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"Si toi aussi tu avais reconnu en ce jour ce qui donne la paix!" (Lc 19, 41-44)
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"Si toi aussi tu avais reconnu en ce jour ce qui donne la paix!" (Lc 19, 41-44)

Un article rédigé par Père Emmanuel Pic (50916) - RCF,  -  Modifié le 18 novembre 2021
Prière du matin "Si toi aussi tu avais reconnu en ce jour ce qui donne la paix!" (Lc 19, 41-44)

"Ah ! si toi aussi, tu avais reconnu en ce jour ce qui donne la paix !"

Méditation de l'évangile  (Lc 19, 41-44) par le père Emmanuel PIC

Chant final: "Infiniment grand" par le groupe IMPACT

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Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
    lorsque Jésus fut près de Jérusalem,
voyant la ville, il pleura sur elle, en disant :
    « Ah ! si toi aussi, tu avais reconnu en ce jour
ce qui donne la paix !
Mais maintenant cela est resté caché à tes yeux.
    Oui, viendront pour toi des jours
où tes ennemis construiront des ouvrages de siège contre toi,
t’encercleront et te presseront de tous côtés ;
    ils t’anéantiront,
toi et tes enfants qui sont chez toi,
et ils ne laisseront pas chez toi pierre sur pierre,
parce que tu n’as pas reconnu
le moment où Dieu te visitait. »

Source : AELF

Méditation Père Emmanuel Pic

Tes ennemis ne laisseront pas de toi pierre sur pierre…

Derrière cette prophétie de malheur annoncée par Jésus à Jérusalem, il y a une certitude somme toute banale : tout ce que nous bâtissons de nos mains, maison, villes, civilisations… est promis à la mort et à la destruction. Jérusalem ne fait pas exception à la règle. Elle a été détruite bien des fois dans sa longue histoire. Ce sera le sort de chacune des villes où nous habitons, de tout ce que nous construisons patiemment et que nous n’emporterons de toute façon pas avec nous.

Malgré cela, nous portons en nous un rêve d’immortalité, de durabilité. Nous avons le profond désir de construire quelque chose qui nous survivra.

Comment construire du durable ? ou plutôt, dans ce que nous construisons, qu’est-ce qui peut durer au-delà de la mort ?

Lorsque je préside à des funérailles, souvent la famille prend la parole en premier, pour évoquer le défunt que l’on accompagne. Ce qui est dit alors, c’est précisément ce qui reste : jamais, ou rarement, la rancœur ; presque toujours, l’amour qui a été donné et reçu. L’amour, c’est ce qui reste et ce qui dure, même lorsqu’on ne laisse rien de tangible derrière soi.

À cela, Jésus ajoute autre chose : »Si seulement tu avais reconnu ce qui donne la paix ! »

Avec l’amour, ce qui reste, c’est la paix. Les disputes, les conflits, on ne les évoque pas, car cela passe toujours. Jérusalem sera détruite parce qu’elle a préféré la guerre à la paix. Comme elle, nos cités seront détruites à cause des conflits qu’elles auront provoqués.

Si nous voulons durer au-delà de la mort, construire pour la vie éternelle, c’est sur l’amour et sur la paix qu’il nous faut miser.

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©RCF
Cet article est basé sur un épisode de l'émission :
Prière du matin

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