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​Prélèvement de l'impôt à la source: l'exécutif en plein doute
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​Prélèvement de l'impôt à la source: l'exécutif en plein doute

Un article rédigé par Jean-Baptiste Le Roux - RCF,  -  Modifié le 4 septembre 2018
Tout au long de la semaine passée, les déclarations parfois contradictoires de l’exécutif et du gouvernement se sont succédé, donnant un sentiment de cafouillage.
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Le gouvernement est-il en train de rétropédaler sur le prélèvement à la source ? Les récentes déclarations de ses membres, auxquelles il faut ajouter celles de l’exécutif, ont semé la confusion chez les contribuables, qui ne savent plus très bien si cette mesure décidée lors du précédent quinquennat, et reportée jusqu’à aujourd’hui, sera finalement mise en place.

Dimanche 2 septembre dernier, sur BFMTV, le ministère de l’Economie, Bruno Le Maire, a affirmé que le calendrier de mise en application sera tenu. "Si et seulement si les garanties techniques sont réunies". C’est ce qui semble poser problème actuellement. Samedi 1er septembre dernier, le quotidien Le Parisien révélait une note mentionnant de nombreux dysfonctionnements durant la phase de test. En février 2018, plus de 350.000 erreurs ont été recensées.

D’un mois à l’autre, le nombre d’anomalies varie. Les principaux bugs techniques rencontrés sont notamment des doublons et des erreurs de prélèvements avec des homonymes. Récemment sur France Inter, Gérald Darmanin, le ministre des Comptes publics déclarait que l’aspect psychologique du prélèvement à la source posait problème.

D’après un sondage Ifop pour le Journal du Dimanche, 60% des Français souhaiteraient que l’impôt sur le revenu soit prélevé à la source dès le 1er janvier 2019, date d’entrée en vigueur de cette nouvelle mesure fiscale. Certains économistes estiment quant à eux que cette mesure n’est clairement pas souhaitable.

Jacques Bichot, économiste:

C’est le cas de l’économiste Jacques Bichot. "Il faut que les gens se rendent compte qu’ils gagnent quasiment le double de ce qui est crédité net sur leur compte. Et quand cela sera net, non seulement de cotisations sociales, mais aussi d’impôt sur le revenu, ils vont croire que leur revenu a beaucoup diminué" explique-t-il notamment au micro de RCF.

"On s’en préoccupe en disant que cela va les empêcher de consommer car ils vont avoir l’impression qu’ils se sont appauvri. Ce n’est pas faux. Mais le risque le plus grave, c’est que les gens ne seront plus dans la vérité" conclut Jacques Bichot.

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