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Législatives : Dans la Manche, 50 nuances d'Emmanuel Macron
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Législatives : Dans la Manche, 50 nuances d'Emmanuel Macron

Un article rédigé par Aurélien Vurli - RCF Calvados-Manche, le 12 mai 2022  -  Modifié le 16 mai 2022

Dans ce département sensible au Président de la République, les candidatures pour les législatives se précise. L’électorat de Renaissance (ex-La République en Marche) est très courtisé. Emmanuel Macron est arrivé largement en tête avec 32,5% des voix au premier tour, 5 points au-dessus de son score national. 

La participation sera une donnée importante. En 2017, elle était de 40% dans la Manche, 15 points supérieurs à la moyenne nationale (®Ceridwen) La participation sera une donnée importante. En 2017, elle était de 40% dans la Manche, 15 points supérieurs à la moyenne nationale (®Ceridwen)

Les électeurs centristes de la Manche auront le choix les 12 et 19 juin. Pour le politiste et directeur de recherche au CNRS Romain Pasquier, la Manche "constitue aujourd'hui un véritable bloc centriste libéral très puissant sur ce territoire".

 

Côté Renaissance, les trois députés sortants remettent leur mandat en jeu. Bertrand Sorre pour la 2e circonscription (Avranche à Granville) et Stéphane Travers de la 3e (Coutances à Valognes) ont écrasé l'élection en 2017. Fidèle à la politique du gouvernement pendant le quinquennat, ils espèrent profiter de la dynamique de la présidentielle. 

Sonia Krimi : la rebelle 

Plus audacieuse, dans la 4e circonscription (Cherbourg), Sonia Krimi est une figure de l'aile gauche de la macronie. Dans un territoire marqué par le vote pour Jean-Luc Mélenchon, celle qui s’est engagée en politique en 2017 auprès d’Emmanuel Macron espère voir un virage à gauche dans la politique du Président. 

“Ni godillot, ni frondeuse” affirme-t-elle, son mandat a été marqué pour ses positions parfois virulentes contre la politique du Gouvernement comme sur le projet de loi "Asile et immigration"

Hervé Morin : le rempart centriste du macronisme ? 

En face de ces sortants on trouve des candidats présentés par Hervé Morin. Sous la bannière “Normandie Conquérante”, le président centriste de la Région Normandie veut imprégner ses candidats de son aura régionale : Jean-René Binet (3e circonscription) et Camille Margueritte-Rousvoal (4e circonscription). 

L’ancien conseiller de Valérie Pécresse veut priver Emmanuel Macron des “pleins pouvoirs" que confère la majorité absolue à l’Assemblée Nationale, et souhaite priver le chef de l’Etat d'une majorité absolue ce qui l’obligerait “à écouter les Français”.

Philippe Gosselin : le constructif

Un peu plus à droite, Philippe Gosselin s'est déclaré candidat à un 4e mandat dans la 1e circonscription ce lundi 9 mai.

Un temps attendu du côté de la majorité, cet homme de droite, très actif dans l'Assemblée, se veut tenant d'une opposition "constructive" à Emmanuel Macron. 

Il aura en face de lui un autre allié de la majorité présidentielle, le président départemental du MoDem : Laurent Pien.

Edouard Philippe : le déçu


Le grand absent des sensibilités macroniste est le parti de l’ancien premier ministre Edouard Philippe. L’ancien premier ministre qui essaie de s’implanter en Normandie, a manqué son implantation dans la Manche avec seulement deux maires qui ont rejoint son parti Horizons. Blaise Mistler et Thierry Mauminot étaient dans les starting blocks pour ces législatives. Ils n’ont pas reçu l’investiture du Président de la République.

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