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Guislaine Westelynch: "un club handisport c’est un sas de décompression pour les personnes handicapées"
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Guislaine Westelynch: "un club handisport c’est un sas de décompression pour les personnes handicapées"

RCF,  -  Modifié le 23 novembre 2018
​Guislaine Westelynck, présidente de la Fédération française d’Handisport, était la Grande Invitée à l’occasion de la semaine européenne pour l’emploi des personnes handicapées.
Fanny Cohen Moreau Fanny Cohen Moreau

Ancienne championne de para natation, Guislaine Westelynck raconte que « dans l’eau on est libre et on peut s’exprimer clairement, mais en maillot le corps est exposé ». Et en même temps « avec toutes mes cicatrices une fois que j’étais dans l’eau on ne voyait plus rien ». Handicapée jeune, elle a gagné des médailles aux Jeux Olympiques, mais « il y a 30 ans on était pas autant médiatisé ». 

« Un club handisport c’est un sas de décompression après un accident ou la maladie, on réapprend la vie et on réapprend le sport ». La Fédération française d’handisport compte plus 35 000 licenciés, mais Guislaine Westelynck rappelle qu’il n’y a pas que la compétition dans le sport, « le handisport ce n’est pas que le sport de haut niveau, il y a aussi le sport santé ».
 

Besoin de plus de sensibilisation

 « Il faut qu’on forme le personnel enseignant et municipal pour qu’ils soient sensibilités au handisport », il commence seulement à y avoir des connexions entre l’Education nationale et l’handisport, « il y a des initiatives locales qui fonctionnent très bien et il faudrait les exporter au niveau national ».

Par rapport à la baisse annoncée du budget du ministère des sports, Guislaine Westelynck explique que « notre fédération est impactée comme les autres fédérations sportives », et si le budget diminue « il va falloir faire des choix, mais je reste optimiste, alors qu’on prépare les Jeux Olympiques de Paris 2024 ».

L'handicap dans le monde du travail

En étant sportive de haut niveau, Guislaine Westelynck pense qu’on transpose dans le milieu du travail ce qu’on connait dans l’esprit sportif, « je suis convaincue que le sport est un atout pour les personnes handicapées dans le monde du travail ». De plus pour elle « le regard change sur les personnes handicapées », elle reste optimiste, « l’accessibilité reste un problème, dans des bâtiments publics la loi de 2005 n’est pas encore appliquée mais elle viendra ». « Je préfère accompagner et expliquer les choses sans être dans la confrontation, mais des associations sont plus revendicatives et elles ont raison, ce n’est juste pas mon tempérament ».

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