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L'euphorie des marchés financiers
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L'euphorie des marchés financiers

RCF,  -  Modifié le 2 janvier 2020
Si l'activité économique est à la traîne, les marchés financiers eux ont terminé l'année dans l'euphorie : explication avec Vincent de Féligonde
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Les Bourses mondiales ont fini l’année sur une note euphorique…
 
 À Paris, le CAC 40 a terminé l’année avec une progression de plus de 26 %, ce qui représente sa meilleure performance depuis 1999. La hausse atteint 25 % à Francfort, 12 % à Londres, 10 % à Hong Kong et 18 % à Tokyo.
Aux États-Unis, les marchés ont également enchaîné les records en 2019, dopés par les bons résultats des entreprises et une économie qui marche mieux que les autres. Wall Street a enregistré une progression de 29 % sur l’année, tandis que le Nasdaq (qui rassemble les valeurs technologiques) grimpait de 35 %.
Résultat, l’indice MSCI World, qui synthétise les performances des principales places boursières, a progressé de plus de 25 % en 2019, atteignant un plus haut historique.

Le général de Gaulle disait que la politique de la France ne se fait pas à la corbeille…
Il avait raison. Les politiques ne doivent pas orienter leurs choix en fonction de la bonne santé des marchés financiers. Mais ces derniers sont en partie le reflet de la situation économique. En partie seulement, car comme l’explique dans La Croix notre spécialiste, Jean-Claude Bourbon, la croissance économique mondiale est à la peine. Elle a continué de reculer partout dans le monde, pour tomber à 2,8 %, son plus bas niveau depuis 2009. La plupart des prévisionnistes tablent sur une poursuite du ralentissement en 2020, pointant notamment les conséquences de la guerre commerciale entre la Chine et les États-Unis, les tensions protectionnistes, les craintes liées au Brexit et à la perspective d’arriver à la fin du cycle économique.
 
Qu’est ce qui explique la bonne tenue des marchés ?
Le principal carburant des places boursières est les politiques accommodantes des banques centrales des deux côtés de l’Atlantique. Elles ont rendu l’argent quasiment gratuit avec des taux d’intérêt très bas. Les emprunts d’État ne rapportent plus grand-chose et les investisseurs continuent de se ruer sur les marchés actions. La moindre bonne nouvelle fait grimper les cours, comme l’annonce, mardi 31 décembre, d’un projet d’accord commercial entre la Chine et les États-Unis, qui pourrait être signé le 15 janvier.

Y a-t-il un risque de krach ?
Tout le monde craint évidemment une correction, mais reste persuadé que les autorités monétaires réinjecteront des liquidités dans le système pour limiter la casse. La Banque centrale européenne (BCE), sous la houlette de sa nouvelle présidente Christine Lagarde, vient d’ailleurs de relancer son programme d’achat de titres et aux États-Unis, la Fed devrait garder ses taux inchangés, au moins jusqu’à l’élection présidentielle de novembre.
 

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