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Rien ne va plus à l'Office national des forêts
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Rien ne va plus à l'Office national des forêts

Un article rédigé par Christian Vadon - RCF,  -  Modifié le 27 juin 2021
Le dossier de la rédaction Rien ne va plus à l'Office national des forêts
Les quatre marches pour la défense des forêts parties de Valence, Mulhouse, Perpignan et Strasbourg convergent dans la forêt de Tronçais dans l’Allier pour un grand rassemblement national.
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A l’origine, on trouve l’intersyndicale des agents de l’ONF, l’Office National des Forêts et son slogan : "La forêt nous protège, c'est notre bien commun, protégeons là !" L’idée est de sensibiliser élus et grand public à leur combat qui les oppose à leur direction et à leurs ministères de tutelles.

Pour rappel, la forêt en France métropolitaine couvre 17 millions d'hectares soit un taux de boisement de 30% du territoire. Les trois quarts sont des propriétés privées, 10% sont domaniales, soit propriété de l'État et le reste est communal, propriétés des collectivités locales. Ces forêts publiques sont gérées par l’ONF qui emploie près de 10.000 personnes.

Les agents de l’ONF montent au créneau contre le projet de réorganisation de l’Office nationale des forêts. Ils dénoncent, outre une baisse des budgets et des effectifs, une privatisation rampante et une industrialisation des forêts publiques. Ils regrettent aussi un changement de philosophie de leur métier. C’est ce que confie Philippe Berger, secrétaire national du SNUP-FEN solidaires, représente l'intersyndicale de l'ONF et marcheur parti de Mulhouse, à Marine Péresse de RCF Allier.

Plus prosaïquement, les agents de l’ONF ont des récriminations plus terre à terre. En 30 ans, l’organisme aurait perdu 25% de sa masse salariale. Gilles Dumoulin, technicien forestier à Valence, expose les griefs de sa profession à Caroline Prat de RCF Drôme. Si les forestiers se mobilisent, ils ne sont pas les seuls. Les élus locaux dont les communes possèdent des forêts, montent aussi au créneau.

Ils s’inquiètent aussi de l’industrialisation de la Forêt publique et demandent une gestion respectueuse des écosystèmes. Pour finir, la parole à la défense. Baisse des effectifs, dégradation des conditions de travail, prédominance des exigences de rentabilité, menaces sur les écosystèmes.

Devant cette fronde, la direction de l’ONF entend garder raison. Elle rappelle qu’il est un établissement public à caractère industriel et commercial crée en 1964 à la suite de l’Administration des Eaux et Forêts et que la réforme maintient ce caractère et le statut de ses agents.

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