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​La colère monte au Centre Hospitalier Émile Roux du Puy-en-Velay
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​La colère monte au Centre Hospitalier Émile Roux du Puy-en-Velay

Un article rédigé par Cédric Bonnefoy - RCF Haute-Loire,  -  Modifié le 18 mars 2021
L’intersyndicale tire la sonnette d’alarme à l’hôpital du Puy-en-Velay. Selon elle, la direction reste sourde à beaucoup de problèmes et de revendications.
Le Centre Hospitalier Émile Roux  du Puy-en-Velay emploie 2.000 personnes. Le Centre Hospitalier Émile Roux du Puy-en-Velay emploie 2.000 personnes.

La pandémie de Covid-19 et la crise sanitaire ont soumis les soignants de l’hôpital Émile Roux du Puy-en-Velay à une forte pression. Les prémices d’une crise sociale pointent le bout de leur nez. L'intersyndicale (CGT, CFDT,FO) dénonce une situation « qui s’est largement dégradée » explique Amandine Rabeyrin, secrétaire départementale Santé Action à la CGT43. « On en fait jamais assez, on n’a jamais un merci » surenchérit Catherine Experton, représentante de la CFDT.  
 

Plusieurs points de désaccord

Selon les syndicats, il manque du personnel, environ 200 équivalent temps plein au sein du CHER. « Y’a une fatigue énorme chez les agents » explique Catherine Experton. Le directeur de l’hôpital, Jean-Marie Bolliet, contacté par RCF Haute-Loire, concède que l’établissement fait face à des « difficultés de recrutement dans des spécialités où la démographique médicale nationale est très faible ». Par exemple : les anesthésistes et les radiologues. En revanche, sur les autres postes d’agents sur le terrain « on n’a pas de difficulté particulière ». Enfin sur l’encadrement, selon les syndicats, plus d’une dizaine de cadres seraient partis. « Les choses semblent plutôt bien repartir » selon la direction.

Autre point de désaccord, la vaccination. Selon les syndicats, une pression est exercée sur les soignants qui refusent de recevoir une injection. « On nous donne des notes d’information moralisatrices et on nous fait culpabiliser » dénonce Catherine Experton. La CGT rappelle de son côté « qu’il s’agit d’un acte individuel ». Jean-Marie Bolliet assume. « C’est vrai il y’a une pression, on ne comprend pas qu’ils ne souhaitent pas se vacciner ». La direction appelle à la responsabilité collective des soignants. « Si on met de côté l’AstraZeneca, on n’a jamais eu un vaccin aussi efficace ».

Par ailleurs, les syndicats s’inquiètent d’une hausse des conseils de discipline, des départs ou encore d’un nouveau mode de calcul sur les promotions.
 

Un dialogue social compliqué

Point de crispation majeur, les syndicats estiment être « méprisés par la direction ». Pour Amandine Rabeyrin, elle « refuse d’entendre qu’il y’a des dysfonctionnents au sein du CHER ». Jean-Marie Bolliet rappelle que plusieurs mesures ont été approuvées par les syndicats lors des Comités Techniques d’Etablissement (CTE), lieu du dialogue entre syndicats et direction. Exemple : « le passage aux 12 heures dans l’EHPAD ». L’intersyndicale est prête à avoir « une vraie discussion autour de la table » mais elle prévient, « on attend des actes ». Une réunion entre les deux parties est prévue le vendredi 26 mars.
 
L’ensemble des points de vue est à retrouver ci-dessous :

Amandine Rabeyrin – secrétaire départemental Santé Action CGT43


 
Catherine Experton – secrétaire de section CFDT du Centre Hospitalier Émile Roux


 
Jean-Marie Bolliet, directeur du Centre Hospitalier Émile Roux du Puy-en-Velay.

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