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Gérard Baux - ''Du pourpu pour le pichorgne'' ( Autoédition)
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Gérard Baux - ''Du pourpu pour le pichorgne'' ( Autoédition)

Un article rédigé par Jean-Claude DUVERGER - RCF Saint-Étienne, le 29 avril 2017  -  Modifié le 28 février 2024

De multiples anecdotes et des dialogues en « gaga » font revivre le quotidien du petit peuple et les jeux des enfants d’après guerre. L’histoire de Saint-Etienne est présente tout au long du récit avec les conséquences du bombardement de 1944, l’hiver 54 et l’Abbé Pierre, le travail des enfants, la mine, la première campagne européenne de l’ASSE, la coupe du monde de foot 1958, le vélodrome, Roger Rivière, les baveux… et la recette des quenelles et du gâteau de foie de volailles pour faire un succulent « pâté chaud » !

 

Chronique de Jacques PLAINE publiée dans L’Essor

Gérard Baux - Du pourpu pour le pichorgne - Autoédition - 16 €
 
Gérard Baux, né à Saint-Étienne et aujourd’hui chercheur en Neurobiologie cellulaire et moléculaire, raconte - dans la langue de son enfance - ses jeunes années dans le quartier de Saint-François.
« De ce temps » comme on disait jadis - avec l’impayable accent qu’Aimé Jacquet et Charles Fiterman feront partager au reste du monde - la caserne Rullière ouvrait ses portes dans la grand’rue en lieu et place de l’Université Jean Monnet, et la Prison fermait les siennes sur le site de Centre-Deux. Chavanelle était toujours le royaume des primeurs là où les « couche-tard » pas encore au lit y partageaient joyeusement la gratinée avec les « lève-tôt » à peine sortis du leur.
 « De ce temps » Manufrance n’était pas encore « La vieille Dame » pas plus que la Manu la Cité du Design. Les crassiers avaient la tête en feu vu que les Stéphanois avaient la leur au charbon. Au Vel d’hiv l’Ange Blanc avait ouvert la piste à Roger Rivière et le Sapeur montait la garde dans les jardins ouvriers du Cours Fauriel.
 « De ce temps » il était fortement déconseillé de se baigner après les repas, et ceux qui voulaient en vérifier le bien fondé s’allaient noyer vite fait bien fait au Rocher Maudit. C’était le bon temps vous l’avez compris, un bon vieux temps que Gérard Baux nous raconte dans un livre « cafi » de mots gagas. Des mots qu’il « accumoncelle » avec la gourmandise d’un qui en a longtemps été privé. Un vocabulaire patrimonial tout droit sorti des patois d’antan et assorti d’expressions dignes de la mère Cottivet, du genre : « En descendant, montez donc, vous verrez comme les petits y sont grands. »
 L’Angèle, sa grand-mère paternelle, qui dans la tribu portait culotte – et pas qu’un peu – tenait salon (de coiffure) à Saint-François. En bas de la rue de l’Isérable. Une rue que, pour s’éviter « des plats cul » quand soufflait la Sibère, les riverains gravissaient des chaussettes par dessus les chaussures. Je le sais - j’allais dire « J’y sais » - ma grand-mère « restant franc à la cime » juste après la buanderie chère à l’enfant Baux.
 Un livre qui nous replonge dans le Saint-Étienne d’alors. « Du temps que » les marchés des Ursules et de la place Dorian bruissaient d’une langue qui n’était pas encore celle de Bab El Oued.  
 

   

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