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Jean-Emmanuel DUCOIN « Bernard, François, Paul et les autres » (Prix « Les Soleils de Nucera, 2016) (Anne Carrière)
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Jean-Emmanuel DUCOIN « Bernard, François, Paul et les autres » (Prix « Les Soleils de Nucera, 2016) (Anne Carrière)

Un article rédigé par Jean-Claude DUVERGER - RCF Saint-Étienne, le 12 novembre 2016  -  Modifié le 28 février 2024

En 1985, Bernard Hinault remporte son cinquième et dernier Tour de France. Jean-Emmanuel Ducoin, qui n’est pas encore journaliste, suit la Grande Boucle en touriste, avec son grand-père. Mus l’un et l’autre par la passion pour leur idole Bernard Hinault, ils traversent la France et assistent, au gré de leurs rencontres, au basculement d’un monde. Trente ans plus tard, aucun Français n’a réussi à regagner l’épreuve mythique de juillet. Comment expliquer une telle déveine dans le pays qui inventa la course la plus importante de toute l’histoire ?

 

Chronique de Jacques PLAINE publiée dans L’Essor

 
Jean-Emmanuel Ducoin - Bernard, François, Paul et les autres - Anne Carrière - 18 €
 
Jean-Emmanuel Ducoin rédacteur en chef de l’Humanité, Prix Pierre Chany 1997, Prix Lalique 1992 et Jules Rimet 2013 a reçu un quatrième prix littéraire, le Prix Les Soleils de Nucéra 2016 sur le podium de Paris-Nice. Pour son récit « Bernard, François, Paul et les autres » à l’arrivée de l’étape de Romans, le jeudi 10 mars 2016.
En 1985 et sur son vélo Gitane, Louis Nucéra avait refait le parcours du Tour 1949 gagné par Fausto Coppi. En 2003, « sur son beau vélo rose équipé tout Campagnolo» et à l’occasion du Centenaire du Tour, Bernard Chambaz avait réalisé son rêve de gosse : un Tour de France en solitaire, juste avant celui des « géants de la route ». En 1985, alors qu’il est encore en culottes courtes Jean-Emmanuel Ducoin fait lui aussi son Tour de France : non pas la fleur au guidon mais dans une Simca 1000 blanche hors d’âge et avec son grand père. Un vieux syndicaliste, hors d’âge lui aussi, accro inconditionnel de Jaurès, de Blum, du Pernod 51 et des Gitanes maïs. Un vieux bonhomme à tête de Gabin raide dingue aussi de Bernard Hinault. Ça tombait bien car cette année là «le Blaireau» allait gagner son cinquième et dernier Tour.
 Un livre à la gloire d’un coureur au palmarès exceptionnel : champion du monde, 5 Tours de France, 3 d’Italie, 2 d’Espagne, 41 victoires d’étape dans ces grands Tours, 9 victoires dans des Classiques dont un Liège-Bastogne-Liège d’anthologie où sur 174 coureurs au départ 21 seulement rallièrent l’arrivée. Une tête de lard sans précèdent ce Bernard Hinault que Jean-Emmanuel Ducoin aurait aimé voir ruer dans les brancards à l’âge de la retraite plutôt que de rentrer dans le système. Car si Jean-Emmanuel Ducoin est un inconditionnel des Tours du temps jadis - « de l’âge d’or du cyclisme » dirait-il - le barnum d’aujourd’hui l’insupporte.
 Mais le Tour de France 1985 n’est pas seulement celui de Bernard Hinault et de sa cabriole à l’arrivée sur le Cours Fauriel. C’est aussi, sur le même Cours Fauriel, la tragédie de Manufrance et un Tour de chauffe politique pour celui qui deviendra un jour rédacteur en chef de l’Humanité.

 

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