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"Tu as été fidèle pour peu de choses, entre dans la joie de ..." (Mt 25, 14-30)
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"Tu as été fidèle pour peu de choses, entre dans la joie de ..." (Mt 25, 14-30)

Un article rédigé par Père François Lestang (50793) - RCF, le 2 septembre 2023  -  Modifié le 2 septembre 2023
Prière du matin "Tu as été fidèle pour peu de choses, entre dans la joie de ..." (Mt 25, 14-30)

"Tu as été fidèle pour peu de choses, entre dans la joie de ton seigneur"

 

Méditation de l'évangile (Mt 25, 14-30) par le père François Lestang

 

Chant final: "Bénissez le Seigneur, vous tous serviteurs" par la communauté de l'Emmanuel

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Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

    En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples cette parabole :
    « Un homme qui partait en voyage
appela ses serviteurs et leur confia ses biens.
    À l’un il remit une somme de cinq talents,
à un autre deux talents,
au troisième un seul talent,
à chacun selon ses capacités.
Puis il partit.

Aussitôt, celui qui avait reçu les cinq talents
s’en alla pour les faire valoir
et en gagna cinq autres.
    De même, celui qui avait reçu deux talents
en gagna deux autres.
    Mais celui qui n’en avait reçu qu’un
alla creuser la terre et cacha l’argent de son maître.

    Longtemps après, le maître de ces serviteurs revint
et il leur demanda des comptes.
    Celui qui avait reçu cinq talents
s’approcha, présenta cinq autres talents
et dit :
“Seigneur,
tu m’as confié cinq talents ;
voilà, j’en ai gagné cinq autres.”
    Son maître lui déclara :
“Très bien, serviteur bon et fidèle,
tu as été fidèle pour peu de choses,
je t’en confierai beaucoup ;
entre dans la joie de ton seigneur.”
    Celui qui avait reçu deux talents s’approcha aussi
et dit :
“Seigneur,
tu m’as confié deux talents ;
voilà, j’en ai gagné deux autres.”
    Son maître lui déclara :
“Très bien, serviteur bon et fidèle,
tu as été fidèle pour peu de choses,
je t’en confierai beaucoup ;
entre dans la joie de ton seigneur.”

    Celui qui avait reçu un seul talent s’approcha aussi
et dit :
“Seigneur,
je savais que tu es un homme dur :
tu moissonnes là où tu n’as pas semé,
tu ramasses là où tu n’as pas répandu le grain.
    J’ai eu peur, et je suis allé cacher ton talent dans la terre.
Le voici. Tu as ce qui t’appartient.”
    Son maître lui répliqua :
“Serviteur mauvais et paresseux,
tu savais que je moissonne là où je n’ai pas semé,
que je ramasse le grain là où je ne l’ai pas répandu.
    Alors, il fallait placer mon argent à la banque ;
et, à mon retour, je l’aurais retrouvé avec les intérêts.
    Enlevez-lui donc son talent
et donnez-le à celui qui en a dix.
    Car à celui qui a, on donnera encore,
et il sera dans l’abondance ;
mais celui qui n’a rien
se verra enlever même ce qu’il a.
    Quant à ce serviteur bon à rien,
jetez-le dans les ténèbres extérieures ;
là, il y aura des pleurs et des grincements de dents !” »

Source : AELF

Méditation Père François Lestang

Jésus l’avait dit dans son discours sur la montagne : « de la manière dont vous jugez, vous serez jugés ; de la mesure dont vous mesurez, on vous mesurera ». Aujourd’hui il ne s’agit plus de paille et de poutre, d’un jugement entre frères, mais bien du jugement que ce troisième serviteur porte sur son maître, son Seigneur. Il le déclare dur, voleur, terrifiant. A ce compte, qui voudrait servir les intérêts d’un tel bandit ? C’est déjà bien qu’il lui rende son précieux talent, n’est-ce pas ?

Logiquement, le maître se montre envers lui selon ce qu’il en attend : il est dur, en mettant en évidence la paresse et le manque d’initiative du serviteur ; il reprend ce qu’il a donné, et enfin il l’expulse vers un lieu terrifiant, où l’attendent « pleurs et grincements de dents ». Cette expression revient six fois dans notre évangile, toujours dans un contexte de jugement qui débouche sur une condamnation à l’éloignement de la présence divine, exprimée par les ténèbres ou par la fournaise ardente.

Mais la bonne nouvelle de cet évangile, c’est que deux serviteurs sur trois ont jugé qu’il valait la peine de servir le maître, et grand bien leur en a pris, puisque non seulement ils ont doublé leur mise, mais que ce qu’ils ont gagné leur est attribué par le maître. En effet, celui-ci ne dit pas du premier serviteur qu’il lui a rapporté dix talents, mais qu’il a dix talents, et qu’il va en recevoir un de plus. Ce maître-là, qui ouvre sa joie à ses serviteurs, qui leur partage ses biens sans retour, j’ai envie de me risquer pour lui.

Dieu notre père, toi qui nous confies avec tant d’abondance tes dons, donne-moi de me réjouir de ta joie, apprends-moi à me risquer comme tu t’es risqué en nous envoyant ce trésor qu’est ton Fils Jésus, et permets-moi de vivre à jamais dans ta miséricordieuse présence, dans ta lumière et ta paix. Amen !

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