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Lauréats du prix Pauline-Jaricot : Guillaume et Charles, deux frères à la rencontre des catholiques d’Asie centrale

Lauréats du prix Pauline-Jaricot : Guillaume et Charles, deux frères à la rencontre des catholiques d’Asie centrale

Un article rédigé par Jeanne d'Anglejan - RCF, le 10 janvier 2023  -  Modifié le 20 décembre 2023
Contre courant Lauréats du prix Pauline-Jaricot - Guillaume et Charles deux frères à la rencontre des catholiques d’Asie centrale

Cette année, les Œuvres pontificales missionnaires ont lancé pour la première fois le prix Pauline-Jaricot. Il invite des jeunes âgés de 18 à 30 ans à partir à la rencontre d’autres catholiques à travers le monde. Guillaume et Charles Sauvage sont frères. Ils sont partis à la rencontre des catholiques d’Asie centrale, et sont les lauréats du prix dans la catégorie "Meilleur reportage audio".

À Bichkek, capitale du Kirghizistan, devant l'église Saint-Michel ©Guillaume et Charles Sauvage À Bichkek, capitale du Kirghizistan, devant l'église Saint-Michel ©Guillaume et Charles Sauvage

 


RCF est partenaire du prix Pauline-Jaricot, organisé par les Œuvres pontificales missionnaires

Le lundi 9 janvier, fête de la bienheureuse Pauline Jaricot, les Œuvres pontificales missionnaires (OPM) sont heureuses de vous présenter les vainqueurs du premier concours du reportage missionnaire ! Le prix Pauline-Jaricot félicite les reportages dont le but est de témoigner de la vitalité de l’Église dans le monde. Il a pour objectif d’encourager les jeunes à découvrir et donner des nouvelles de la mission.

> Découvrir le prix Pauline-Jaricot


 

Découvrir les "jeunes pousses"

 

"Notre maison est leur maison." Depuis son couvent du sud du Kazakhstan, Sœur Irène raconte la façon dont elle vit le dialogue interreligieux. Là-bas, 90% des enfants viennent de familles musulmanes. La cohabitation avec la communauté de sœurs est harmonieuse : "Tout le monde sait ici que l’église est ouverte, on vit comme une grande communauté sans crainte de l’autre." Si les trois pays visités par les apprentis reporters garantissent la liberté de culte, les catholiques y sont largement minoritaires. Sur 35 millions d’habitants, l’Ouzbékistan compte 500 catholiques.

 

"Ils sont peu nombreux, mais ils méritent que leur voix porte." La paroisse du père Stanislas compte 20 fidèles. Il vit en Ouzbékistan depuis 22 ans, et constate que sa communauté ne grandit pas : "les gens d’origine européenne quittent le pays, aspirant à une vie meilleure". Au moins, les paroissiens se connaissent et vivent comme une famille. Après un grand voyage à travers les communautés catholiques du Kirghizistan, de l’Ouzbékistan et du Kazakhstan, Guillaume et Charles estiment que l'image de "jeunes pousses" utilisée par le pape François pour parler de ces communautés est pertinence.

 

Appelées à s'épanouir, ces communautés cultivent une foi vivante. Les nombreux échanges avec ces "catholiques du bout du monde" ont montré à Charles et Guillaume Sauvage la diversité des visages de l’Église. À la sortie de la messe, deux étudiants pakistanais vantent la liberté propre à ces pays : "Ici je peux faire grandir ma foi comme je veux."

 

Une Église aux multiples défis

 

"On ne peut pas évangéliser", explique une religieuse présente en Asie centrale. Malgré la liberté de culte, l’évangélisation reste interdite. Il s’agit donc d’œuvrer au sein de sa communauté, en faisant appel à différents outils. Ce peut être des maisons d’accueil pour les jeunes, des cours d’anglais ou des camps de vacances. Le tout dans le strict respect de l’autre et de son intégrité. Le Père Ladislav, dans le village du Kazakhstan, donne des cours de guitare et a monté un petit groupe de rock. La Sœur Zipora souligne la nécessité d’être présent dans les périphéries. Ce sont des outils qui permettent de communiquer autrement, la langue étant compliquée à maîtriser.

 

Là-bas comme ailleurs, la foi se transmet de génération en génération. La majorité des fidèles sont jeunes, ce qui contribue à créer une communauté dynamique. Par le passé, c'était le régime communiste qui faisait l'éducation des jeunes dans ces régions. "Les parents ne sont pas habitués à éduquer leurs enfants." Les clercs présents sur place proposent donc leur aide. L'idée est ainsi de créer de nouvelles générations de chrétiens pour le futur de l’église locale. Ces défis, les missionnaires les vivent comme une grâce. Ils se disent comblés au service de ces populations : "On fait de notre mieux, on reçoit l'amour de Dieu de leur part", rapporte une religieuse.

 

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