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« Venez à moi, vous tous qui peinez » (Mt 11, 28-30)
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« Venez à moi, vous tous qui peinez » (Mt 11, 28-30)

Un article rédigé par Baujard Monique (59821) - RCF, le 13 décembre 2023  -  Modifié le 13 décembre 2023
Prière du matin « Venez à moi, vous tous qui peinez » (Mt 11, 28-30)

« Venez à moi, vous tous qui peinez »

 

Méditation de l'évangile (Mt 11, 28-30) par Monique Baujard

 

Chant final : "Seigneur, viens nous sauver" par la Communauté du Chemin Neuf

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Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là, Jésus prit la parole :
« Venez à moi,
vous tous qui peinez sous le poids du fardeau,
et moi, je vous procurerai le repos.
Prenez sur vous mon joug,
devenez mes disciples,
car je suis doux et humble de cœur,
et vous trouverez le repos pour votre âme.
Oui, mon joug est facile à porter,
et mon fardeau, léger. »

Source : AELF

Méditation Monique Baujard

Comment le Christ peut-il dire que son joug est facile à porter et son fardeau léger, alors que l’Evangile est un message très exigeant ? J’avoue que pendant longtemps, je n’ai pas bien compris ce passage. A l’époque de Jésus, les fardeaux étaient toutes les prescriptions légales que les scribes et les Pharisiens faisaient peser sur les Juifs sans s’en acquitter eux-mêmes (cf. Mt 23,4). Jésus propose une liberté intérieure, qui n’est pas sans règles, mais qui est fondamentalement différente d’une observation scrupuleuse et purement formelle des rites et de la loi. Aujourd’hui, quand nous entendons ce texte, le mot fardeau évoque plus généralement tout ce qui est lourd à porter. C’est pour avoir un jour déposé au pied de la croix un fardeau qui me pesait, que j’ai fait cette expérience que le Christ nous procure le repos et que j’ai commencé à mieux comprendre ce texte. Pour autant, il n’y a pas eu de baguette magique pour changer instantanément la situation qui me faisait souffrir. Mais j’ai eu ce sentiment profond de ne pas être seule à porter les difficultés de la vie, que le Christ marche à nos côtés. Et puis, je n’avais peut-être pas bien écouté le texte jusqu’au bout. Le Christ nous invite à devenir ses disciples par ce qu’il est doux et humble de cœur et que nous trouverons auprès de lui le repos de nos âmes. Devenir doux et humble de cœur, ça c’est une véritable conversion. C’est à rebours de toutes les injonctions que la société nous renvoie. Mais si l’on essaye de suivre cette invitation, si l’on cherche à être doux et humble de cœur, alors notre regard sur la réalité et notre attitude à l’égard des autres changent aussi. Et les choses qui semblaient si lourdes à porter peuvent devenir plus légères. C’est un autre état d’esprit dans lequel le Christ nous invite à entrer. Et si pendant tout ce temps de l’Avent, les textes insistent sur la nécessité de nous préparer à la rencontre avec Dieu, c’est que cet état d’esprit, être doux et humble de cœur, ne va de soi pour personne. Il demande à être cultivé.

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