Yann Porte vous invite

Porte ouverte RCF - page 3

présentée par Yann Porte

Le regard d'un citoyen concerné sur son territoire, pour une transition intelligente de la société. 

Une invitation à l'engagement, en partenariat avec Motris.

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Episodes

  • Adrien Louandre
    7 septembre 2025

    Adrien Louandre, Dieu n'est pas mort en Enfer

    15 min
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    Rencontre avec l'auteur Adrien Louandre pour présenter son ouvrage "Dieu n'est pas mort en Enfer" sur la résistance des prêtres chrétiens dans les camps nazis, une émission enregistrée à l'occasion du festival des Chrétiens libertaires et révolutionnaires des Poussières de Goshen.
  • Guillaume Dezaunay et Yann Porte
    27 août 2025

    Guillaume Dezaunay, Le Christ rouge (2/2)

    15 min
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    Nul ne peut servir deux maîtres... Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l'argent » (Mt 6, 24). À travers les nombreuses paraboles des intendants, l'Évangile ne se prive pas de critiquer vigoureusement l'asservissement par l'argent et s'oppose à la propriété comme jouissance exclusive, de même qu'il rejette le pouvoir perçu comme maîtrise d'autrui.
    Selon le Christ, nos biens et nos statuts ne nous appartiennent pas vraiment mais sont des dons à partager. Notre autorité ne légitime pas notre domination mais oblige au service des autres. Dans bien des cas, pourtant, cet enseignement n'est guère accueilli ; pour nombre de chrétiens une foi authentique s'accommode fort bien de privilèges indécents.

    Comment briser la logique mortifère de l'appropriation et de la privatisation du monde ? S'inspirant des textes évangéliques, Guillaume Dezaunay invite à raviver en nous la soif de justice, à participer à la construction d'un autre régime économique et à déployer une spiritualité de la désappropriation et de la mise en commun. Jusqu'à parler d'un « Christ rouge ».

    Auteur et professeur agrégé de philosophie, Guillaume Dezaunay enseigne cette discipline dans un lycée à Metz ainsi qu'en maison d'arrêt. Il est l'auteur d'un roman publié en 2018 aux éditions Balland : La mort est un problème à résoudre.
  • Guillaume Dezaunay et Yann Porte
    20 août 2025

    Guillaume Dezaunay, Le Christ rouge (1/2)

    15 min
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    Nul ne peut servir deux maîtres... Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l'argent » (Mt 6, 24). À travers les nombreuses paraboles des intendants, l'Évangile ne se prive pas de critiquer vigoureusement l'asservissement par l'argent et s'oppose à la propriété comme jouissance exclusive, de même qu'il rejette le pouvoir perçu comme maîtrise d'autrui.
    Selon le Christ, nos biens et nos statuts ne nous appartiennent pas vraiment mais sont des dons à partager. Notre autorité ne légitime pas notre domination mais oblige au service des autres. Dans bien des cas, pourtant, cet enseignement n'est guère accueilli ; pour nombre de chrétiens une foi authentique s'accommode fort bien de privilèges indécents.

    Comment briser la logique mortifère de l'appropriation et de la privatisation du monde ? S'inspirant des textes évangéliques, Guillaume Dezaunay invite à raviver en nous la soif de justice, à participer à la construction d'un autre régime économique et à déployer une spiritualité de la désappropriation et de la mise en commun. Jusqu'à parler d'un « Christ rouge ».

    Auteur et professeur agrégé de philosophie, Guillaume Dezaunay enseigne cette discipline dans un lycée à Metz ainsi qu'en maison d'arrêt. Il est l'auteur d'un roman publié en 2018 aux éditions Balland : La mort est un problème à résoudre.
  • Yann Porte et Alexis Robert
    13 août 2025

    Alexis Robert, La simplicité volontaire d'un lanceur de possible

    15 min
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    Aux portes de la forêt de Brocéliande, Alexis Robert habite une kerterre qui se fond visuellement dans la nature. Le Breton était en quête d’un habitat aligné avec sa philosophie de vie?: « Nous ne sommes que de passage sur cette terre. Une espèce parmi tant d’autres. Et pas la mieux adaptée. »

    Sa cabane ronde, il l’a rêvée pendant 50 ans. Celui qui a eu plusieurs vies dans une vie a toujours été à contre-courant.

    Élevé chichement par une « grand-mère paralysée », le garçon a grandi en apprenant à se contenter de peu.

    Des fermes à l’usine, de l’enseignement à la première coopérative bretonne bio, la « sobriété heureuse » a toujours guidé ses pas tambour battant.

    Un état d’esprit devenu indissociable d’un mode de vie minimaliste. À la retraite, il a fait le choix de vivre en autarcie. Son cocon est né d’un chantier participatif il y a plus de 20 ans. « Ça mesure 10 m2, je n’ai pas besoin de plus », annonce-t-il, en poussant la porte vitrée de sa maisonnette.

    Elle a été modelée à la main, avec un mélange à base de chaux, de sable, de paille, de terre et de chanvre. Le dôme a, lui, été réalisé avec des branches de châtaignier, tressées à la façon d’un panier en osier. « Les tiges qui dépassent me servent de porte-manteaux », sourit celui qui optimise le moindre m2.

    Un lit, son bureau, le poêle à bois pour affronter les températures hivernales et des clowns en guise de déco… Voilà ses essentiels.


    Celui qui vit « au rythme des saisons » démarre ses journées avec «une salade de pissenlit, d’ortie et de plantain en écoutant France Inter. Car le végétarien vit sobrement jusque dans l’assiette.

    Sans frigo « mais avec un four solaire », il se ravitaille en épicerie bio une fois par mois pour varier ses plats à base de légumes du potager. Ni plus ni moins.

    Par ricochet, l’eau qu’il consomme, il la puise dans une source à trois kilomètres de sa kerterre, et sa douche, est alimentée par l’énergie solaire.

    Celui qui limitait l’utilisation de sa voiture à 5?000 kilomètres par an a fait le choix de s’en séparer. « C’est ça, l’esprit de la transition ? », sourit celui qui est auteur de plusieurs essais présentant son mode vie.

    La quête est « encore longue », dixit l’intéressé, mais celui qui perçoit 1050 € de retraite vit « heureux avec 150 € par mois » Le reste de son pécule ne dort pas en banque, l’octogénaire parraine « une trentaine d’enfants vulnérables » à travers le monde. Là où son argent «?est vraiment important. »

    Si Alexis Robert vit en apparence reclus, à des années-lumière du train de vie de milliers de Français, il partage aussi son havre de paix avec plusieurs habitants. « Ici, c’est la kerterre d’Évelyne, elle y vit depuis 2015, Moussa est, lui, là depuis trois ans…?», guide-t-il entre les bruyères.

    Sur les 2,5 hectares du site de La Guette, un écolieu est né.

    Berceau de nombreux rassemblements autour de l’écologie pour voir « éclore de nouveaux mondes », il est aussi devenu un refuge où «près de 2000 visiteurs » s’accordent une pause chaque année.

    J’aide les SDF comme les PDG à trouver un sens à leur vie à travers la culture de la terre. Ils se ressourcent dans un environnement préservé, en logeant dans une de nos paillourtes.

    Lui n’attend rien ou presque – 10 € de cotisation à l’association – en retour.

    Et accueille leur détresse comme nul autre pareil. Alexis Robert est un homme bon. Au sens noble du terme.

    Un utopiste qui prouve par l’exemple, qu’il n’existe pas une seule façon de laisser entrer la lumière, pas une seule façon, d’habiter la terre…
  •  Yann Porte et Alexis Robert
    6 août 2025

    Alexis Robert, La joie d'aider les autres

    14 min
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    Aux portes de la forêt de Brocéliande, Alexis Robert habite une kerterre qui se fond visuellement dans la nature. Le Breton était en quête d’un habitat aligné avec sa philosophie de vie?: « Nous ne sommes que de passage sur cette terre. Une espèce parmi tant d’autres. Et pas la mieux adaptée. »

    Sa cabane ronde, il l’a rêvée pendant 50 ans. Celui qui a eu plusieurs vies dans une vie a toujours été à contre-courant.

    Élevé chichement par une « grand-mère paralysée », le garçon a grandi en apprenant à se contenter de peu.

    Des fermes à l’usine, de l’enseignement à la première coopérative bretonne bio, la « sobriété heureuse » a toujours guidé ses pas tambour battant.

    Un état d’esprit devenu indissociable d’un mode de vie minimaliste. À la retraite, il a fait le choix de vivre en autarcie. Son cocon est né d’un chantier participatif il y a plus de 20 ans. « Ça mesure 10 m2, je n’ai pas besoin de plus », annonce-t-il, en poussant la porte vitrée de sa maisonnette.

    Elle a été modelée à la main, avec un mélange à base de chaux, de sable, de paille, de terre et de chanvre. Le dôme a, lui, été réalisé avec des branches de châtaignier, tressées à la façon d’un panier en osier. « Les tiges qui dépassent me servent de porte-manteaux », sourit celui qui optimise le moindre m2.

    Un lit, son bureau, le poêle à bois pour affronter les températures hivernales et des clowns en guise de déco… Voilà ses essentiels.


    Celui qui vit « au rythme des saisons » démarre ses journées avec «une salade de pissenlit, d’ortie et de plantain en écoutant France Inter. Car le végétarien vit sobrement jusque dans l’assiette.

    Sans frigo « mais avec un four solaire », il se ravitaille en épicerie bio une fois par mois pour varier ses plats à base de légumes du potager. Ni plus ni moins.

    Par ricochet, l’eau qu’il consomme, il la puise dans une source à trois kilomètres de sa kerterre, et sa douche, est alimentée par l’énergie solaire.

    Celui qui limitait l’utilisation de sa voiture à 5?000 kilomètres par an a fait le choix de s’en séparer. « C’est ça, l’esprit de la transition ? », sourit celui qui est auteur de plusieurs essais présentant son mode vie.

    La quête est « encore longue », dixit l’intéressé, mais celui qui perçoit 1050 € de retraite vit « heureux avec 150 € par mois » Le reste de son pécule ne dort pas en banque, l’octogénaire parraine « une trentaine d’enfants vulnérables » à travers le monde. Là où son argent «?est vraiment important. »

    Si Alexis Robert vit en apparence reclus, à des années-lumière du train de vie de milliers de Français, il partage aussi son havre de paix avec plusieurs habitants. « Ici, c’est la kerterre d’Évelyne, elle y vit depuis 2015, Moussa est, lui, là depuis trois ans…?», guide-t-il entre les bruyères.

    Sur les 2,5 hectares du site de La Guette, un écolieu est né.

    Berceau de nombreux rassemblements autour de l’écologie pour voir « éclore de nouveaux mondes », il est aussi devenu un refuge où «près de 2000 visiteurs » s’accordent une pause chaque année.

    J’aide les SDF comme les PDG à trouver un sens à leur vie à travers la culture de la terre. Ils se ressourcent dans un environnement préservé, en logeant dans une de nos paillourtes.

    Lui n’attend rien ou presque – 10 € de cotisation à l’association – en retour.

    Et accueille leur détresse comme nul autre pareil. Alexis Robert est un homme bon. Au sens noble du terme.

    Un utopiste qui prouve par l’exemple, qu’il n’existe pas une seule façon de laisser entrer la lumière, pas une seule façon, d’habiter la terre…
  • Yann Porte et Maxime Le Moing
    30 juillet 2025

    Maxime Le Moing et ses promenades sonores : la "Balade Zinzin" (2/2)

    14 min
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    Maxime Le Moing est un performeur et guide nature originaire de Metz. Il crée des expériences audios immersives mêlant écoute du vivant, savoir naturaliste, humour et créations originales.

    La "Balade Zinzin" est une promenade immersive et ludique, d’environ 45 minutes proposée à tout public, et adaptable jusqu’à 50 personnes dans laquelle Maxime Le Moing incarne un « guide nature fantasque et érudit », mariant science naturaliste, bioacoustique et imagination pour mettre en avant la vie sonore insoupçonnée autour de nous.

  • Yann Porte et Maxime Le Moing
    18 juillet 2025

    Maxime Le Moing et ses promenades sonores : la "Balade Zinzin" (1/2)

    14 min
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    Maxime Le Moing est un performeur et guide nature originaire de Metz. Il crée des expériences audios immersives mêlant écoute du vivant, savoir naturaliste, humour et créations originales.

    La "Balade Zinzin" est une promenade immersive et ludique, d’environ 45 minutes proposée à tout public, et adaptable jusqu’à 50 personnes dans laquelle Maxime Le Moing incarne un « guide nature fantasque et érudit », mariant science naturaliste, bioacoustique et imagination pour mettre en avant la vie sonore insoupçonnée autour de nous.

  • Guy Gilbert et Yann Porte
    5 juillet 2025

    Guy Gilbert, l'homme qui transformait la violence en Amour

    14 min
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    Guy Gilbert est né en Charente-Maritime, à Rochefort sur mer, le 12 septembre 1935 dans une famille ouvrière de quinze enfants.

    Sa vocation se déclare très tôt, à l’âge de treize ans et c’est comme séminariste qu’il accomplit son service militaire en pleine guerre d’Algérie. C'est à Alger qu'il finit son séminaire. Il est ordonné prêtre en 1965 et nommé vicaire à Blida en Algérie. Il est prêtre du diocèse d'Alger de 1965 à 1970. Là-bas, Guy GILBERT rencontre dans la rue un enfant de 12 ans qui vient se réfugier chez lui et  réoriente sa vocation vers l’aide et l’éducation spécialisée envers les enfants des rues et les marginaux. Après 13 années en Algérie, Guy GILBERT retourne à Paris en 1972. Il s’installe alors dans le 19ème arrondissement et sillonne en moto les rues de la capitale afin de venir en aide aux adolescents livrés à eux-mêmes. Afin de comprendre au mieux ce que ces derniers peuvent vivre, il adopte leur apparence vestimentaire et leur langage, ce qui lui vaudra le surnom de « prêtre des loubards ». Il obtient son diplôme d’éducateur spécialisé. Dans les années 70, alors qu’il travaille pour une équipe de prévention dans les rues de Paris et organise des camps de jeunes dans les Gorges du Verdon, l’idée naît de créer sa propre structure d’aide aux jeunes, ce sera l’aventure de la Bergerie de Faucon.


    De retour à Paris, il exerce son activité de prêtre dans la rue et devient éducateur spécialisé pour les jeunes délinquants dans le 19e arrondissement. 
    En 1974, grâce à un legs, Guy Gilbert achète une ferme à La Palud-sur-Verdon, « une ruine loin de Paris », pour y installer un lieu d'accueil, la « Bergerie de Faucon » où, avec une équipe d'éducateurs, il tente de réinsérer des jeunes en difficulté, par le travail et le lien avec les animaux. 
    Le 12 avril 2003, il officie pendant le mariage du prince Laurent de Belgique, fils cadet du roi Albert II de Belgique, et de Claire Coombs en la cathédrale Saints-Michel-et-Gudule de Bruxelles. En 2011, il participe à la première communion de leur fille, la princesse Louise. 
    En 2005, le président de la République Jacques Chirac le nomme chevalier de la Légion d'honneur, un insigne que lui remet l'abbé Pierre un an plus tard. 
    Il siège comme « personnalité qualifiée » au cabinet du Défenseur des droits. 
    Il est chroniqueur dans le quotidien La Croix et sur Radio Notre-Dame. 


    Le 9 décembre 2017 il participe à la cérémonie de funérailles du chanteur Johnny Hallyday à l'église de la Madeleine à Paris, toujours avec son célèbre blouson de cuir noir. 


    Le 7 décembre 2018, il est fait chanoine de la cathédrale Notre-Dame de Paris. 
    Toute sa vie, Guy Gilbert s'est occupé des loubards parisiens. Il relate ses activités dans ses livres. Il défend ces jeunes rejetés par la société et rappelle la responsabilité de notre société d'exclusion dans l'état de ces derniers. 


    Guy Gilbert est connu pour son registre de langue emprunté à la rue et pour son aspect de loubard puisqu'il arbore volontiers un blouson en cuir bardé de badges. 
    Il était régulièrement invité à l'émission radiophonique Les Grosses Têtes de Philippe Bouvard sur RTL. Il participe à des émissions à forte audience aussi bien à la radio (ex. : Europe 1, Sud Radio, France Inter…) qu'à la télévision (ex. : TF1, France 2, M6, LCI, TV5 Monde, Public Sénat…). Il témoigne de son expérience et de son espérance en écrivant une quarantaine de livres. Il intervient dans de nombreux débats et conférences partout en France et même à l'étranger, dans les pays de l'Est et jusqu'en Amérique du Nord. 
    Il intervient aussi chaque mercredi de 22 heures à minuit sur les ondes de Radio Notre-Dame dans l'émission Écoute dans la Nuit. 
    En Belgique, le père Guy Gilbert a concélébré la messe du mariage de son ami le prince Laurent de Belgique avec Claire Coombs et a baptisé leurs trois enfants : la princesse Louise, les princes Nicolas et Aymeric. Il célèbre le mariage de Jamel Debbouze et Mélissa Theuriau le 7 mai 2008, puis celui de Stromae le 12 décembre 2015 à Malines. 
    En 2006, il a concélébré une messe en l’honneur du fondateur de l'Opus Dei, Josemaria Escriva de Balaguer, à Paris avec André Vingt-Trois. 
    Le 20 décembre 2007, il accompagne le président Sarkozy au Vatican pour une visite officielle au pape Benoît XVI. Le 11 septembre 2015, à l'occasion de ses 80 ans et de ses cinquante ans de sacerdoce, il est invité à célébrer une messe avec le pape François, en la chapelle de la Maison Sainte-Marthe. Le 9 décembre 2017, il officie lors des obsèques de Johnny Hallyday à l'église de la Madeleine. 


    « Notre monde est fou. Tout va trop vite. Pas seulement les transports ou les nouvelles technologies. On ne mange même plus, on bouffe dans des "fast food". On ne parle plus, on jacasse sans arrêt. Une information-marchandise chasse la précédente. On ne regarde pas, on zappe. On ne vit pas, on survit. Il est urgent de prendre le temps de la lenteur.
    Refuse la précipitation, garde du temps pour toi. Tu apprendras que le monde est magnifique si tu sais le contempler ; que la nature apporte de la joie si on la respecte et qu'on collabore avec elle ; que les humains sont passionnants, qu'ils méritent notre attention, au sein de la famille, au travail, dans le cercle de nos amis…
    Et tu apprendras aussi à t'écouter, à te valoriser, à t'aimer. Alors, aie de la bienveillance pour toi-même, et goûte à la beauté du monde ! »
    Guy Gilbert

  • Guy Gilbert et Yann Porte
    28 juin 2025

    Guy Gilbert, les 90 ans du prêtre des loubards

    15 min
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    Guy Gilbert est né en Charente-Maritime, à Rochefort sur mer, le 12 septembre 1935 dans une famille ouvrière de quinze enfants.

    Sa vocation se déclare très tôt, à l’âge de treize ans et c’est comme séminariste qu’il accomplit son service militaire en pleine guerre d’Algérie. C'est à Alger qu'il finit son séminaire. Il est ordonné prêtre en 1965 et nommé vicaire à Blida en Algérie. Il est prêtre du diocèse d'Alger de 1965 à 1970. Là-bas, Guy GILBERT rencontre dans la rue un enfant de 12 ans qui vient se réfugier chez lui et  réoriente sa vocation vers l’aide et l’éducation spécialisée envers les enfants des rues et les marginaux. Après 13 années en Algérie, Guy GILBERT retourne à Paris en 1972. Il s’installe alors dans le 19ème arrondissement et sillonne en moto les rues de la capitale afin de venir en aide aux adolescents livrés à eux-mêmes. Afin de comprendre au mieux ce que ces derniers peuvent vivre, il adopte leur apparence vestimentaire et leur langage, ce qui lui vaudra le surnom de « prêtre des loubards ». Il obtient son diplôme d’éducateur spécialisé. Dans les années 70, alors qu’il travaille pour une équipe de prévention dans les rues de Paris et organise des camps de jeunes dans les Gorges du Verdon, l’idée naît de créer sa propre structure d’aide aux jeunes, ce sera l’aventure de la Bergerie de Faucon.


    De retour à Paris, il exerce son activité de prêtre dans la rue et devient éducateur spécialisé pour les jeunes délinquants dans le 19e arrondissement. 
    En 1974, grâce à un legs, Guy Gilbert achète une ferme à La Palud-sur-Verdon, « une ruine loin de Paris », pour y installer un lieu d'accueil, la « Bergerie de Faucon » où, avec une équipe d'éducateurs, il tente de réinsérer des jeunes en difficulté, par le travail et le lien avec les animaux. 
    Le 12 avril 2003, il officie pendant le mariage du prince Laurent de Belgique, fils cadet du roi Albert II de Belgique, et de Claire Coombs en la cathédrale Saints-Michel-et-Gudule de Bruxelles. En 2011, il participe à la première communion de leur fille, la princesse Louise. 
    En 2005, le président de la République Jacques Chirac le nomme chevalier de la Légion d'honneur, un insigne que lui remet l'abbé Pierre un an plus tard. 
    Il siège comme « personnalité qualifiée » au cabinet du Défenseur des droits. 
    Il est chroniqueur dans le quotidien La Croix et sur Radio Notre-Dame. 


    Le 9 décembre 2017 il participe à la cérémonie de funérailles du chanteur Johnny Hallyday à l'église de la Madeleine à Paris, toujours avec son célèbre blouson de cuir noir. 
    Le 7 décembre 2018, il est fait chanoine de la cathédrale Notre-Dame de Paris. 


    Toute sa vie, Guy Gilbert s'est occupé des loubards parisiens. Il relate ses activités dans ses livres. Il défend ces jeunes rejetés par la société et rappelle la responsabilité de notre société d'exclusion dans l'état de ces derniers. 


    Guy Gilbert est connu pour son registre de langue emprunté à la rue et pour son aspect de loubard puisqu'il arbore volontiers un blouson en cuir bardé de badges. 
    Il était régulièrement invité à l'émission radiophonique Les Grosses Têtes de Philippe Bouvard sur RTL. Il participe à des émissions à forte audience aussi bien à la radio (ex. : Europe 1, Sud Radio, France Inter…) qu'à la télévision (ex. : TF1, France 2, M6, LCI, TV5 Monde, Public Sénat…). Il témoigne de son expérience et de son espérance en écrivant une quarantaine de livres. Il intervient dans de nombreux débats et conférences partout en France et même à l'étranger, dans les pays de l'Est et jusqu'en Amérique du Nord. 
    Il intervient aussi chaque mercredi de 22 heures à minuit sur les ondes de Radio Notre-Dame dans l'émission Écoute dans la Nuit. 


    En Belgique, le père Guy Gilbert a concélébré la messe du mariage de son ami le prince Laurent de Belgique avec Claire Coombs et a baptisé leurs trois enfants : la princesse Louise, les princes Nicolas et Aymeric. Il célèbre le mariage de Jamel Debbouze et Mélissa Theuriau le 7 mai 2008, puis celui de Stromae le 12 décembre 2015 à Malines. 
    En 2006, il a concélébré une messe en l’honneur du fondateur de l'Opus Dei, Josemaria Escriva de Balaguer, à Paris avec André Vingt-Trois. 
    Le 20 décembre 2007, il accompagne le président Sarkozy au Vatican pour une visite officielle au pape Benoît XVI. 
    Le 11 septembre 2015, à l'occasion de ses 80 ans et de ses cinquante ans de sacerdoce, il est invité à célébrer une messe avec le pape François, en la chapelle de la Maison Sainte-Marthe. 
    Le 9 décembre 2017, il officie lors des obsèques de Johnny Hallyday à l'église de la Madeleine. 
    « Notre monde est fou. Tout va trop vite.


    Pas seulement les transports ou les nouvelles technologies. On ne mange même plus, on bouffe dans des "fast food". On ne parle plus, on jacasse sans arrêt. Une information-marchandise chasse la précédente. On ne regarde pas, on zappe. On ne vit pas, on survit.
    Il est urgent de prendre le temps de la lenteur.


    Refuse la précipitation, garde du temps pour toi. Tu apprendras que le monde est magnifique si tu sais le contempler ; que la nature apporte de la joie si on la respecte et qu'on collabore avec elle ; que les humains sont passionnants, qu'ils méritent notre attention, au sein de la famille, au travail, dans le cercle de nos amis…
    Et tu apprendras aussi à t'écouter, à te valoriser, à t'aimer. Alors, aie de la bienveillance pour toi-même, et goûte à la beauté du monde ! »
    Guy Gilbert

  • Bruno Altmayer et Yann Porte
    21 juin 2025

    Bruno Altmayer, peintre réaliste visionnaire

    15 min
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    Bruno Altmayer, peintre mosellan originaire de Vaudreching définit lui-même l'art visionnaire auquel il appartient de la manière suivante: "La peinture visionnaire est un courant atemporel, qui ne peut s’apparenter à, et qui n’inclut pas : l’abstraction, les taches en particulier, les peintures décoratives, du showbiz, de l’art contemporain financiarisé, les installations, etc ! Pour se prévaloir du terme visionnaire il est nécessaire, comme cela est décrit dans l’intitulé de mon groupe « réalisme de l’imaginaire », il est nécessaire d’avoir une maîtrise technique pour la forme (comme les peintres des cavernes qui étaient de grands artistes reliés au monde du vivant et de la spiritualité et qui ont beaucoup inspiré les modernes), Bosch, Durer, Grünewald, Friedrich, Böcklin, plus proches de nous Dali... 
    Ainsi qu’une vision engagée du monde, pour le fond … Être un artiste authentique… on en voit de moins en moins et on croise de plus en plus d’artistes sincères, certes, mais qui sont sincères dans leur démarche égotique, superficielle, plagiant souvent, ne dégageant la plupart du temps aucune personnalité propre à LEUR art qui leur permettrait d’être identifiable au premier coup d’œil (un des critères pour l’authenticité) …
    La question de la peinture est une vaste question et celle de la peinture visionnaire plus encore et demanderait la lecture de quelques ouvrages de référence comme celui de Michel Random, ou celui d’Hervé Seranne grand collectionneur d’Art Visionnaire contemporain ( Margotton, Di Maccio, Roland Cat, Yves Thomas…) directeur de la feu galerie RÂ à Paris". Bruno Altmayer passe son enfance à Vaudreching, un petit village de Moselle où sa conscience s'éveille très tôt à la beauté de la nature et à la nécessité de préserver l'environnement et la biodiversité ; ses parents tiennent un café-tabac et une station-service Ozo, puis Total, ce qui confrontera directement le jeune homme aux aspects économiques et géopolitiques des premier et deuxième chocs pétroliers.

    Il effectue ses études secondaires au lycée Henri-Poincaré de Nancy de 1976 à 1979, avec obtention d'un baccalauréat A7bis (littérature, spécialisation arts plastiques et histoire de l'art). Il est ensuite étudiant à l'École supérieure des arts décoratifs de Strasbourg, où il obtient en 1983, sous la direction de Camille Claus, un diplôme de peinture avec félicitations du jury et Prix de la ville[1]. Il effectue une dernière année avec Sarkis Zabunyan comme directeur d'études.

    De 1984 à 1986, il travaille à Saint-Avold comme vitrailliste, en créant la société ArtVitAl en succession du maître verrier Arthur Schouler (1927-1984), puis collabore avec les établissements Jean Salmon de Woippy pour la création de vitraux dans des édifices publics et religieux du Grand Est et pour des commandes de particuliers en France, Allemagne et Luxembourg.

    En 2011, après s'être établi successivement à Strasbourg, Saint-Julien-lès-Metz, Marly et Saint-Nabord, il installe son atelier de peinture au centre-ville de Saint-Avold, où il enseigne et expose à plusieurs reprises. Il quitte la cité naborienne en 2019 pour La Gacilly, village d'artistes et d'artisans d'art dans le Morbihan, y créant son atelier-galerie « La maison de Gaïa ». En 2022, il revient en Moselle pour s'installer définitivement à Vaudreching, le village de son enfance, afin d'y construire son nouvel atelier.

    En 2015, à l'occasion du millénaire de la cathédrale de Strasbourg, il est le seul Lorrain parmi les vingt-quatre artistes choisis par l'archevêché pour illustrer les sept demandes du Notre Père.

    Bruno Altmayer est inscrit à La Maison des artistes depuis 1989. Il est sociétaire des Artistes lorrains depuis 2012 et a fait partie pendant dix-sept ans des Artistes indépendants d'Alsace. Depuis 2024, il est membre du Cercle des artistes européens. Il est inscrit à l'I-Cac, organisme indépendant de référencement et de cotation des artistes peintres professionnels en activité.

    Inspiration, style et techniques
    Influencé depuis son adolescence par le symbolisme, le surréalisme, le romantisme et le préraphaélisme, Altmayer se définit comme peintre réaliste-visionnaire et "peintre témoin"pour se différencier des peintres réalistes descriptifs.

    Ses sources d'inspiration sont notamment l'écologie, les civilisations des peuples autochtones (Amérindiens, Aborigènes d'Australie, etc.), le chamanisme, l'Apocalypse dans le sens étymologique de révélation et dévoilement de la conscience, la collapsologie, le bouddhisme, le Tibet, l'Inde…

    Des œuvres littéraires ont eu une influence fondatrice sur sa théorie de la vision globale ou du « deuxième regard », comme L'Apocalypse de Jean (1908) de Rudolf Steiner, Narcisse et Goldmund de Hermann Hesse, ou certains livres de Marlo Morgan, Jiddu Krishnamurti, Jean-Émile Charron et Teresa Carolyn McLuhan.

    Altmayer pratique le dessin au crayon Wolff à ses débuts, la gouache, le pastel sec, sur différents supports, mais principalement l'huile sur toile, en employant la technique alla prima. Il fabrique lui-même les encadrements, conçus en fonction de la thématique du tableau.

    Il a réalisé en 2015 deux peintures murales d'anges musiciens dans l'église d'Alsting et en 2016 le carton de la grande tapisserie « Transcendance » de la chapelle des Prêtres du Sacré-Cœur de Metz. Il a également réalisé des fresques murales décoratives d'intérieur pour des particuliers.

  • Serge Hefez et Yann Porte
    14 juin 2025

    Serge Hefez, Quête d'identité et transition de genre

    14 min
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    À la fois psychiatre et psychanalyste, Serge Hefez est responsable de l'unité de thérapie familiale dans le service de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent à l'hôpital de la Pitié-Salpétrière à Paris. Parallèlement, en tant que spécialiste du VIH, il dirige l'ESPAS, l'espace social et psychologique d'aide aux personnes touchées par le sida.
    C'est également en qualité d'expert qu'il intervient à l'Institut national pour l'éducation à la santé et sur les problèmes liés à la toxicomanie.

    Passionné par son métier et par les problématiques liées à la famille, Serge Hefez écrit régulièrement pour le magazine Psychologies et a publié de nombreux ouvrages, notamment La Danse du couple, Quand la famille s'emmêle, Dans le coeur des hommes ou Scènes de la vie conjugale.

    Toujours soucieux de communiquer sur la famille pour aider les gens à déculpabiliser, le psychiatre a créé un blog, en collaboration avec Libération : Familles, je vous haime, dans lequel il rebondit sur l'actualité, en observant la place de l'homme, la différence des sexes, la violence...

    Depuis quelques années, des jeunes de plus en plus nombreux remettent en question les frontières balisées du genre. Ils sont de genre neutre, fluide, transgenres ou agenres. Ils refusent les étiquettes, les fixations identitaires et réclament le droit de dépasser les frontières entre masculin et féminin. Ces évolutions suscitent parfois un désarroi, voire des inquiétudes auprès des soignants, des parents, des éducateurs et des thérapeutes. Comment comprendre et accompagner les interrogations sur le genre exprimées par les adolescents ? Comment entendre ces revendications qui traversent nos sociétés ?
  • Rose Georges, Yann Porte et Valérie Pierrot
    7 juin 2025

    Rose Georges et Valérie Pierrot, le cercle spirite Allan Kardec de Nancy

    15 min
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    Champ inépuisable de réflexion, la philosophie spirite découle de la manifestation des esprits et apporte des réponses aux questions existentielles du sens de la vie, de son origine et de la place de l’être humain dans la société.


    Le spiritisme résulte de l’enseignement de milliers de communications avec des personnes décédées appelées esprits. Domaine d’expérimentation depuis les années 1850, il est basé sur l'observation et l’analyse des manifestations produites par ces esprits, par l’intermédiaire de personnes ayant une sensibilité particulière appelées médiums.

    Le spiritisme se définit comme une science d’observation, s’intéressant aux phénomènes inexpliqués et délaissés par la science matérialiste, dans une réelle démarche d’analyse à caractère scientifique.
    Démystifiant les mécanismes de la vie et de la mort, de l’existence de l’esprit et de sa destinée, des interactions entre le monde des morts et le monde des vivants, le spiritisme traite de la nature, de l'origine, et de la destinée des esprits, ainsi que leurs rapports avec le monde matériel.

    Du milieu du 19e siècle jusqu’aux années 30, de nombreux scientifiques ont étudié minutieusement les phénomènes spirites, apportant les preuves de l’existence de l’esprit au-delà de la matière par multiples expériences, sous couvert de protocoles expérimentaux rigoureux.



    La somme de tous ces enseignements a permis d’approfondir les lois spirites quant aux facultés psychiques et phénomènes médiumniques, apportant un éclairage inédit sur la capacité des esprits, l’impact de la force pensée, et les possibles contacts avec les esprits désincarnés.

    Le souhait universel des esprits est que chaque être humain évolue intellectuellement, moralement et spirituellement tout en participant à la transformation progressive de l’humanité.
  • Jacques Noël et Yann Porte
    31 mai 2025

    Jacques Noël et l'Amicale du fort Driant d’Ars-sur-Moselle

    15 min
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    Dans les bois entre Ars-sur-Moselle et Ancy-Dornot, l'amicale du fort Driant réhabilite le fort du même nom. « Nous espérons que dans quelques années, ce site devienne un incontournable de la région », souhaite Jacques Noël, président de cette association qui comporte plusieurs dizaines de passionnés très actifs dans la réhabilitation du fort, le nettoyage de ses abords et la constitution du musée qui se trouve à l’intérieur de certains ouvrages.



    Construit par les Allemands durant la première annexion et baptisé Feste Kronprinz, le fort Driant est inauguré le 19 mai 1913 par l'empereur Guillaume II. Sa construction avait débuté en 1899.

    Driant n'a pas joué de rôle durant la Grande Guerre, mais il fut l'un des derniers à se rendre à la fin de la bataille de Metz, au cours de la Deuxième Guerre mondiale.

    Domaine militaire, aujourd'hui interdit au public, Driant est l'un des plus vastes parmi de la ceinture fortifiée de Metz, l’une des villes les plus fortifiées du monde en 1914.

    Le fort a servi de garnison allemande au début du XXe siècle, mais aussi d'usine d'aviation accueillant des travailleurs forcés slaves sous le joug du IIIe Reich en 1944. Le site reste un terrain militaire en activité. Il est donc interdit de s'y rendre sans autorisation. Des visites sont cependant possibles, sur demande, auprès de l'amicale du fort Driant. Les bénévoles de l'amicale du fort Driant ont livré un travail considérable pour réhabiliter le fort dont l’emprise s’étend sur 144 hectares.

    De nombreux soldats sont tombés pendant la bataille du fort Driant en septembre octobre 1944, aussi bien allemands qu'américains. L'amicale du fort Driant est encore à la recherche des corps de certains disparus.
  • Yann Porte et Jean-Yves Leloup
    24 mai 2025

    Jean-Yves Leloup, les portes de la transfiguration sont toujours ouvertes

    34 min
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    Jean Yves Leloup est né le 24 janvier 1950 à Angers. Il y vit une enfance et une adolescence difficile. Suite à un « lent dérèglement de tous les sens », il est découvert dans un fossé d’Istanbul et déclaré cliniquement mort. C’est un tournant pour lui. Une fois réanimé et rétabli, il développe un intérêt pour les expériences d’éveil dont témoignent les spirituels de différentes religions. Il y reconnaît comme un écho de ce qu’il a rencontré dans cet état de coma profond. Il se rend ensuite au mont Athos où il est baptisé et initié à la tradition chrétienne orthodoxe et à la pratique de la méditation hésychaste. Revenu en France, il entre dans l’ordre des dominicains à Toulouse pour poursuivre ses études de patrologie et de théologie, il y est ordonné prêtre en 1978.

    C’est dans le cadre de ses études chez les dominicains qu’après l’université de Toulouse, il travaille à l’université de Strasbourg sous la direction du professeur J. Ménard. Il s’intéresse à la bibliothèque de Nag Hammadi et publie ses premiers travaux : l’Evangelium veritatis (codex Jung), l’Évangile de Thomas, puis plus tard l’Évangile de Marie et l’Évangile de Philippe.

    C’est également lors de son séjour à Strasbourg qu’il développe sa connaissance des mystiques Rhénans (Eckhart, Tauler, Suzo …) et qu’il rencontre Graf Durchkeim. Il est formé à ce que celui-ci appelle la « psychohérapie initiatique ».

    Nommé Research assistant à l’Université de New York (Syracuse university), il participe avec le professeur Huston Smith et Ken Wilber a une plus ample divulgation de la Philosophia Perennis aux États-Unis. Avec le professeur David Miller, il fait mieux connaître le monde de l’imaginal tel qu’il a été transmis par Henri Corbin. Il collabore également à divers projets cinématographiques pour M. Productions.

    C’est à Los Angeles qu’il découvre les différentes psychologies transpersonnelles (Ch. Tart, Stanley Krippner). Il est alors professeur de philosophie au lycée/université français de Los Angeles. Durant ses temps de loisir, il rencontre Krisnamurti, Swami Muktananda, Gurumayi, le maître Zen Maezumi Roshi et d’autres personnalités religieuses et spirituelles. Rappelé en France par l’ordre dominicain, il dirige à la suite du père Maillard et avec Bernard Rérolle, le centre international de la Sainte Baume. C’est là qu’il fonde l’Institut pour la rencontre et l’étude des civilisations et organise de nombreux colloques dont la mémoire est gardée dans les annales des éditions de l’Ouvert. E. Lévinas, A. Abécassis, Professeur Keller, A. Desjardins, M. M. Davy, A. Chouraqui seront parmi ses hôtes. Il y organise aussi le premier colloque de psychologie transpersonnelle en France avec Pierre Weil, Anne Ancelin Schützenberger et un congrès autour de l’oeuvre de Karl Graf Durchkeim.

    C’est également à la Sainte Baume qu’il développe son intérêt pour Marie Madeleine et la présence du féminin dans l’histoire du christianisme. Ses réflexions sur la dimension sacrée de la relation homme/femme, « à l’image de Dieu » le conduise au sacerdoce marié tel qu’il est reconnu dans le christianisme orthodoxe depuis les origines. Il est accueilli par Monseigneur Vigile de l’église orthodoxe française, alors en communion avec l’église de son baptême (Russes hors frontières). L’ E O F appartient aujourd’hui à la communion des églises orthodoxes occidentales. Au cours de nombreux enseignements au Brésil (universités de Sao Paulo, Brasilia, Rio, etc. ) il crée avec Pierre Weil, Monique Thoening et Roberto Crema, la première université holistique internationale qui deviendra la fondation pour la paix (Unipaz) reconnue par l’Unesco. Cette fondation est aujourd’hui un réseau vivant de différentes écoles particulièrement en Amérique du Sud.

    S’inspirant des Thérapeutes d’Alexandrie, il fonde également à Brasilia, le Collège International des Thérapeutes qui se développera sur le continent américain et en Europe.
  • Robert Staub
    17 mai 2025

    Robert Staub, Jeanne des Armoises était-elle Jeanne d'Arc ?

    15 min
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    Robert Staub est un passionné d'histoire alternative et hétérodoxe. Le gîte du clos de Domrémy-la-Pucelle n’a rien à envier au centre d’interprétation de Jehanne, attenant à la maison natale de Jeanne d’Arc, à seulement 200 m au bout de la rue. Robert Staub, son propriétaire, est même devenu une petite légende parmi les passionnés de la pucelle de Lorraine.

    Il nous a ouvert les portes de son établissement, devenu au fil des ans un véritable musée dédié à sa légende.Toute l’année, il reçoit des visiteurs friands de ses histoires du XVe siècle - quand Jeanne d’Arc n’était encore que Jehanne. Pour découvrir son mythe, s’en inspirer, ou pour corroborer ses convictions, dans sa maison d’hôte ouverte en 2002, le septuagénaire accueille toutes sortes d’érudits, de journalistes et d’écrivains adeptes de l'Histoire non officielle.

    Des Néerlandais, des Anglais, des Américains révisionnistes ou de simples curieux viennent régulièrement chercher le mystère de cet étrange destin que celui de Jeanne.

    Robert Staub défend la thèse de sa survivance, elle ne serait pas morte sur le bûcher de Rouen en 1431 pas plus qu'elle ne serait née en 1412 mais en 1407. Elle aurait donc continué à vivre sous l'identité de la femme du Seigneur de Jaulny, Robert des Armoises où elle serait morte en 1449. Le mystère perdure malgré les dénégations des historiens tenants de la version officielle.
  • Yann Porte et Omar Youssef Souleimane
    10 mai 2025

    Omar Youssef Souleimane, "La France m'a sauvé la vie !"

    14 min
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    Omar Youssef Souleimane est journaliste et poète syrien, né en 1987 près de Damas. Il passe son adolescence en Arabie Saoudite, où il suit une éducation coranique tout en se nourrissant de la poésie d’Éluard et d’Aragon. Entre 2006 et 2010, il est correspondant de la presse syrienne et publie ses premiers poèmes. Clandestin, il est exfiltré à Paris, où il vit aujourd’hui.

    Il a publié aux Éditions Le temps des cerises un recueil de poèmes, Loin de Damas et un récit en 2018, Le petit terroriste puis un roman Le dernier Syrien en 2020,aux Éditions Flammarion. Dans Etre français, il s'interroge sur sa nouvelle identité: "Je vis une nouvelle naissance, j’ai une nouvelle mère, la France. Comment ne pas considérer ainsi la terre qui m’a protégé, qui m’a offert la liberté de m’exprimer, qui m’a sauvé de la tyrannie et qui m’a donné ce cadeau, la citoyenneté ? Du fait de la situation sanitaire, la cérémonie prévue à l’occasion de la remise de la carte d’identité a été annulée. Qu’importe, j’ai fait ma propre cérémonie avec mes amis. Certains sont nés ici, d’autres ailleurs. Nous sommes tous allés manger un couscous, le plat préféré des Français. Nous avons trinqué avec du vin italien, et écouté Rachid Taha et Barbara. Voilà la France que j’aime."

    Dans ce récit, à la fois politique et poétique, Omar Youssef Souleimane, arrivé de Syrie en 2012 et citoyen français depuis 2022, revient sur son parcours semé d’embûches et de solitude tout en racontant son attachement charnel et littéraire pour son nouveau pays.
  • Daniel Sibony
    3 mai 2025

    Daniel Sibony, psychanalyse du conflit israelo-palestinien

    15 min
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    En partenariat avec le forum IRTS du Ban Saint-Marin. Merci à son programmateur Loïc Millot d'avoir rendu cette rencontre possible.

    Daniel Sibony est un philosophe et psychanalyste français.

    Né dans une famille juive habitant la médina, sa langue maternelle est l'arabe dialectal marocain, sa langue cultuelle, l'hébreu biblique. À 5 ans, il commence à apprendre le français.



    Sa famille émigre à Paris en 1955, où il finit ses études secondaires, puis étudie les mathématiques à l'université. En 1967, il soutient une thèse de doctorat de 3e cycle en mathématiques intitulée "Travaux sur la théorie du potentiel", et réalise une carrière universitaire, devenant assistant, puis maître de conférence en 1967. Il est professeur à l'UPMC jusqu'en 2000, y animant, outre ses cours, toutes sortes de séminaires et d'expériences.



    En 1985, il soutient une thèse de doctorat de 3e cycle en philosophie à l'Université de Paris I, intitulée ""Passages de lettre" dans la tradition juive du Libre".

    Il se forme en psychanalyse avec Lacan, et devient psychanalyste à 32 ans. La collaboration avec Lacan fut très personnelle : Lacan a assisté plusieurs années au séminaire de Daniel Sibony à Vincennes sur "Topologie et interprétation des rêves".

    À partir de 1974, Daniel Sibony donne à Paris un séminaire indépendant consacré aux questions thérapeutiques et aux pratiques créatives et symboliques dans leurs rapport à l'inconscient.



    Ses publications concernent aussi bien la psychanalyse que la philosophie (Bergson, Heidegger) ou le judaïsme, l'islam et le conflit israélo-palestinien.

    son site : http://www.danielsibony.com/
  • Renaud Evrard Yann Porte
    19 avril 2025

    Renaud Evrard et le festival des Anomalies

    14 min
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    Renaud Evrard est enseignant-chercheur en psychologie à l'Université de Lorraine, tout en assurant une consultation de psychologue clinicien au sein du Centre d'information et de recherche et de consultation sur les expériences exceptionnelles (CIRCEE) qu'il a cofondé en 2009. Il a publié Phénomènes inexpliqués, Editions humenssciences, 2023; On m'a parfois comparé à un arbre. Ecobiographie de Jean-Marie Pelt, 2023; La Mort. Une expérience. Editions universitaires de Lorraine, 2022; Expériences de Mort Imminente, Albin Michel, 2024. Il a été le premier français élu président de la Parapsychological Association, l'institution internationale de référence sur les phénomènes inexpliqués.

    Il est l'un des organisateurs de Festival des Anomalies où télépathie, prémonition, poltergeist ou encore Ovnis, yeti japonais, médiumnité, expériences de mort imminente, guérisons énergétiques… seront abordés par des chercheurs et spécialistes lors de la 2ème édition du Festival des anomalies, les 26 et 27 avril 2025 à l'Archéosite celte de Mondelange, en Moselle.

    L’idée de créer ce festival est née d’échanges avec une librairie de la région de Metz, La Petite Librairie d’Ars-sur-Moselle, et de l’envie commune de créer un salon du livre dédié aux phénomènes inexpliqués, en y invitant des chercheurs et spécialistes de ces sujets. La mairie de Mondelange a aussitôt été intéressée par ce projet, car elle avait déjà organisé un Salon de l’étrange qui avait rencontré un beau succès.

    Rien d’étonnant : on estime que 30 à 50 % de la population occidentale vit au moins une fois dans sa vie une expérience exceptionnelle. Si l’on y ajoute ceux qui n’en ont pas vécu, mais qui s’y intéressent ou croient en leur existence, cela touche encore plus de monde.

    Le terme d'"anomalies" a l’avantage d’être inclusif et permet de garder une vision très ouverte, avec la possibilité d’accueillir toutes les expériences dites « anormales » ou plutôt « anomales », c’est-à-dire qui relèvent de l’anomalie et non de l’anormalité.

    Les expériences exceptionnelles se disent anomalous experiences en anglais. Ce champ d’études s’appelle l’anomalistique.

    Renaud Evrard trouve que les gens sont généralement très binaires sur ces sujets : ou ils y croient, ou ils n’y croient pas: "Pour ma part, je suis à la fois membre d’une société de zététique, dont l’approche scientifique est sceptique, et je donne moi-même des cours de zététique à l’université, et membre d’une société d’anomalistique et d’une société de parapsychologie. Pour les uns, je suis trop croyant, et pour les autres, je suis trop sceptique. Moi, je me dis juste non binaire".

    Le Centre d'interprétation et de recherche sur les expériences exceptionnelles (CIRCEE) est une interface qui permet à la fois d’informer, de former, de faire des consultations et de la recherche. Le nouveau site donne accès à des conférences, des cours, des articles et des formations en ligne. À travers cet outil, Renaud Evrard et ses confrères peuvent proposer un vrai cadre de consultations pour les personnes ayant vécu des expériences exceptionnelles.

    La première consultation est gratuite et les suivantes peuvent être gratuites ou payantes selon qu’elles entrent dans le cadre de la recherche ou dans celui d’un accompagnement individuel. La question à laquelle ils cherchent à répondre avec Circee est : comment la clinique peut-elle s’emparer de ces expériences sans les psychiatriser et dans le but d’aider les gens qui les vivent ? https://www.univ-lorraine.fr/blog/factuel-contenu/festival-des-anomalies-2025-a-mondelange/
  • Caroline Sevestre et Yann Porte
    12 avril 2025

    Caroline Sevestre, guérir grâce à l'expansion de conscience

    15 min
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    Caroline Sevestre est passionnée par tout ce qui touche aux capacités de la Conscience. Elle a débuté sa vie professionnelle en tant qu’orthophoniste, et s’est formée à la relation d’aide avec les personnes, principalement les adultes ayant rencontré de lourds accidents de vie, présentant des demandes particulières et nécessitant une aide adaptée. Au cours de son cursus, elle s’est rendu compte que nous étions, tous, bien davantage que nos simples corps physiques et a commencé à s’intéresser à la Médecine Traditionnelle Chinoise qui lui a ouvert la « Première Porte ».

    Une formation en Mentalisme lui a ouvert la « Seconde Porte », il n’y avait donc plus de doute possible…Au détour d’une conférence au Congrès des Thérapies Quantiques de 2012, et en surfant sur d’autres synchronicités, elle a commencé, convaincue, un cursus au sein de l’Institut Monroe. Cursus au cours duquel il lui a été donné d’intégrer la pratique régulière de l’expansion de conscience, permettant notamment l’exploration de dimensions différentes de la nôtre et le contact avec d’autres formes de conscience. Passionnée de voyages « plus géographiques », elle découvre des manières de soigner radicalement différentes des nôtres. Sa rencontre avec le Docteur Zhou, en Chine, et celle avec deux Chamanes en Mongolie l’ont particulièrement et profondément marquée. À ce jour, elle continue à se former régulièrement (Médecine Chinoise, Thérapie Quantique, Énergétique…) intégrant à mon quotidien des lectures inspirantes, la pratique du Qi Gong, du Qi Gong Thérapeutique et de la Méditation… Souhaitant œuvrer auprès d’un maximum de personnes, elle propose des ateliers, séminaires et accompagnements, à destination de tout un chacun souhaitant cheminer activement et consciemment. Elle intervient également auprès des professionnels de la santé voulant élargir leur pratique thérapeutique.
  • Caroline Sevestre et Yann Porte
    5 avril 2025

    Caroline Sevestre, un itinéraire vers l'expansion de conscience

    15 min
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    Caroline Sevestre est passionnée par tout ce qui touche aux capacités de la Conscience. Elle a débuté sa vie professionnelle en tant qu’orthophoniste, et s’est formée à la relation d’aide avec les personnes, principalement les adultes ayant rencontré de lourds accidents de vie, présentant des demandes particulières et nécessitant une aide adaptée. Au cours de son cursus, elle s’est rendu compte que nous étions, tous, bien davantage que nos simples corps physiques et a commencé à s’intéresser à la Médecine Traditionnelle Chinoise qui lui a ouvert la « Première Porte ».

    Une formation en Mentalisme lui a ouvert la « Seconde Porte », il n’y avait donc plus de doute possible…Au détour d’une conférence au Congrès des Thérapies Quantiques de 2012, et en surfant sur d’autres synchronicités, elle a commencé, convaincue, un cursus au sein de l’Institut Monroe. Cursus au cours duquel il lui a été donné d’intégrer la pratique régulière de l’expansion de conscience, permettant notamment l’exploration de dimensions différentes de la nôtre et le contact avec d’autres formes de conscience. Passionnée de voyages « plus géographiques », elle découvre des manières de soigner radicalement différentes des nôtres. Sa rencontre avec le Docteur Zhou, en Chine, et celle avec deux Chamanes en Mongolie l’ont particulièrement et profondément marquée. À ce jour, elle continue à se former régulièrement (Médecine Chinoise, Thérapie Quantique, Énergétique…) intégrant à mon quotidien des lectures inspirantes, la pratique du Qi Gong, du Qi Gong Thérapeutique et de la Méditation… Souhaitant œuvrer auprès d’un maximum de personnes, elle propose des ateliers, séminaires et accompagnements, à destination de tout un chacun souhaitant cheminer activement et consciemment. Elle intervient également auprès des professionnels de la santé voulant élargir leur pratique thérapeutique.

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