
Enfin une Bonne Nouvelle
Peu de nos contemporains connaissent les Évangiles. Ils n'y sont pas hostiles mais ils n'ont plus d'occasion d'y avoir accès. C'est partant de ce constat que, avec l'éclairage d'un bibliste, Béatrice Soltner propose chaque semaine un texte d'Évangile pour qu'il soit entendu (ou réentendu), pour en savourer la nouveauté et faire l'expérience que - si incroyable que ce soit à l'heure de l'instantanéité - cette parole écrite il y a plus de 2.000 ans nous rejoint toujours au plus profond.
Episodes
10 juillet 2026[L'Évangile du dimanche] La générosité du semeur (Mt 13, 1-23)
Juillet, le temps des moissons ! Dans les évangiles il est souvent question du travail de la terre...c'est le cas ce dimanche avec une parabole sur les semailles.Droits image: ©RCF
8 juillet 2026[Évangile du dimanche] Oser corriger son frère (Mt 18, 15-20)
Qui suis-je pour aller voir un membre de ma communauté chrétienne et lui dire qu’il a fauté ? Ne serait-il pas plus facile, et surtout plus prudent, de ne pas me mêler de ce qui ne me regarde pas ? D'ailleurs, Jésus parle bien de cette "poutre" qui m'empêche d'y voir clair (dans l'évangile de Matthieu, chapitre 7). Alors de quel droit irais-je vers mon frère avec la prétention de l'aider à rentrer dans le droit chemin ? L'évangile de ce dimanche vient nous interroger au sujet de ce que les catholiques appellent "la correction fraternelle". C'est l'évangéliste Matthieu qui fait parler Jésus sur le sujet, lui qui rédige ce texte en s'adressant aux premières communautés chrétiennes. Explications du pasteur James Woody.
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30 juin 2026[Évangile du dimanche] Les petits, premiers dans le Royaume (Mt 11, 25-30)
On ne voit plus guère aujourd'hui de bœufs aller d'un même pas, sillonner les champs et tirer la charrue avant les semailles. Porter le joug, c'est aller d'un même pas pour ensemble donner le meilleur. C'est cette image paysanne que Jésus utilise dans l'Évangile de ce dimanche, pour faire comprendre à ceux qui veulent le suivre, qu'il sera leur allié dans la marche. Dans cet Évangile il est également du cœur ouvert de ceux et celles capables d'accueillir sa parole les bras ouverts dans la confiance. Explications de Pierre Davienne, diacre permanent, membre du Sappel.
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23 juin 2026[Évangile du dimanche] L'évangile du verre d'eau (Mt 10, 37-42)
À première vue, la croix du Christ est liée à la souffrance, au rejet et à la mort. Certes, pour l'évangéliste Jean, elle est avant tout signe de gloire et de résurrection. Mais ce bois de nos crucifix évoque pour nous le pire des supplices. Dans l'Évangile de ce dimanche, nous sommes invités à porter notre propre croix si nous désirons suivre Jésus et en être digne. La vie chrétienne serait-elle donc un long chemin de douleur, où nous devrions souffrir à notre tour ? Devons-nous revivre le Golgotha dans nos propres existences ? Réponses de Patrick Laudet, diacre permanent du diocèse de Lyon.
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16 juin 2026[Évangile du dimanche] Confiance, vous valez plus que les oiseaux ! (Mt 10, 26-33)
"N'ayez pas peur !" L'Évangile de ce dimanche est scandé par des paroles d'encouragement de la part de Jésus, qui s'adresse à celles et ceux qui désirent mettre leurs pas dans les siens. Oser marcher à sa suite, c'est prendre le risque de la liberté - liberté de parole, de conscience et d'action. Et tracer cette route-là, c'est inévitablement s'exposer au refus et à l'adversité. La bonne nouvelle, c'est qu'au cœur de la possible persécution, Jésus promet une présence, celle de son père qui veille sur chacun. Commentaires du Père Sébastien Antoni, prêtre de la congrégation des Augustins de l'Assomption.
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9 juin 2026[Évangile du dimanche] Appel des douze disciples et envoi en mission (Mt 9, 36 - 10, 8)
D'un côté des foules perdues, déboussolées, ne sachant plus vers qui se tourner. De l'autre, douze hommes envoyés en mission par Jésus auprès de ceux qui souffrent. Voilà le point de départ de l'Évangile de ce dimanche. Ces hommes, Matthieu les nomme un par un, d'une certaine manière il les passe en revue et nous présente cette troupe à qui Jésus accorde des pouvoirs. Mais quels pouvoirs et pour quoi faire ? Commentaires de Nicole Fabre, bibliste et pasteure de l'Église protestante unie de France.
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2 juin 2026[Évangile du dimanche] Les nourritures essentielles (Jn 6, 51-58)
Jésus est né à Bethléem, petite bourgade signifiant "la maison du pain", dans une mangeoire, nous dit l'évangéliste Luc. Ne nous étonnons donc pas de l'entendre nous inviter à le manger, dans l'évangile de ce dimanche ! Jean nous fait entendre les paroles que Jésus prononce à la synagogue de Capharnaüm devant un public déconcerté. Offrir sa chair et son sang à consommer a de quoi surprendre, scandaliser. Et pourtant, à entendre Jésus, il en va de la vie même de l'homme, de cette vie en abondance que Dieu promet à chacun d'entre nous. Commentaires de Mgr Emmanuel Gobilliard, évêque de Digne.
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19 mai 2026[Évangile du dimanche] L'homme, ambassadeur de la paix du Christ (Jn 20, 19-23)
Dans le livre de la Genèse, Dieu prend de la glaise du sol et modèle l’homme, puis il insuffle dans ses narines une haleine de vie pour en faire un être vivant. L’Évangile de ce dimanche est aussi un récit de création, ou plutôt de re-création. On y voit Jésus ressuscité retrouver ses disciples tétanisés par la peur. Mais il leur offre sa paix et les envoie en mission. Explications d'Agnès von Kirchbach, pasteure de l'Église protestante unie de France.
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12 mai 2026[Évangile du dimanche] L'éternité pour aujourd'hui (Jn 17, 1-11)
Quand nous imaginons la vie éternelle, nous projetons, de l'autre côté, une vie de rêve et de délices, une retraite dorée enfin obtenue avec dessert à volonté et farniente au bord de la piscine... La vie éternelle dont nous parle Jésus nous fait sortir de nos fantasmes et interroge notre rapport au temps et à l'espace. Dans l'évangile de ce dimanche, la vie qui coule en abondance commence dès aujourd'hui. Elle nous est donnée à l'instant même, si nous nous ouvrons à la présence, qui nous est offerte gratuitement. Connaître la présence, en vivre, pour devenir soi-même présence à soi et aux autres, c'est le cœur de la vie éternelle dont nous parle saint Jean dans son évangile. Commentaires de James Woody, pasteur de l'Église protestante unie de France à Montpellier.
Droits image: ©Corinne Simon / Hans Lucas
5 mai 2026[Évangile du dimanche] "Je vous envoie un Défenseur" (Jn 14, 15-21)
L'absence apparente de Jésus ne doit pas nous attrister ou nous désoler car, au cœur de ce creux, il y a de la place pour l'autre - et l'Autre. C'est tout le sens de l'évangile de ce dimanche, qui doit nous encourager à vivre pleinement notre vie en présence d'un Dieu source et qui en même temps nous invite à nous relever les manches. Commentaires du Père Sébastien Antoni, prêtre assomptionniste.
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28 avril 2026[Évangile du dimanche] Croyez en Dieu parce que je crois en vous (Jn14, 1-12)
"Qui m'a vu a vu le Père." L'Évangile de ce dimanche révèle à quel point Jésus et Dieu vivent dans une étroite unité, une communion d'amour bouleversante au sein de laquelle chacun de nous est invité. C'est tout le sens du dernier discours que Jésus adresse à ses disciples, juste avant sa Passion. Ce testament spirituel, il le leur confie pour ne pas désespérer devant l'épreuve qui s'annonce. Et pour ne pas oublier que tout est possible à celui qui croit. Commentaires de Sœur Anne Lécu, religieuse dominicaine.
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21 avril 2026[Évangile du dimanche] "Je suis venu pour que vous ayez la vie" (Jn 10, 1-10)
"Le Seigneur est mon berger : je ne manque de rien. Sur des prés d'herbe fraîche, il me fait reposer..." Jésus connaissait ce fameux Psaumes. C'est peut-être ce passage hérité de ses pères qui l'a inspiré pour trouver l'image qui dit au plus juste le sens de son existence, celle du Bon Pasteur. Guider sans s'imposer, accompagner sans dominer, abreuver et prendre soin... Telle est la mission de Jésus venu en ce monde pour donner sa vie en abondance. Ce dimanche l'évangéliste Jean nous propose cette allégorie du bon berger. Commentaires de Mgr Michel Dubost.
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14 avril 2026[Évangile du dimanche] Des cœurs brûlants sur le chemin d'Emmaüs (Lc 24, 13-35)
Un homme qui marche, des paroles de feu qui éclairent d'un jour nouveau la tragédie d'une disparition, les gestes ordinaires d'un repas partagé... L'Évangile de ce dimanche nous invite à ouvrir tous nos sens pour accueillir la haute présence qui affleure au cœur de la réalité la plus simple. Jésus ressuscité se manifeste aux siens sans grandiloquence ni effet spectaculaire : rien de tout cela sur le chemin entre Jérusalem et Emmaüs ! L'évangéliste Luc raconte des retrouvailles qui prennent la forme d'un discret compagnonnage. Explications de la bibliste Anne Soupa.
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7 avril 2026[Évangile du dimanche] Le doute de Thomas (Jn 20, 19-31)
Si l'on me démontrait avec certitude que Jésus a vraiment existé, si je possédais les preuves de sa résurrection, alors je pourrais davantage croire à cette histoire incroyable que racontent les évangiles... Il n'est pas rare d'entendre ce type d'arguments chez ceux et celles qui parlent du christianisme. Les chrétiens eux-mêmes peuvent se dire que cela aurait été nettement plus facile pour eux s'ils avaient physiquement côtoyé Jésus. Que les disciples avaient bien de la chance aux premières loges au matin de Pâques ! Et si cette question était dans la tête des tout premiers acteurs de l'époque ? C'est en tout cas ce qui ressort de l'évangile de ce dimanche. Explications de James Woody, pasteur de l'Église protestante unie de France à Montpellier.
Droits image: L'Incrédulité de saint Thomas, Rembrandt, 1634 ©wikimedia commons
31 mars 2026[Évangile du dimanche de Pâques] Il n'est plus au tombeau (Jn 20, 1-9)
L'évangile de ce dimanche de Pâques évoque la résurrection de Jésus, événement fondateur pour les chrétiens. Pourtant, la fin de la belle histoire du rabbi de Nazareth était mal partie. Lui qui avait dû endurer le supplice de la Passion, de la crucifixion, avant de mourir et d'être mis au tombeau, a été la victime d'un drame parmi tant d'autres. Avec le temps, la mémoire de ce Jésus se serait peut-être effacée mais l'inouï de la résurrection a bouleversé l'histoire des Hommes. C'est en tout cas ce dont témoignent les rédacteurs des évangiles. Ce dimanche, nous regardons ce qu'en dit l'évangéliste Jean, commenté par Élisabeth Parmentier, pasteure de l'Église luthérienne d'Alsace-Lorraine.
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17 mars 2026[Évangile du dimanche] Le relèvement de Lazare (Jn 11, 1-45)
La pierre d'un tombeau roulée, un homme mort depuis quatre jours qui se relève, une vie qui reprend dans un élan de pure nouveauté : l'Évangile de ce jour porte en lui les prémices de la résurrection du Christ. Pourtant, ce n'est pas Jésus qui sort du tombeau mais Lazare, l'un de ses amis. Jean, l'évangéliste qui décrit la scène, raconte qu'à la vue du tombeau et de tous ceux qui pleuraient, Jésus, lui aussi, a fondu en larmes. L'épisode de la mort de Lazare est l'un des plus poignants de l'Évangile. Pour le commenter, Béatrice Soltner reçoit le Père Sébastien Antoni, prêtre de la congrégation des Augustins de l'Assomption.
Droits image: Lazare sortant de son tombeau par Peter Paul Rubens (1606) ©Wikimedia commons
10 mars 2026[Évangile du quatrième dimanche de Carême] Sortons de nos aveuglements (Jn 9, 1-23)
L’Évangile de ce dimanche est une histoire de guérison avec un aveugle de naissance qui sort de sa longue nuit pour découvrir le jour. Face à lui, des hommes de loi qui ont des yeux pour voir mais qui pourtant les obstruent par l’épaisse couche que sont leurs certitudes et le jugement qu’ils portent sur les autres. Il est aussi question de Jésus qui agit pour le bien de l'autre mais sans ostension, sans laisser de trace, incognito. C'est Jean qui raconte la scène, au chapitre 9, alors qu'il rencontre une adversité de plus en plus tangible de la part de ceux qui le considèrent comme un empêcheur de tourner en rond qui pourrait bien menacer leur pouvoir. Explications du pasteur James Woody.
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3 mars 2026[Évangile du troisième dimanche de Carême] "Si tu savais le don de Dieu" (Jn 4, 5-42)
L’évangéliste Jean a l’art de nous faire entrer dans l’intimité de Jésus à travers des rencontres qu’il met en scène loin des foules, de visage à visage. C’est le cas lorsque le religieux Nicodème vient le voir de nuit. C'est aussi le cœur du formidable dialogue qui s’ouvre avec une femme de Samarie venue puiser de l’eau à l’heure la plus brûlante du jour. On y découvre un Jésus éveilleur, capable d’aider un être épris d’absolu à reconnaître sa soif la plus profonde. Explications de Sœur Anne Lécu, religieuse dominicaine.
Droits image: Henryk Siemiradzki, Jésus et la Samaritaine (1890) ©Wikimédia commons
24 février 2026[Évangile du deuxième dimanche de Carême] La métamorphose de Jésus (Mt 17, 1-9)
Alors que la période de Carême vient de s’ouvrir pour les chrétiens, l’Évangile de ce dimanche se colore des teintes de la Résurrection. Jésus y apparaît sur la montagne, avec un visage rayonnant, éclatant de blancheur, dialoguant avec Élie et Moïse, deux des personnages les plus illustres de la Bible. Ce récit, construit par l’évangéliste Matthieu, après la résurrection du Christ est une sorte de catéchèse en images pour signifier le sens du mystère pascal. Mystère d’un passage par la mort qui mène à la vie. Explications d'Antoine de la Fayolle, dominicain.
Droits image: Transfiguration, Alexandr Ivanov, 1824 ©Wikimédia Commons
17 février 2026[Évangile du premier dimanche de Carême] Jésus à l'épreuve du désert (Mt 4, 1-11)
Comment vivre avec notre fragilité en consentant au manque ? Existe-t-il une façon d’être avec les autres en refusant les miroirs de la séduction ? Pouvons-nous prendre des responsabilités sans devenir mégalomane et sombrer dans la folie des grandeurs ? À ces trois questions fondamentales, l’Évangile de ce dimanche apporte un éclairage radical. Et c’est Jésus en personne qui nous l’offre. Par trois fois le diable vient mettre à l’épreuve l’homme qu’il est mais aussi le Fils de Dieu que Jésus consent à être. Trois tentations dont il sortira victorieux en s’appuyant sur le roc de la parole. Explications de Nicole Fabre, pasteure de l'Église protestante unie de France.
Droits image: Le Christ au désert (Rivière, 1898) ©Wikimédia commons
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