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"Si tu le veux, tu peux me purifier" ( Mt 8, 1-4)
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"Si tu le veux, tu peux me purifier" ( Mt 8, 1-4)

RCF,  -  Modifié le 25 juin 2021
Prière du matin "Si tu le veux, tu peux me purifier" ( Mt 8, 1-4)
"Si tu le veux, tu peux me purifier" Méditation de l'évangile (Mt 8, 1-4) par le père Bernard DEVERT Chant final: "Viens toucher ma vie" par Hillsong en français
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Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

Lorsque Jésus descendit de la montagne,
des foules nombreuses le suivirent.
Et voici qu’un lépreux s’approcha,
se prosterna devant lui et dit :
« Seigneur, si tu le veux,
tu peux me purifier. »
Jésus étendit la main,
le toucha et lui dit :
« Je le veux, sois purifié. »
Et aussitôt il fut purifié de sa lèpre.
Jésus lui dit :
« Attention, ne dis rien à personne,
mais va te montrer au prêtre.
Et donne l’offrande que Moïse a prescrite :
ce sera pour les gens un témoignage. »
 
Source : AELF

Méditation Père Bernard Devert

 Jésus éprouve à l’égard du lépreux comme de tous les malades de la compassion. L’indifférence n’a aucune prise sur Lui, tant Il est habité et passionné par la vie pour nous la partager.
 
La lèpre est contagieuse, d’où l’exclusion de ceux qui en étaient porteurs, placés en confinement.
 
La crise sanitaire que nous traversons a mis bien des personnes, notamment âgés et dépendantes, dans des situations qui, pourtant temporaires, furent insupportées. Que de tensions au sein des établissements médicosociaux, considérés comme des lieux privatifs de liberté alors que les soignants n’avaient d’autre perspective que de protéger la vie.
 
Jésus tend la main au lépreux. Il prend le risque d’être touché par cette maladie de la peau, mais, n’a-t-il pas constamment ‘risqué sa peau’ ; ses adversaires parviendront même à l’avoir.
 
Si Jésus a une sensibilité à fleur de peau, Il est à distance de toute sensiblerie pour ne cesser d’offrir une liberté vitale, d’où sa ferme injonction au lépreux qu’il a guéri d’aller se montrer au prêtre pour être reconnu, par-là même inclus au sein de la communauté.
 
En d’autres termes, tu as besoin de cette reconnaissance et pas seulement de la mienne, dit Jésus.
 
J’entends ces mots d’un ami prêtre, Jean Casanave, qui dit préférer le Christ à tout autre messie, parce qu’il est le seul à me présenter un Dieu qui ne s’impose ni à mon intelligence ni à mes performances, qui ne répond pas à tous mes besoins, qui s’échappe de tous les temples et de tous les cadres prévus pour lui ; un Dieu qui prend le risque de se laisser aimer ou ignorer.
 
La crise du Covid a souligné que là, où cette reconnaissance n’était pas prise en compte, ou pas suffisamment, des souffrances psychologiques surgissaient.
 
Jésus est le soignant qui tend la main pour guérir, puis il s’efface. Magnifique liberté qui, pour reprendre l’expression de Zundel, est la clé de toute expérience de Dieu.
 
Cette expérience n’est-elle pas un appel à nous demander ce matin comment nous l’accueillons et la partageons pour à la fois accueillir et recueillir l’autre sans le retenir.
 
Sans doute que bien des soignants, pour vivre de telles situations dans l’acte du soin et du prendre-soin, saisissent ‑ tout comme les accompagnants ‑ la nécessité de s’effacer, le soigné n’étant jamais débiteur du soin qui lui a été donné.
 
Tendre la main, un geste de soin qui conduit à aller vers l’autre, tel le lépreux guéri de l’Evangile qui désormais peut prendre le risque de la rencontre.
 

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