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Père Raphael Buyse - « L’éblouie de Dieu – les plus beaux textes de Madeleine Delbrêl » - Dieu est mort... vive la mort - 1/5
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Père Raphael Buyse - « L’éblouie de Dieu – les plus beaux textes de Madeleine Delbrêl » - Dieu est mort... vive la mort - 1/5

RCF Hauts de France, le 8 février 2021  -  Modifié le 27 février 2024
Mémoires de nos pères • RCF Hauts de France Père Raphael Buyse - « L’éblouie de Dieu – les plus beaux textes de Madeleine Delbrêl » - Dieu est mort... vive la mort - 1/5
La confrontation, jeune, à la violence de la souffrance humaine et de la mort amène Madeleine Delbrel à être athée. Elle mettra en mots ce qu'elle ressent.

Cette semaine, le Père Raphaël Buyse nous partage la vie et l'expérience spirituelle et missionnaire de Madeleine Delbrel, qu'il connait bien puisqu'il lui a consacré un livre « toute cette foule dans notre cœur » quelques pas avec MADELEINE DELBREL. Elle fait l'objet actuellement d'un procès de béatification. 
Pour ses chroniques, Le père Raphël Buyse s'est appuyé sur le livre  « L’éblouie de Dieu – les plus beaux textes de Madeleine Delbrêl » dont sont tirés tous les extraits. 

Madeleine Delbrel (1904-1964) a un parcours étonnant et si elle est baptisée, a une "petite foi de petite fille",  la découverte de la souffrance et de la mort l'amène à etre athée. Elle l'exprimera dans des poèmes, des écrits. 

extrait : Page 13
On a dit : « Dieu est mort. »  
Puisque c’est vrai, il faut avoir le courage de ne plus vivre comme s’il vivait.
On a réglé la question pour lui ; il faut la régler pour nous.
Tant que Dieu vivait, la mort n’était pas une mort scientifique. Maintenant nous sommes fixés.
Si nous ne savons pas encore la taille exacte de notre vie, nous savons qu’elle sera petite, qu’elle sera une toute petite vie. Pour les uns le malheur tiendra toute la place ; pour les autres le bonheur tiendra plus ou moins de place ; ce ne sera jamais un grand malheur ou un grand bonheur, puisqu’il pourra tenir dans notre toute petite vie.
Le malheur grand, indiscutable, raisonnable : c’est la mort.
C’est devant elle qu’il faut devenir : réaliste, positif, pratique.
Je dis devenir car je suis frappée d’un manque de bon sens général. Il est vrai que je n’ai que 17ans et qu’il me reste beaucoup de gens à rencontrer.
Les révolutionnaires m’intéressent, mais ils ont mal compris la question.
Ils peuvent aménager le monde au mieux : il faudra toujours qu’on déménage.
Les savants sont un peu enfants :
Ils croient toujours tuer la mort : ils tuent des façons de mourir, la rage, la variole. La mort, elle, se porte bien.

 
 

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