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Ste Thérèse 4/5
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Ste Thérèse 4/5

RCF Hauts de France,  -  Modifié le 27 novembre 2020
Poèmes et moments forts de la vie de Sainte Thérèse sont éclairés par le père Jean-Claude Perrachon.

Thérèse Martin, Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus pour les intimes que nous sommes tous, est née en 1873 et a terminé sa course de géant en 1897.  Thérèse a beaucoup écrit et a fait honneur à sa langue maternelle, le français, qu’elle a illustrée en trois genres littéraires : le récit autobiographique, la poésie et le genre épistolaire.

Après ses poésies, nous nous intéressons à l’écrit majeur de sainte Thérèse, ses Manuscrits Autobiographiques, l’Histoire d’une âme.  La précédente chronique commentait dans l’Histoire d’une âme, un épisode de l’adolescence de Thérèse, nous la retrouvons maintenant carmélite.

Extrait : " Enfin le beau jour de mes noces arriva. Il fut sans nuages, mais la veille il s’éleva dans mon âme une tempête comme jamais je n’en avais vue… Pas un seul doute sur ma vocation ne m’était encore venu à la pensée ; il fallait que je connaisse cette épreuve . Le soir en faisant mon chemin de la Croix après matines, ma vocation m’apparut comme un rêve, une chimère… Je trouvais la vie du Carmel bien belle, mais le démon m’inspirait l’assurance qu’elle n’était pas faite pour moi, que je tromperais les supérieures en avançant dans une voie où je n’étais pas appelée… Mes ténèbres étaient si grandes que je ne voyais ni ne comprenais qu’une chose : je n’avais pas la vocation !… Ah ! Comment dépeindre l’angoisse de mon âme ?… Il me semblait (chose absurde qui montre que cette tentation était du démon) que si je disais mes craintes à ma maîtresse elle allait m’empêcher de prononcer mes Saints Vœux ; cependant je voulais faire la volonté du Bon Dieu et retourner dans le monde plutôt que rester au Carmel en faisant la mienne ; je fis donc sortir ma maîtresse et remplie de confusion je lui dis l’état de mon âme… Heureusement elle vit plus clair que moi et me rassura complètement ; d’ailleurs l’acte d’humilité que j’avais fait venait de mettre en fuite le démon qui pensait peut-être que je n’allais pas oser avouer ma tentation. Aussitôt que j’eus fini de parler, mes doutes s’en allèrent ; cependant pour rendre plus complet mon acte d’humilité, je voulus encore confier mon étrange tentation à notre Mère qui se contenta de rire de moi.Le matin du 8 septembre, je me sentis inondée d’un fleuve de paix et ce fut dans cette paix « surpassant tout sentiment » que je prononçais mes Saints Vœux…"
 

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