Migrants: un sommet à Rome pour identifier les personnes disparues

Ni Malte, ni l’Italie avec son gouvernement farouchement anti-migrants ne veulent accueillir les migrants sauvés par l’Aquarius, le bateau affrété par l’ONG SOS Méditerranée. Une responsabilité que les deux États se rejettent depuis deux jours. Dernièrement, l’Espagne a annoncé que le bateau pourrait accoster chez elle, et y déposer ces réfugiés.
C’est dans ce contexte que l’Italie, la Grèce, Chypre et Malte se sont retrouvés lundi 11 juin dernier à Rome. Ils vont tenter de mettre en place un programme de recherche et d’identification des milliers de personnes disparues sur cette route migratoire de la Méditerranée.
Depuis 2014, près de 16.000 migrants sont morts en tentant de traverser la Méditerranée. Beaucoup sont portés disparus. Un certain nombre de familles ne savent pas ce qui leur est arrivé. C’est bien en partant de ce constat que vous avez décidé de lancer ce programme de recherche ?
"Exactement. Les chiffres exacts sont inconnus. En Europe, on n’arrive pas à retrouver les gens portés disparus" explique notamment Andreas Kleiser, chargée de la politique et de la coopération à la Commission Internationale pour les Personnes Disparues (ICMP).
Ce que l’on ne sait peut-être pas, c’est que les Etats ont l’obligation de lancer des recherches après le signalement d’une personne disparue. Votre objectif est donc d’obliger les Etats à tenir leurs engagements légaux ?
"En effet. Les Etats en Europe sont déjà obligés de mettre en place des mesures pour rechercher les personnes disparues. Ils ont l’obligation de faire des recherches efficaces. Ce qu’on veut faire maintenant, c’est de trouver les moyens techniques, politiques et administratifs de rendre plus efficaces cette procédure de recherche" ajoute-t-il.
Quel peut être le rôle de la Commission internationale pour les Personnes Disparues (ICMP) auprès de ces quatre Etats ?
"On va essayer de faire une évaluation pour savoir ce qui existe dans les bases de données. Deuxièmement, il y a des moyens scientifiques que l’on peut augmenter dans les pays concernés" conclut Andreas Kleiser.
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