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Jean-Guy Soumy "Un baiser, rien de plus"
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Jean-Guy Soumy "Un baiser, rien de plus"

Un article rédigé par Jean-Claude DUVERGER - RCF Saint-Étienne,  -  Modifié le 6 octobre 2018

Mathilde a renoncé une carrière universitaire pour le mariage, les enfants et la vie de famille. Sa spécialité était l'amour courtois au Moyen Age. Vingt ans plus tard, elle tombe amoureuse d'un jeune homme, Raphaël. Coup de foudre réciproque. Mais Mathilde ne supporte pas l'idée de tromper son mari. Elle propose à Raphaël l'aventure de l'amour courtois. Mais comment le vivre dans une société obsédée par le sexe et l'égalité des genres ?

 

Chronique de Jacques PLAINE publiée dans L’Essor

Jean Guy Soumy - Un baiser, rien de plus – Robert Laffont – 19 €
Jean-Guy Soumy Prix des Libraires avec « La belle Rochelaise » en 1998 et Premier Prix Claude Fauriel à la Fête du Livre de Saint-Etienne en 2008 avec « La Chair des étoiles », publie aujourd’hui « Un baiser, rien de plus » son dix-huitième roman.
« J’ai été touchée. Par ce garçon qui s’efforçait de se fondre dans sa condition de serveur d’un soir chez les riches. »  -
Ce jour-là Mathilde - qui a abandonné ses cours à l’université pour se consacrer à sa famille - reçoit quelques gros clients de son mari, Philippe, avocat d’affaires. Une soirée parmi tant d’autres dans leur hôtel particulier. Sauf que ce jour-là, elle et un gamin de l’âge de son fils - Raphaël, un « extra » embauché de dernière heure pour assurer le service - sont foudroyés dès leur premier regard. Une passion incontrôlable qui la bouleverse. Elle aime son mari et le tromper lui apparait comme une trahison d’elle-même. 
S’exprimant à la première personne, Raphaël, Philipe et Mathilde vont, au jour le jour et au gré des événements, chercher leur chemin. Celui qui devrait leur éviter les marches de l’enfer.
Raphaël d’abord. Don Juan de banlieue, boxeur et motard, est sidéré par ce feu inavouable qui le dévore et va chercher dans le souvenir de sa sœur, morte d’un accident de moto - « il faut que je te parle, Leila » - conseil et réconfort.
Philipe ensuite qui hésite entre haine « détruire ce petit con » et reconquête. Il respecte Mathilde, l’a toujours admirée  et espère l’aider à surmonter l’épreuve. « On n’humilie pas une reine » plaide-t-il.
Mathilde enfin qui se souvient des années où elle enseignait à l’Université. A sa thèse. A ses maitres  et à sa passion pour le XIIe et le XIIIe siècles. Elle revoie ses cours sur l’amour courtois - la fin’amor - inspirée des rapports de vassalité entre  chevalier et suzerain. Elle pense aux troubadours, à Lancelot, à ses élèves de jadis. Et sa tête malade d’amour lui dit pourquoi pas en ce début de XXIe siècle où comme le chante son fils « on se croise, on se plait, on couche », ne pourrait-on pas réinventer le passé ? L’amour courtois ?  
Mais aujourd’hui, dans une chambre d’hôtel de supermarché peut-on comme l’imposait la règle au XIIe siècle - « l’assai » - aux belles dames et aux chevaliers : « Jouir de ne pas jouir » ?

   


 

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