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Coronavirus: vers un changement de modèle sociétal et économique
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Coronavirus: vers un changement de modèle sociétal et économique

RCF,  -  Modifié le 8 septembre 2020
S'il y a là un vrai sujet de santé publique, l'expansion du coronavirus ne doit pas nous faire basculer dans la culture de la peur. Mais vers un changement de modèle sociétal et économique.
DR - Philippe Royer, président des EDC DR - Philippe Royer, président des EDC

Les assises nationales des Entrepreneurs et dirigeants chrétiens prévues pour le mois de mars auront finalement lieu du 30 octobre au 1er novembre 2020, sur le thème "Entreprenons pour la maison commune".
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La Bourse de Paris a perdu 10%, les ports bloqués en Chine pénalisent le commerce et des manques de produits commencent à apparaître. Les chaînes de télévision suivent en boucle le sujet et chaque nouveau cas avéré est annoncé comme une information stratégique. Est-ce raisonnable ? Le sujet est significatif. Mais pourquoi n’avons-nous pas autant d’attention pour les malades du cancer, les accidentés de la route ? Pourquoi le nombre de mort de malnutrition n’amène pas le même élan médiatique ?

La première explication est que notre monde vit au rythme du sensationnel. Un sujet chasse l’autre après les "Gilets jaunes" puis les retraites c’est le moment du coronavirus. C’est un vrai sujet de santé publique qui expose à de graves problèmes les personnes immuno-déficientes. Cela mérite de prendre des mesures appropriées mais évitons de basculer dans la culture de la peur.

La deuxième piste d’explication est peut-être à chercher dans notre rapport à la mort, voire la hantise de la mort. Ayant perdu le sens du salut et de la vie éternelle, chacun reçoit l’information en se sentant en danger personnellement même quand les risques sont faibles. Nous avons oublié que notre passage terrestre est temporel ! Cela n’exclut pas de prendre des mesures préventives et curatives visant à endiguer avec intelligence une pandémie.

Pour les entreprises, l'impact économique est très variable. Les secteurs du commerce et de l’hôtellerie sont touchés par le fait qu’une partie de la population vive cloîtrée. Pour ceux de l’industrie, cela dépend du niveau de dépendance dans leurs échanges commerciaux avec la Chine puis l’Italie. Si la France devait se retrouvait dans la situation de l’Italie les conséquences pourraient être plus graves.

Cela amène à prendre conscience du besoin de redévelopper des territoires vivants capitalisant sur des écosystèmes réunissant des ressources naturelles et humaines locales. À l’heure des enjeux de transition écologique, il va falloir redévelopper des productions réalisées à des milliers de kilomètres. L’objectif n’est pas de basculer dans un élan de panique vers un repli sur soi total mais vers un changement de modèle. Favorisons les échanges locaux, interrégionaux puis complétons d’échanges avec les autres pays européens puis ceux d’autres continents.

 

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