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Mgr Mirkis: "La France, par Notre-Dame, a un message à transmettre"
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Mgr Mirkis: "La France, par Notre-Dame, a un message à transmettre"

Un article rédigé par Etienne Pépin - RCF,  -  Modifié le 30 juin 2021
L'Invité de la Matinale Mgr Mirkis: La France, par Notre-Dame, a un message à transmettre
A l'occasion du Lundi de Pâques, Etienne Pépin donne la parole à Mgr Youssef Thomas Mirkis, archevêque de Kirkouk en Irak.
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Cette année, la Semaine Sainte a été marquée par le dramatique incendie de la cathédrale Notre-Dame de Paris. En Irak, Mgr Mirkis a quant à lui vécu la destruction de plusieurs églises depuis plusieurs années. L’incendie de la cathédrale fut un vrai choc. "C’était un vrai choc, surtout à Paris et en Europe. Cela semble quelque chose d’inouïe mais cela m’a rappelé la fragilité de tout ce que nous croyons être solide. Après le premier instant de choc, j’ai commencé à vouloir trouver la signification de ce qui fait notre vie d’être humain et de chrétien" explique Mgr Youssef Thomas Mirkis, archevêque catholique des chaldéens de Kirkouk, en Irak.
 

"Un ciment pour souder tous les gens qui aiment la France"

Certains ont vu dans l’incendie de la cathédrale, et dans son projet de reconstruction, la période de crise que traverse l’Eglise catholique, mais aussi le sens profond de la Semaine Sainte avec la mort et la résurrection du Christ. Une vision partagée par l’archevêque de Kirkouk. "La mort et la résurrection, nous les fêtons en même temps. On passe du Vendredi Saint au dimanche de Pâques, comme une transition très courte. C’est ça le mystère qui rend le christianisme solide et profond. Je crois que cette catastrophe pourrait être un ciment pour souder tous les gens qui aiment la France, sa langue et sa culture. La France, par Notre-Dame, a un message à transmettre" ajoute Mgr Mirkis.

Dans un tout autre contexte, plusieurs églises d’Irak ont été détruites par des islamistes depuis plusieurs années. Pour Mgr Mirkis, un lien fort existe entre ces deux événements. "Le Christ nous a mis en garde, que nous aurions des difficultés, mais qu’il ne faut pas s’inquiéter, car il a vaincu le monde. Ces affaire-là nous remettent à notre vraie place de chrétiens qui dans la simplicité doivent s’accrocher à l’essentiel" lance-t-il, reconnaissant avoir l’habitude désormais de célébrer la messe dans des églises en ruine ou en cours de restauration.
 

"Nous sommes optimistes pour l'avenir"

"Être chrétien, partout dans le monde, devient presque dangereux. Il ne faut pas s’habituer, il ne faut pas prendre les choses comme évidentes, mais il faudrait vraiment prendre notre courage à bras le corps, essayer de vivre comme chrétien, de prier, de chanter la joie de Pâques. C’est toujours un mélange et je crois que ce mélange-là fait notre vie. Chaque génération doit prendre la décision que la paix est le cadeau le plus beau que nous avons à chercher. Depuis la naissance du Christ jusqu’à sa mort, c’est le mot paix qui se répète" analyse l’archevêque de Kirkouk.

Une paix que tentent de vivre les chrétiens d’Irak, malgré tout. "Ceux qui sont sur place, ils essaient de vivre dans la bourrasque d’un Etat qui essaie de se mettre en place, avec des difficultés innombrables. Heureusement qu’il y a la solidarité, l’aide que nous apporte tous nos frères et sœurs de tous les pays. Sans l’aide de tous ces gens, nous serions en mauvaise situation. Nous sommes optimistes pour l’avenir, mais nous avons besoin de l’être encore davantage" conclut Mgr Mirkis.

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