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Gabriel Pont
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Gabriel Pont

Un article rédigé par Simon Marty - RCF,  -  Modifié le 25 juin 2021
Le responsable des opérations des instruments français des missions martiennes au CNES revient sur les premiers jours sur rover Persévérance sur Mars.
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Sept mois de voyage pour parcourir 480 millions de kilomètres puis sept minutes de terreur qui amène le robot Persévérance de 20.000 km/h à se poser en douceur. Si l’amarsissage est un grand moment de soulagement pour l’ensemble des équipes, elle ne marque pourtant que le début d’un long travail qui va mobiliser de nombreuses personnes à travers le monde. Gabriel Pont en fait partie. Il est responsable des opérations des instruments français des missions martiennes au CNES. 

Une opération coûteuse

Le rover à lui seul coûte 1,4 milliard d'euros. Il faut ensuite ajouter 576 millions pour le lancement et le voyage, et 456 millions pour les opérations. Une somme considérable. Mais Gabriel Pont relativise : "C’est sûr que le coût du rover peut paraître énorme. Il faut savoir que la plupart des éléments de la mission sont payés par les Américains. Rapportés aux nombre d’habitants, ça ne coûte pas si cher que ça".

Après avoir observé l’arrivée forte en émotions du Rover, beaucoup ont pu se demander à quoi ressemblait la journée de ceux qui le pilotent. "Le jour sur Mars dure 24h40 à peu près donc le rover va travailler pendant la journée et la nuit il recharge ses batteries. Pendant la nuit martienne, nous on travaille, avec une première phase d’analyse des données. On va s’assurer que le rover va bien et qu’il a mené les tâches qu’on lui a demandé de mener. La deuxième partie de notre journée va consister à discuter de ce qu’on peut attendre de notre instrument et d’envoyer les télécommandes vers le JPL [Jet Propulsion Laboratory, le département de la NASA en charge des missions d’exploration non-habitée]. Pour faire tout ça, ici sur place, on mixe des ingénieurs et des chercheurs, des scientifiques", raconte le spécialiste.

Un travail modifié par le Covid-19

L’épidémie de Covid-19 a toutefois modifié la façon dont le CNES travaille. "Il a fallu qu’on s’adapte et donc tous ces entraînements qu’on fait habituellement en Californie, là on les fait à Toulouse, au CNES", explique Gabriel Pont. 

Les 90 premiers jours sont dédiés à tester tous les systèmes. "C’est là qu’il va y avoir les premiers roulages du rover, c’est là qu’on va allumer pour la première fois supercam [elle permet d’analyser la composition des roches avec un laser]. Le but c’est qu’à la fin on dise à l’ensemble de la communauté scientifique qu’on a un rover qui fonctionne ou qui fonctionne difficilement", affirme Gabriel Pont.

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