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Brexit: "L’Union européenne ne peut pas continuer à attendre la décision des Britanniques"
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Brexit: "L’Union européenne ne peut pas continuer à attendre la décision des Britanniques"

Un article rédigé par Christian Vadon - RCF,  -  Modifié le 30 juin 2021
3 questions à Brexit: L’Union européenne ne peut pas continuer à attendre la décision des Britanniques
​Accepter l’accord de sortie de l’Union négociée, accepter un no-deal ou demander à Bruxelles un hypothétique report du Brexit, "that is the question" !
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Les députés et le  gouvernement britannique sont de nouveau placés devant leur responsabilité quant au Brexit. Jusqu’à présent, Theresa May n’a obtenu quasiment aucune avancée sur ce dossier. Les députés sont appelés au vote mardi 12 mars.
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Les députés britanniques doivent se prononcer sur l’accord en tant que tel, ou bien demander un no-deal, ou encore demander un report du Brexit. C’est envisageable ?

"C’est envisageable mais un report du Brexit sans scénario de mise en œuvre d’une solution dans le temps imparti me semble peu probable. L’Union européenne ne peut pas continuer à attendre la décision des Britanniques. Il y a des décisions importantes. Tant que les Britanniques ne sont pas sortis, ils gardent leur droit de vote sur les décisions de l’Union. Il faut vraiment que les choses se clarifient. La Commission européenne n’a pas l’intention de continuer cette situation qui serait dommageable pour tout le monde. Mais c’est extrêmement compliqué car la Grande-Bretagne est totalement intégrée au niveau économique, décisionnel et juridique de l’Union européenne. Et défaire ces liens d’interdépendance qui se sont tissés avec le temps est extrêmement compliqué" explique Jean-Marc Huissoud, professeur à l’école de management de Grenoble, et spécialiste du Royaume-Uni.
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Le scénario d’un vote en faveur de l’accord est-il encore envisageable ou pas du tout ?

"C’est envisageable. Mais il faut comprendre que l’inquiétude ne vient pas tant de la nature de l’accord en lui-même. Mais c’est surtout que l’on est dans une période d’incertitude. Et l’incertitude ce n’est pas bon pour l’économie. C’est dissuasif pour les investisseurs. Et puis surtout la Grande-Bretagne se met déjà dans une situation difficile en sortant de l’Union européenne, si elle y ajoute l’incertitude de son statut par rapport à cet espace, elle risque de le payer très cher" ajoute-t-il.
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Depuis le début, le principal point d’achoppement réside sur ce fameux filet de sécurité visant à éviter le retour d’une frontière physique en Irlande du Nord. Pourquoi Dublin et Bruxelles restent inflexibles sur ce point ?

"Il faut comprendre que la Grande-Bretagne ne peut pas sortir de l’Union en maintenant une tête de pont qui lui ferait bénéficier des solutions que l’Union offre. Il faut donc bien que le statut de l’Irlande du Nord soit clarifié. D’un autre côté, si la frontière est restaurée entre l’Irlande et l’Irlande du Nord, cela aura un impact économique important sur l’Ulster qui risque de réanimer la question indépendantiste, et de ranimer les troubles" conclut Jean-Marc Huissoud.

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