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Indonésie: "l'eau a envahi toute la côte" explique le lieutenant-colonel Philippe Besson
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Indonésie: "l'eau a envahi toute la côte" explique le lieutenant-colonel Philippe Besson

Un article rédigé par Christian Vadon - RCF,  -  Modifié le 29 juin 2021
3 questions à Indonésie: l'eau a envahi toute la côte explique le lieutenant-colonel Philippe Besson
​L’Indonésie a une nouvelle fois été frappée par un séisme. Les îles Célèbes ont vécu vendredi l’apocalypse avec un tremblement de terre suivi d’un tsunami.
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Quatre jours après le séisme et le tsunami, devant l'ampleur de la catastrophe, le gouvernement indonésien a lancé un appel à l'aide internationale. Parmi les organisations ayant répondu positivement à cet appel au secours, figure l'ONG française "Pompiers de l'Urgence Internationale".

Cette association bénéficie d'une solide expérience pour ce genre de situation. Elle est déjà intervenue par le passé en Haïti, aux Philippines, au Népal et à Saint Martin l'an dernier. Une équipe de cinq pompiers a quitté Limoges lundi 1er octobre dernier. Parmi eux, le président-fondateur de l'ONG, le lieutenant-colonel Philippe Besson.
 

Suite à ce séisme, à ce tsunami, quelles sont les principales urgences ?

"Il y en a deux principalement. Continuer la recherche des victimes qui sont ensevelies car je crois que les Indonésiens ne disposent pas d’un matériel très développé pour ce genre d’opération. C’est pour cela qu’on intervient avec du matériel de recherche de victimes. Et il y a une partie qui est urgente, les soins aux survivants et aux blessés parce que les hôpitaux ont été débordés par l’afflux de blessés. Il y a encore une phase médicale très importante" explique le lieutenant-colonel Philippe Besson.
 

En quoi va consister votre assistance ?

"On va s’intégrer à une équipe indonésienne qui a fait appel à nous et que l’on connait depuis plusieurs années. On va s’intégrer avec du matériel de recherche assez sophistiqué, de haute technologie, pour la recherche des victimes qui sont encore sous les décombres : un scanner de recherche, des caméras pour explorer les décombres. On emmène également avec nous une unité de production d’eau potable de 300 litres par heure pour pouvoir distribuer de l’eau potable aux survivants, ainsi que du matériel de soin pour les blessés si les hôpitaux ont besoin d’un coup de main de notre part" précise le président-fondateur de l'ONG.
 

Dans les jours qui suivent une telle catastrophe, quels sont les risques sanitaires, physiques ou autre auxquels il faut faire attention ?

"Les risques sanitaires sont principalement liés au tsunami et à l’eau qui a envahi toute la côte et des villes très importantes. Avec le climat, la température élevée, l’humidité, on a souvent des maladies qui se développent et qui peuvent provoquer des diarrhées, de la déshydratation, un certain nombre de problèmes pour les survivants. Et puis il y a toujours la problématique des répliques qui se produisent et notamment une réplique principale qui n’est pas encore survenu et qui pourrait arriver dans les jours qui viennent" lance-t-il encore.

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Émission 3 questions à © RCF
Cet article est basé sur un épisode de l'émission :
3 questions à

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