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RCF Politique européenne et santé mentale, par Anne-Gaël Guiol

Politique européenne et santé mentale, par Anne-Gaël Guiol

Un article rédigé par Anne-Gaël Guiol - RCF, le 7 juin 2024  -  Modifié le 7 juin 2024
Folie ordinaire - Agir pour notre santé mentale Politique européenne et santé mentale, par Anne-Gaël Guiol

LA CHRONIQUE DE LA FONDATION FALRET - Le 9 juin, les électeurs sont appelés aux urnes pour les élections européennes. C’est l’occasion de se demander s’il existe une politique européenne en matière de santé mentale. Explications d'Anne-Gaël Guiol, directrice déléguée de la Fondation Falret.

Siège de la commission européenne à Bruxelles @ pixabay Siège de la commission européenne à Bruxelles @ pixabay

Il y a exactement un an, la Commission européenne a communiqué sur une approche globale de la santé mentale, axée sur la prévention et élaborée après une vaste consultation des États membres, des parties prenantes et des citoyens. C’est une approche transectorielle qui lie la santé mentale à de nombreux domaines d’action, tels que l’emploi, l’éducation, la numérisation, l’urbanisme, la culture ou encore le climat.

20 initiatives phares accompagnent cette proposition, ainsi qu’un plan de financement d’une valeur de 1,23 milliard d’euros. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, déclarait le 7 juin 2023 : “Notre approche européenne, la première du genre, met la santé mentale sur un pied d’égalité avec la santé physique »

De quelles réalités, communes aux pays de l’Union, parle-t-on exactement ? 

Avant la pandémie de COVID-19, une personne sur 6 dans l’Union européenne souffrait de problèmes de santé mentale et, en 2023, ce sont 46% des citoyens européens qui disaient avoir rencontré un problème émotionnel ou psychosocial au cours des 12 derniers mois ! En France, comme dans d’autres pays européens, je pense à la Belgique, l’Estonie, la Suède ou encore la Norvège, la proportion de jeunes faisant état de symptômes de dépression à plus que doublé pendant la pandémie, atteignant des niveaux de prévalence au moins deux fois supérieurs à ceux des tranches d’âge plus élevées.

Des facteurs communs aux différents pays européens

Un autre facteur majeur est bien évidemment la guerre en Ukraine… Et puis, nous en avons déjà parlé, mais l’écoanxiété, cette anxiété croissante face aux problématiques de réchauffement de la planète. Il y a également le chômage et l’augmentation du coût de la vie mais aussi les pressions exercées par la sphère numérique et les médias sociaux qui peuvent dégrader la santé mentale, particulièrement chez les jeunes.

Que peut-on dire des “mesures phares” proposées ?

En bref, ces mesures s’articulent autour de trois “principes directeurs” : une prévention adéquate et efficace, l'accès à des soins et à des traitements de qualité et abordables et enfin l’inclusion dans la société dès que possible. Et les domaines d’actions identifiés sont très nombreux : la prévention de la dépression et du suicide, la santé mentale des enfants et des jeunes, la protection des victimes de criminalité, la lutte contre les risques psychosociaux au travail, la déstigmatisation et la lutte contre la discrimination et bien d’autres… Autant de sujets qui, je l’espère, donneront lieu à de nombreuses initiatives et projets à décliner à l’échelle de chaque territoire européen avec les partenaires locaux !

L’Union européenne mise sur une nouvelle approche de la santé mentale. (sur Santé mentale.fr) Une approche globale en matière de santé mentale, le détail sur le site de la Commission européenne.
Sur Euradio, émission “l’Europe vue d’ici” : “la santé mentale, un enjeu de santé publique
Les semaines européennes de la santé mentale, édition 2024

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©RCF
Cet article est basé sur un épisode de l'émission :
Folie ordinaire - Agir pour notre santé mentale

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