dangereux de croire que l’on peut créer un engin qui est plus fort que
    la nature…ou alors on coule !
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    Une vénus noire à Bayreuth Deuxieme

    10 décembre 2023
    Nous poursuivons en compagnie de Danielle Pister, l’évocation de la carrière de Grâce Bumbry.
    Cette seconde époque correspond à la période où la chanteuse va passer du registre « mezzo-soprano » au registre « soprano » notamment dans Tosca. Toutefois, avant de quitter le registre qui avait fait sa gloire et sa renommée, elle va
    affronter le rôle emblématique de Carmen sous la direction de Frühbeck de Burgos. Précisons que ce chef s’avère être un lointain successeur d’Ataulfo Argenta qui fût l’un des grands chefs qui re-dynamisa la musique symphonique en Espagne. En pleine gloire, il devait disparaître tragiquement comme l’émission que nous lui avons consacrée en atteste que l’on peut retrouver dans les podcasts de
    RCF. Le rôle de femme maléfique n’est pas le seul qu’elle va interpréter. Celui de Dalila, autre tentatrice mortifère, fût enregistré en 1962 sous la baguette de Janos Kulka. L’intrigue consistait, on le sait, à séduire pour mieux arracher à Samson le secret de sa force herculéenne afin de l’en priver et provoquer sa perte. Grâce Bumbry va, de plus en plus, s’affirmer dans les rôles de sopranos comme avec Norma de Bellini et son célébrissime Casta Diva puis Cavalleria rusticana. La carrière de cette cantatrice fût d’une exceptionnelle longueur puisqu’ayant fait ses adieux à la scène en 1997 pour se consacrer à l’enseignement ainsi qu’au récital. Mais elle remontera sur scène à 73 ans pour incarner Monisha dans Treemonisha de Scott Joplin avant de se retirer à Berlin et promouvoir sa « Bumbry way », méthode destinée à lier maîtrise musicale et confiance mentale.
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    Une vénus noire à Bayreuth Premiere

    3 décembre 2023
    Grace Bumbry nous a quitté le 7 mai 2023 au terme d’une carrière internationale unanimement appréciée, saluée par la critique internationale.
    Notre invitée, Danielle Pister, nous conte son histoire et son parcours artistique qui n’aurait pu n’avoir jamais existé.Victime des lois de ségrégation raciale dans les états du Sud, l’entrée au Conservatoire de sa ville d’origine lui fût refusé bien qu’elle ait obtenu le premier prix d’un concours de chant radiodiffusé. Habitué
    des offices religieux, elle baigne dans les œuvres de musiques religieuses au cours de sa jeunesse constituant ainsi un bagage non négligeable. Autre avatar significatif, elle va bénéficier de l’aide de
    Lhote Lehmann, célèbre cantatrice germanique qui, fuyant l’Allemagne nazie, va la prendre, comme élève, pour lui faire travailler sa voix de mezzo-soprano Elle fera ensuite une rencontre aussi surprenante que marquante : celle de Wieland Wagner, petit-
    fils de Richard Wagner. Ce dernier, contre toute attente et contre vents et marées, lui confie le rôle de Vénus dans Tannhauser déclenchant, à quelques années de la fin de la guerre 1939-1945, un formidable scandale. C’est,en effet, la première femme noire à fouler la scène du Festspielhaus wagnérien pour interpréter un personnage mythologique… typiquement blanc. 40 minutes de rappels viennent
    consacrer sa prestation et lancer, définitivement, sa carrière et lui ouvrir ainsi les portes des plus grands théâtres.
  • Une émission avec le Cercle lyrique de Metz

    Baroque Contre -Alto

    26 novembre 2023
    Nous poursuivons en compagnie de Pierre Degott l’inventaire des
    différents types de voix baroques que nous avions introduits par la
    voix de « soprano » dans une précédente émission consacrée à cette
    tessiture. Dans cette nouvelle catégorie, d’alto baroque, on retrouve
    aussi bien des hommes que des femmes comme interprètes dont la
    caractéristique vocale majeure est, précisément, l’ambiguïté vocale –
    tour à tour masculin puis féminine - qui trouve un bel exemple avec
    Maryline Horne célèbre pour le grand ambitus de sa voix passant de
    la voix grave aux trilles les plus élevées. Ce qui lui permit d’aborder
    un compositeur qui écrivit beaucoup pour eux ou elles : Rossini. Cette
    voix d’alto féminine se rapproche de la voix des castrats qui seront
    remplacés - après l’interdiction de l’opération de castration – par les
    contraltos qui, peu à peu, interpréteront les rôles des castrats : tour à
    tour dans des rôles masculins ou dans des rôles féminins. On
    entendra un témoignage exceptionnel de castrat grâce à un
    enregistrement de 1902 qui permet de découvrir l’un des derniers
    castrats : Alessandro Moreschi. Ce sont donc les contreténors ou les
    contralto qui prendront la succession des castrats pour les rôles tour
    à tour féminins ou masculins comme on le verra avec Ewa Podles ou
    Franco Fagioli. Et ensuite, dans une même œuvre, Nathalie
    Stutzmann – contralto - et en face d’elle Philippe Jaroussky –
    contreténor - pour le Giulio Cesare de Haendel . Précisons toutefois
    que le contreténor avait fait son apparition avec Alfred Deller dont
    nous écouterons un enregistrement.
  • Une émission avec le Cercle lyrique de Metz

    Heures et malheurs dans la vie de Malcom X d’Anthony Davis

    19 novembre 2023
    Nous retrouvons Philippe Stutzmann pour le second opus de la série consacrée aux opéras contemporains qui ont été programmés pour le début des retransmissions du Métropolitan Opéra de New York - saison 23/24 - sous l’impulsion de son directeur général Peter Gelb.
    L’œuvre au programme est une composition d’Anthony Davis, musicien, qui, sous l’impulsion de son frère, Christopher, comédien, prend connaissance de la vie de Malcom X. L’acteur interprétait dans les années 80, au théâtre, le personnage du leader. L’opéra- dont le livret est signé par Thulana Davis, une cousine - raconte la vie de Malcom Little dit Malcom X comme celle d’un héros tragique propre, comme dans les opéras de Wagner, à trouver une place dans un œuvre lyrique. Malcom Little en passe de devenir Malcom X va se retrouver quasi orphelin en 1931. Son père Earl est victime d’un « accident » - probablement commandité par le Ku-Klux-Klan - et sa mère sombre dans une dépression irrépressible qui la conduit définitivement à l’hôpital psychiatrique. Commence alors une vie de placements plus ou moins heureux, d’errance et de délinquance bien que pris en charge par sa demi-sœur : Ella qui ne l’abandonnera jamais. La prison lui permet de découvrir la lecture et un peu plus tard l’islam. Il rejoint « Nation of Islam », se convertit, change d’identité mais des tensions naîtront rapidement entre Malcom X et le chef du mouvement sur la manière de mener les luttes. Pour l’apaiser sa femme lui propose de partir en pèlerinage à La Mecque., À son retour, converti, il est assailli par les journalistes à propos des émeutes de l’été 1964. Le 21 Février 1965, il doit prononcer un discours à Manhattan pour son mouvement. Devant le micro, il est alors assassiné dès qu’il prend la parole. La première de l’opéra, dans sa version définitive, aura lieu le 28 Septembre 1986 au New York City Opera.
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    Figaro ? Si ! : Florian Sempey

    12 novembre 2023
    Il est toujours émouvant de voir arriver dans les bacs des disquaires un premier disque surtout lorsqu’il s’agit d’un chanteur – baryton de surcroît- comme Florian Sempey. Après un apprentissage « en province » à Libourne puis à Bordeaux a été distingué comme révélation aux Victoires de la Musique en 2013. Il s’est alors révélé sur les scènes nationales puis internationales en défendant un rôle fétiche : celui de Figaro dans le Barbier de Séville. Mais, surtout, Florian Sempey entretient une relation quasi filiale avec le compositeur Giaocchino Rossini dont le butse – qui figure sur le disque – trônait sur le piano de sa grand-mère. >Il en est devenu l’un des interprètes de référence. L’intérêt de ce disque est aussi de sortir des sentiers battus et de nous offrir les interprétations des « petites » œuvres du début de la carrière de Rossini – des farces ou des vaudevilles - comme La scala di seta, L’occasionne fa il ladro et La cambiale di matrimonio. Ces œuvres « de jeunesse » avaient été conçues pour le Teatro San Moïse. Elles étaient un peu tombées dans l’oubli mais furent remises au goût du jour par le Festival Rossini de Pesaro. Le titre de l’album en forme de boutade montre, à l’évidence, le plaisir que l’interprète – malgré les difficultés de l’écriture rossinienne - prend comme d’autre d’ailleurs - et l’on pense à Juan Diego Florez – plaisir à travailler ces difficulté pour offrir ce que ce disque permet : un grand moment de bonheur au service d’une musique et d’un compositeur qui, pour parodier une publicité célèbre « le vaut bien » !
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    Dead Man Walking

    12 novembre 2023
    La programmation des retransmissions du Metropolitan Opéra de New-York nous propose courageusement en ce début de saison un opéra créé aux U.S.A en 2001 : Dead Man Walking. C’est Philippe Stutzmann, Membre du Cercle Lyrique de Metz, qui vous conduira dans cette découverte. L’histoire est assez connue : elle est construite par le célèbre dramaturge américain Terence Mac Nally à partir du livre de souvenirs de Sœur Helen Prejean. Cette dernière raconte son expérience de conseillère spirituelle auprès des condamnés à mort ainsi que l’opposition des membres de sa communauté religieuse à cette initiative jugée risquée On se souvient du film émouvant de Tim Robbins « La dernière marche » avec S. Sarandon et S.Penn, film multi-récompensé. Signalons, pour mémoire, que l’œuvre est une commande que l’Opéra de Francisco a passé à Jake Heggie victime de difficultés physiques l’empêchant dans son métier de pianiste. Le compositeur revendique des influences diverses aussi bien populaires, rock ou gospel que celles de compositeurs contemporains aussi bien américains ( Bernstein,Gershwin, Barber, Sondheim) qu’européens ( Debussy, Ravel, Poulenc et Britten).Nous assistons, au fil des actes, à la rencontre entre un meurtrier – De Rocher - accusé avec son frère d’un double meurtre horrible et Sœur Helen Préjean qui, en qualité de conseillère spirituelle de condamnés à mort, va tenter de faire que cet homme assume son acte et la culpabilité qui en résulte. L’opéra retrace cette rencontre et ses aléas pour aboutir à la scène finale de la rédemption du coupable. De nombreux extraits – avec Joyce Di Donato et Susan Graham - agrémentent cette présentation.
  • cover_nathalie_stutzmann

    Nathalie Stutzmann : l’origine des Contralto

    5 novembre 2023
    Il est normal de mettre à l’honneur la contralto Nathalie Stutzmann qui avec son ensemble Orféo 55 s’est taillé une place très respectable dans le domaine lyrique baroque de l’hexagone et des pays avoisinants.
    Mais depuis son activité de cheffe d’orchestre – qu’elle exerçait aussi au sein de son propre ensemble – a pris un essor international puisqu’une part ele vient d’être nommée à la tête comme Directrice musicale de l’Orchestra d’Atlanta et que, dans la même période, le Metropolitan Opera de New York lui a confié la direction de deux opéras à la tête de sa phalange pour Don Giovanni et peu après la Flute enchantée. Mais le but de cette émission sera aussi de profiter d’un des disques de Nathalie Stutzmann – Contralto – pour tenter de comprendre l’émergence au 18 ème siècle de ce type de voix basses alors que régnait sur les rôles de voix aigües les tout- puissants castrats. Au travers de son disque, Nathalie Stutzmann rend hommage à celles – Anna Giro, Maddalena Pieri, Franscesca Vanini- Boschi, Anna Marchesini – qui du fait de leur voix de basse ont aussi inspiré des compositeurs connus et moins connus Haendel, Vivaldi, Gasparini qui leur écrirent des opéras et des partition « sur mesure » c’est-à-dire mettant en valeur les caractéristiques spécifiques de leurs voix.
  • Une émission avec le Cercle lyrique de Metz

    Figaro ? Si ! : Florian Sempey

    29 octobre 2023
    Il est toujours émouvant de voir arriver dans les bacs des disquaires un premier disque surtout lorsqu’il s’agit d’un chanteur – baryton de surcroît- comme Florian Sempey. Après un apprentissage « en province » à Libourne puis à Bordeaux a été distingué comme révélation aux Victoires de la Musique en 2013. Il s’est alors révélé sur les scènes nationales puis internationales en défendant un rôle fétiche : celui de Figaro dans le Barbier de Séville. Mais, surtout, Florian Sempey entretient une relation quasi filiale avec le compositeur Giaocchino Rossini dont le butse – qui figure sur le disque – trônait sur le piano de sa grand-mère. >Il en est devenu l’un des interprètes de référence. L’intérêt de ce disque est aussi de sortir des sentiers battus et de nous offrir les interprétations des « petites » œuvres du début de la carrière de Rossini – des farces ou des vaudevilles - comme La scala di seta, L’occasionne fa il ladro et La cambiale di matrimonio. Ces œuvres « de jeunesse » avaient été conçues pour le Teatro San Moïse. Elles étaient un peu tombées dans l’oubli mais furent remises au goût du jour par le Festival Rossini de Pesaro. Le titre de l’album en forme de boutade montre, à l’évidence, le plaisir que l’interprète – malgré les difficultés de l’écriture rossinienne - prend comme d’autre d’ailleurs - et l’on pense à Juan Diego Florez – plaisir à travailler ces difficulté pour offrir ce que ce disque permet : un grand moment de bonheur au service d’une musique et d’un compositeur qui, pour parodier une publicité célèbre « le vaut bien » !
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    Une vénus noire à Bayreuth Deuxieme

    29 octobre 2023
    Nous poursuivons en compagnie de Danielle Pister, l’évocation de la carrière de Grâce Bumbry.
    Cette seconde époque correspond à la période où la chanteuse va passer du registre « mezzo-soprano » au registre « soprano » notamment dans Tosca. Toutefois, avant de quitter le registre qui avait fait sa gloire et sa renommée, elle va
    affronter le rôle emblématique de Carmen sous la direction de Frühbeck de Burgos. Précisons que ce chef s’avère être un lointain successeur d’Ataulfo Argenta qui fût l’un des grands chefs qui re-dynamisa la musique symphonique en Espagne. En pleine gloire, il devait disparaître tragiquement comme l’émission que nous lui avons consacrée en atteste que l’on peut retrouver dans les podcasts de
    RCF. Le rôle de femme maléfique n’est pas le seul qu’elle va interpréter. Celui de Dalila, autre tentatrice mortifère, fût enregistré en 1962 sous la baguette de Janos Kulka. L’intrigue consistait, on le sait, à séduire pour mieux arracher à Samson le secret de sa force herculéenne afin de l’en priver et provoquer sa perte. Grâce Bumbry va, de plus en plus, s’affirmer dans les rôles de sopranos comme avec Norma de Bellini et son célébrissime Casta Diva puis Cavalleria rusticana. La carrière de cette cantatrice fût d’une exceptionnelle longueur puisqu’ayant fait ses adieux à la scène en 1997 pour se consacrer à l’enseignement ainsi qu’au récital. Mais elle remontera sur scène à 73 ans pour incarner Monisha dans Treemonisha de Scott Joplin avant de se retirer à Berlin et promouvoir sa « Bumbry way », méthode destinée à lier maîtrise musicale et confiance mentale.
  • Une émission avec le Cercle lyrique de Metz

    Une vénus noire à Bayreuth Premier 01

    22 octobre 2023
    Grace Bumbry nous a quitté le 7 mai 2023 au terme d’une carrière internationale unanimement appréciée, saluée par la critique internationale.
    Notre invitée, Danielle Pister, nous conte son histoire et son parcours artistique qui n’aurait pu n’avoir jamais existé.Victime des lois de ségrégation raciale dans les états du Sud, l’entrée au Conservatoire de sa ville d’origine lui fût refusé bien qu’elle ait obtenu le premier prix d’un concours de chant radiodiffusé. Habitué
    des offices religieux, elle baigne dans les œuvres de musiques religieuses au cours de sa jeunesse constituant ainsi un bagage non négligeable. Autre avatar significatif, elle va bénéficier de l’aide de
    Lhote Lehmann, célèbre cantatrice germanique qui, fuyant l’Allemagne nazie, va la prendre, comme élève, pour lui faire travailler sa voix de mezzo-soprano Elle fera ensuite une rencontre aussi surprenante que marquante : celle de Wieland Wagner, petit-
    fils de Richard Wagner. Ce dernier, contre toute attente et contre vents et marées, lui confie le rôle de Vénus dans Tannhauser déclenchant, à quelques années de la fin de la guerre 1939-1945, un formidable scandale. C’est,en effet, la première femme noire à fouler la scène du Festspielhaus wagnérien pour interpréter un personnage mythologique… typiquement blanc. 40 minutes de rappels viennent
    consacrer sa prestation et lancer, définitivement, sa carrière et lui ouvrir ainsi les portes des plus grands théâtres.
  • Une émission avec le Cercle lyrique de Metz

    Cocteau à Metz 3 : Pelléas et Mélisande

    15 octobre 2023
    Nous poursuivons la découverte du seul opéra de Débussy. Lors des
    deux premiers actes qui nous décrivent la situation, nous constatons
    l’attirance qui se tisse peu à peu entre les deux jeunes gens : Pelléas
    et Mélisande. A la fin de l’acte 2 Golaud découvre que sa femme,
    Mélisande a perdu la bague qu’il lui avait donnée. Il enjoint sa femme
    d’aller la chercher dans la grotte où elle dit l’avoir perdue et dit à
    Pelléas d’accompagner la jeune femme. Puis arrive la scène la plus
    connue de l’opéra : celle où Mélisande peigne ses cheveux à sa
    fenêtre sous le regard enamouré de Mélisande à tel point qu’il
    s’enroule dedans. Scène que surprend Golaud qui va sentir naître en
    lui un sentiment de jalousie qui peu à peu va le posséder et l’amener
    à commettre l’irréparable dès lors qu’il pensera détenir la preuve de
    la trahison de Mélisande ? Golaud demande à Pelléas de se tenir à
    l’écart de la jeune femme et interroge son fils – le petit Inyold – sur
    les agissements du jeune couple. Avant de quitter le château, un
    dernier rendez-vous et un dernier baiser qui à l’affut va tuer Pelléas
    de son épée. Il a également blessé Mélisande qui, après avoir mis au
    monde une petite fille, s’éteindra à son tour laissant Golaud seul face
    à sa culpabilité et son désespoir..

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