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La pollution lumineuse, un sujet souvent oublié
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La pollution lumineuse, un sujet souvent oublié

RCF Anjou,  -  Modifié le 9 décembre 2020
Maison commune La pollution lumineuse, un sujet souvent oublié
La pollution lumineuse, c’est un sujet souvent oublié par les élus, peu proposé par les techniciens, ignoré par les designers, inconnu du grand public.
CC0 Domaine public CC0 Domaine public

Et pourtant la pollution lumineuse nous concerne tous par les conséquences qu’elle entraine sur la faune, la flore, tous les êtres vivants. Un exemple : on sait qu’on va avoir du mal à s’endormir dans les 30 secondes si on a regardé son écran d’ordinateur ou de son smart phone juste avant. Les plantes, les animaux, tout comme nous vivent mal la lumière artificielle la nuit. 

Cette expression, pollution lumineuse, qui est apparue il y a une vingtaine d’années, c’est d’abord l’expression des astronomes constatant la disparition des étoiles du ciel nocturne en ville et qui ont été les premiers à se mobiliser. Ce n’est pas que les étoiles qui disparaissent. La pollution lumineuse c’est la présence de la lumière la nuit, qui est en soi est a-normale et ses conséquences sont bien plus importantes qu’on peut l’imaginer comme le révèlent les chercheurs de l’université de Exeter au Royaume Uni à l’issue d’une centaine d’études dont les conclusions viennent de paraitre. 

En un mot, la pollution est catastrophique pour la santé et pour la biodiversité.
La lumière artificielle la nuit réduit par exemple les niveaux de mélatonine, une hormone qui régule les cycles du sommeil, ou réduit l’activité des espèces nocturnes et donc le nombre de leurs descendants. Et la lumière n’a pas besoin d’être puissante pour faire mal. 
La lumière artificielle change le taux d’hormones des animaux et diminue les performance de notre cerveau. Certains d’entre nous - animal ou être humain - s’adaptent, pour d’autres cela génèrent du stress, tout au moins.  

Un mauvais bilan en Maine et Loire
Pour nous, à la maison, c’est veiller à arrêter les écrans une bonne heure avant de se coucher. Dans nos communes, c’est aux services techniques et aux élus de prendre l’affaire au sérieux.
Le bilan n’est pas excellent, il varie de municipalité en municipalité. Mais notons d’abord une belle exception.  Le bon élève en Maine et Loire c’est la ville de Saumur qui  éteint tous les lampadaires entre 1 heure et 6 heures du matin. Il y a aussi une 30 aine de communes ont obtenu le label «  villes et villages étoilés »  de l’ANPCEN, l’association nationale  pour la protection du ciel et de l'environnement nocturne qui l’attribue depuis 2009. En revanche, la majorité des communes du département traine des pieds.

La deuxième ligne de tramway sera sur-éclairée, qui plus est avec 
A Angers, on y a été attentif en particulier  dans les années 2008-2011 où l’on a changé par exemple tous les lampadaires-globes à 360° qui existaient dans le quartier du Lac de Maine. Aujourd’hui, en attendant la ville numérique, hors une petite expérimentation  encours d'un balisage luminescent  pour la voie cyclable qui longe le parc Balzac, ce "qui ne va pas révolutionner la voirie", selon les propres termes de l’adjoint, on constate que la 2ème ligne de tramway, qui - au passage -  déjà fait débat pour l’absence de pistes cyclables - donc sécurisées - et une partage de l’espace au détriment des piétons et des cyclistes, va être sur-éclairé avec du matériel non conforme. 
Pour en parler je reçois la semaine prochaine Paul Blu, dans l’émission Commune Planète, un membre de l’association pour la protection du ciel et de l’environnement nocturne, qui se dévoue inlassablement à la cause auprès des collectivités locales depuis plus de 20 ans. 

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