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"Quiconque demande reçoit" (Mt 7, 7-12)
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"Quiconque demande reçoit" (Mt 7, 7-12)

Un article rédigé par Bernard Devert (50596) - RCF, le 10 mars 2022  -  Modifié le 10 mars 2022
Prière du matin "Quiconque demande reçoit" (Mt 7, 7-12)

"Quiconque demande reçoit"

Méditation de l'évangile (Mt 7, 7-12) par le père Bernard Devert

Chant final: "Ô père, Dieu du ciel et de la terre" par la communauté de l'Emmanuel

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Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Demandez, on vous donnera ;
cherchez, vous trouverez ;
frappez, on vous ouvrira.
En effet, quiconque demande reçoit ;
qui cherche trouve ;
à qui frappe, on ouvrira.
Ou encore :
lequel d’entre vous donnera une pierre à son fils
quand il lui demande du pain ?
ou bien lui donnera un serpent,
quand il lui demande un poisson ?
Si donc vous, qui êtes mauvais,
vous savez donner de bonnes choses à vos enfants,
combien plus votre Père qui est aux cieux
donnera-t-il de bonnes choses
à ceux qui les lui demandent !
Donc, tout ce que vous voudriez que les autres fassent pour vous,
faites-le pour eux, vous aussi :
voilà ce que disent la Loi et les Prophètes. »

Source : AELF

Méditation Père Bernard Devert

« Demandez on vous donnera, frappez, on vous ouvrira, cherchez, vous trouverez ». Mettre la parole de Jésus en doute est une méfiance destructrice mais nombreux sommes-nous ce matin à l’écoute de cet Evangile à se demander pourquoi tant de portes restent fermées.

Sans doute, je ne sais pas demander comme un certain nombre d’entre vous, chères auditrices, chers Auditeur.

Que faut-il demander ? La question n’est pas sans risque d’embûches. Laissons-nous guider par le Seigneur qui nous rappelle et nous l’avons entendu plusieurs fois cette semaine dans les textes qui nous ont aidés à réfléchir, prier, discerner : « tout ce que vous voulez que les autres fassent pour vous, faites-le pour eux ».

La prière est donc une plongée dans la fraternité, s’inscrivant dans notre vie baptismale, plongée de Dieu dans nos vies et réciproquement.

A quelle porte, je frappe ? Christ nous dit sans reproche, nous partageant seulement sa souffrance dans la finale de Matthieu 25, qu’il est nu, qu’il a faim, qu’il est malade et qu’il est en prison. Reconnaissons qu’il ne doit pas tellement entendre tambouriner à ces portes où il se trouve en difficulté.

Où est le Seigneur ? Il n’est pas reclus mais Il n’est pas là où nous aimerions qu’Il soit. Il n’est pas à part, mais avec les plus fragiles, partageant leur sort qui ne nous conduit pas spontanément à s’approcher d’eux.

Que demandons-nous à ces frères et ces sœurs en difficulté et donc au Seigneur ; ils ont pourtant quelque chose à nous apporter, mais ils sont dans des espaces où la fraternité ne danse pas.

Peut-être faut-il frapper à la porte de nos cœurs, là où se tient aussi le Seigneur, pas seulement dans un acte de contrition mais de conversion, pour converger vers les oubliés de notre société, les premiers du Royaume.

Le Seigneur est un bâtisseur de liens, nous invitant à cette relation qui s’appelle la prière, un temps d’intimité pour un ressourcement aux fins d’habiter cette audace de demander que la volonté du Père soit faite sur la terre comme au ciel.

La porte du ciel n’est pas le guichet où s’achète un billet, elle est un passage surprenant pour découvrir que Dieu nous a rachetés. Tout est ouvert, tout est offert, dans une absolue gratuité, celle de l’amour, une formidable libéralité du cœur ! Mais alors, comment la partageons-nous ? En se préparant au miracle des mains, signe de l’amitié si chère à Celui que nous nommons notre Père.

Souvenons-nous de cette parole de Jésus : « je vous appelle, non pas serviteurs, mais amis »

Si comme dans le dialogue entre Orante et Alceste dans Le Misanthrope, nous acceptions le propos d’Alceste : « l'amitié demande un peu plus de mystère, Et c'est, assurément, en profaner le nom, que de vouloir le mettre à toute occasion. »

La porte, pour s’ouvrir, demande peut-être que nous nous approchions dans cette reconnaissance de ce qui nous est proposé, moins pour demander encore ceci ou cela mais pour risquer le désir d’une amitié avec Dieu et les plus fragiles.

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