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Le navigateur Eric Bellion
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Le navigateur Eric Bellion

RCF,  -  Modifié le 3 août 2019
​Le navigateur Eric Bellion sort le 13 février 2019 le film "Comme un seul homme" qui raconte son épopée en solitaire pendant le Vendée Globe.
Fanny Cohen Moreau Fanny Cohen Moreau

Le 13 février 2017 Eric Bellion terminait la course du Vendée Globe en 99 jours et en 9ème place pour sa première participation. "Chaque aventure que je vis je la raconte pour donner envie aux gens de faire quelque chose de différent avec des gens différents, c’est là où réside toute création, la réussite durable du collectif et du personnel".

Pour lui le film "Comme un seul homme" "est une sorte de mise à nu pour montrer que quand on fait quelque chose de différent quelque chose qui nous dépasse, d’abord on a peur, on a des doutes, on a envie d’abandonner, et puis on prend un risque, on va au-delà de sa peur, on voit qu’on peut avoir confiance en soi et on trouve un bonheur". “J’ai fait le Vendée Globe par défaut, parce ce qu’on ne m’écoutait pas alors que ça fait 15 ans que je monte des équipages avec des personnes différentes, hommes et femmes, valides et invalides, pour démontrer la force de la différence si on s’en donne les moyens'.

Un bateau ami

Eric Bellion présente son bateau "Comme un seul homme", dont est tiré le titre du film : 18 mètres de long avec un mat de 30 mètres, "un magnifique bateau tout en carbone très léger, une sorte de libellule sur la mer". Il croit en l’âme des objets et le navigateur affirme en parlant de son bateau : "c’est mon ami, on a fait le Vendée Globe à deux, on s’est apprivoisé pendant toute la course".

Le navigateur raconte comment tout est organisé sur le bateau pour qu’il puisse subvenir à ses besoins en autonomie, que ce soit pour la nourriture ou pour l’énergie, "car si quelqu’un d’autre touche le bateau on est disqualifiés".

Un film en huis clôt

Eric Bellion est un navigateur expérimenté mais il explique que le Vendée Globe était une expérience inédite pour lui, "c’était la première fois que je partais pour un tour du monde en solitaire". Il s’est filmé pendant trois mois, faisant vivre l’épreuve physique et mentale que représente cette course, mais aussi les moments de doutes et de découragements face à ses doutes et à sa peur de l’abandon. Le film commence par la tentation de l’abandon "parce que je me suis donné un objectif qui est plus grand que moi pour servir ma cause".

"Le plus dur c’est la solitude, mais pas comme on l’envisage à terre, là c’est plutôt celle de la décision qu’on doit prendre seul, qui entraîne mon intégrité et celle du bateau, et ça on n’a pas l’habitude, c’est usant" raconte Eric Bellion.

Des moments de joie

Eric Bellion a aussi vécu beaucoup de moments de bonheur, comme le passage du cap Leeuwin en Australie qu’il n’avait pas encore passé, "c’était un moment magique parce que je sais que j’ai bouclé quelque chose de très fort dans ma vie de marin, et parce qu’à ce moment de la course j’étais dans un état de grâce".
 
Gagner n’a jamais été l’objectif pour Eric Bellion, c’était de "trouver l’harmonie avec la mer et le bateau, c’est une ambition bien plus forte qu’un objectif de performance, car je me serais forcément limité ; j’ai célébré la différence et j’ai visé mon harmonie".

Eric Bellion explique avoir cinq principes de vie, qu’il a élaboré après "après 15 ans d’expérimentation de la différence" : "oser la différence, faire confiance, avoir un état d’esprit pionnier, viser l’harmonie, et enfin exulter pour oser la différence". Il finit en déclarant : "la joie est une promesse plus intéressante que la vitesse".

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