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A Chemillé, l'atelier Couds de Coeur vend de plus en plus de couches lavables... y compris à des crèches !
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A Chemillé, l'atelier Couds de Coeur vend de plus en plus de couches lavables... y compris à des crèches !

Un article rédigé par RCF Anjou - RCF Anjou,  -  Modifié le 9 mai 2019
Né en 2009 à Chemillé, l'atelier Couds de Cœur vend de plus en plus de couches lavables, à des parents et à des crèches. Un choix fondé sur des motifs économiques, écologiques et sanitaires.
2019 RCF Anjou - La micro-crèche de Beaupréau a investi 1 300 euros pour se doter de couches lavables. Elle en rachète des neuves tous les deux ans. 2019 RCF Anjou - La micro-crèche de Beaupréau a investi 1 300 euros pour se doter de couches lavables. Elle en rachète des neuves tous les deux ans.

Les couches lavables reviennent en grâce auprès des jeunes parents. Cela fait dix ans que l’atelier Couds de Cœur en fabrique à Chemillé, et ses deux couturières en vendent de plus en plus. Il faut dire que l’agglomération des Mauges file un coup de pouce de 60 euros aux parents qui en achètent, dans une démarche de réduction de ses déchets. Et quand il s’agit de crèches, Mauges Communauté prend même en charge 50 % du prix des couches lavables.

A Beaupréau, la micro-crèche "1,2,3… A petits pas" accueille une vingtaine d’enfants par jour. Elle a ouvert il y a cinq ans et utilise des couches lavables depuis le début. Près de la table à langer, s’entassent des dizaines de couches lavables de couleurs vives, munies de boutons-pression. « La couche lavable est en trois parties, explique Lucie Lizée, couturière chez Couds de Cœur. Vous avez la surcouche, c’est la partie qui est imperméable, vous avez l’insert, qui est soit en chanvre soit en micro-fibre, et vous avez le voile de protection, qui permet de recueillir et de jeter les selles. Si jamais c’est juste un petit pipi, on le lave et c’est reparti pour un autre change. »

Des effets visibles sur la peau des enfants

Tout passe à la machine, qui tourne trois fois par jour. Il faut dire que les enfants doivent être changés toutes les deux heures. Mais cela vaut le coup pour Coralie Onillon, la directrice de la crèche. « Pour la peau des enfants, pour leur bien-être, c’est quand même beaucoup mieux. On peut avoir des enfants qui arrivent le matin à la crèche avec des érythèmes fessiers (des irritations, NDLR), et en passant la journée en couche lavable, on voit que ça leur fait du bien, ça les soulage, et en partant le soir ils n’ont quasiment plus rien ! »

La directrice invoque aussi le souci écologique : « Ce sont des tonnes de déchets en moins pour la planète, donc c’est aussi très important pour nous. » Certains parents ont même sauté le pas chez eux. Evelyne l’a fait il y a trois ans pour son premier enfant. Elle en est au deuxième et ne regrette pas son choix. « Ce qui nous a convaincus, c’est le coût financier, parce qu’on investit une seule fois, explique-t-elle. Alors c’est sûr que le premier investissement est un peu conséquent, mais là on va les réutiliser, et on sait que derrière ça peut même se revendre. » Evelyne a investi 600 euros, alors que les couches jetables coûtent 900 euros par an.

Bientôt un circuit de lavage collectif ?

« Et puis c’est surtout le coût écologique, poursuit-elle. C’était vraiment quelque chose qui était important pour nous. » Et cela ne lui prend pas plus de temps. « Je fais une tournée de linge tous les jours quasiment, donc je mets les couches avec le reste du linge », raconte Evelyne. « Pour que ce soit vraiment écologique, il ne faut pas les laver à plus de 60°, et éviter le sèche-linge, qui est très énergivore », rappelle Lucie Lizée. L'atelier Couds de Coeur propose de louer des couches lavables pendant un mois pour essayer. A l'issue de ce test, la moitié des parents décide d'en acheter.

Pour convaincre les crèches de passer aux couches lavables, l’atelier Couds de cœur veut mettre en place un système de collecte des couches sales pour les laver ensemble, à l’hôpital de Chemillé, via une technique écologique de lavage à l’ozone. Cette idée vient de remporter un appel à projets de la Région pour l’économie circulaire, un coup de pouce de 5 000 euros.

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