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"Nul n’est monté au ciel sinon celui qui est descendu du ciel..." (Jn 3, 7b-15)
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"Nul n’est monté au ciel sinon celui qui est descendu du ciel..." (Jn 3, 7b-15)

Un article rédigé par Nicolas de Boccard (50553) - RCF, le 26 avril 2022  -  Modifié le 26 avril 2022
Prière du matin "Nul n’est monté au ciel sinon celui qui est descendu du ciel..." (Jn 3, 7b-15)

"Nul n’est monté au ciel sinon celui qui est descendu du ciel, le Fils de l’homme"

Méditation de l'évangile (Jn 3, 7b- 15) par le père Bruno Millevoye

Chant final: "Né de l'Esprit" par la groupe ARARAT

David-Zawila-UNSPLASH David-Zawila-UNSPLASH

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là,
Jésus disait à Nicodème :
« Il vous faut naître d’en haut.
Le vent souffle où il veut :
tu entends sa voix,
mais tu ne sais ni d’où il vient ni où il va.
Il en est ainsi
pour qui est né du souffle de l’Esprit. »
Nicodème reprit :
« Comment cela peut-il se faire ? »
Jésus lui répondit :
« Tu es un maître qui enseigne Israël
et tu ne connais pas ces choses-là ?
Amen, amen, je te le dis :
nous parlons de ce que nous savons,
nous témoignons de ce que nous avons vu,
et vous ne recevez pas notre témoignage.
Si vous ne croyez pas
lorsque je vous parle des choses de la terre,
comment croirez-vous
quand je vous parlerai des choses du ciel ?
Car nul n’est monté au ciel
sinon celui qui est descendu du ciel,
le Fils de l’homme.
De même que le serpent de bronze
fut élevé par Moïse dans le désert,
ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé,
afin qu’en lui tout homme qui croit
ait la vie éternelle. »

Source : AELF

Méditation Père Nicolas de Boccard

Cet évangile intervient dans le cadre de la rencontre entre Jésus et Nicodème. Ce dernier ne comprend pas ce que signifie renaître. Il part de ce qu’il sait, de ce qu’il est, pour essayer de comprendre ; Jésus, au contraire, l’invite à renaître en partant « des choses d’en haut ». Pour cela il faut tout abandonner : ce que l’on a, ce que l’on sait, ce que l’on est, pour s’ouvrir à l’Esprit et entrer dans le Royaume. C’est le mystère ultime de notre vie, le passage de la mort à la vie.

Lorsque la dernière impératrice d’Autriche, Zita, est décédée, comme pour tous ceux et celles qui l’ont précédée, on a porté son corps devant la crypte de l’église des Capucins à Vienne, et il fut répondu ainsi à la première demande du portier sur l’identité de celle qui demandait à entrer : « - Qui es-tu ? Qui demande à entrer ici ? - Je suis Sa Majesté l'impératrice d'Autriche, reine de Hongrie. - Je ne la connais pas ». A la deuxième interpellation : « Qui demande à entrer ici ? - Je suis l'impératrice Zita, reine de Hongrie. - Je ne la connais pas ». Troisième interpellation : « Qui demande à entrer ici ? »

À genoux, le maître de cérémonie dit ces mots : «  Je suis Zita, une pauvre pécheresse, et j'implore la miséricorde de Dieu ». Derrière la grille, la voix du frère moine répond : « Alors, tu peux entrer … »

Pour passer des « choses de la terre » aux « réalités du ciel », il faut accepter de se laisser dépouiller de tout pour renaître – un peu comme la chenille qui se transforme en chrysalide dans une apparence de mort pour s’ouvrir et s’envoler sous la forme d’un papillon…

C’est Jésus qui le réalise en nous, par la foi en sa résurrection, qui remplace la foi en Dieu dans le signe du serpent d’airain. Cette foi est le gage de notre éternité.

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