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La chronique nature
La Chronique nature @RCF Orne

La chronique nature

Emission présentée par Boisgallais, Vandenberghe

Toutes les semaines, l'A.F.F.O. (Association Faune et Flore de l'Orne) nous parle de notre département à travers une chronique nature.
 

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Episodes

  • La Chronique nature @RCF Orne

    Les plantes vernales

    28 février 2024
    Les plantes vernales désignent les toutes premières floraisons en sous-bois avant que le développement des grands arbres n’obscurcisse la forêt. C'est le temps des primevères, de l'ail des ours, des violettes, anémones et bien d'autres encore. Leur stratégie est basée sur la survie
    d’un organe de réserve sous la surface du sol (bulbe, rhizome, racine tubéreuse) ou des plantes dites annuelles qui bouclent leur cycle de vie en quelques semaines...



    Ces plantes se développent dès le mois de février, avant que les feuilles des arbres
    caduques (qui perdent leurs feuilles à l'approche de l'hiver : chênes pédonculés, noisetiers,
    frênes, merisiers...) n'apparaissent et viennent obscurcir le sous-bois.
    Au printemps, ces plantes rivalisent d’ingéniosité pour « communiquer » avec leur
    environnement et assurer la survie de l’espèce !

    Que peut on voir dans la nature en ce moment ?
    En ce moment (février) il y a déjà tes tapis de ficaires (petites étoiles jaunes), les premières
    pervenches et jonquilles sauvages (les porions) fleurissent en sous bois.
    Puis d’autres fleurs vont apparaître profitant que les arbres à feuilles caduques n’aient pas
    encore formé de nouvelles feuilles.
    Ces plantes à floraison dite vernale (de printemps) viennent égayer nos forêts de feuillues (
    avec des chênes, des hêtres, des charmes...).
    Quelles fleurs peut on voir encore ?
    La stellaire holostée (Stellaria holostea L.) est une plante indigène qui appartient à la même
    famille que l’oeillet (Caryophyllacées). Le nom stellaire vient du latin stella car les pétales sont
    profondément échancrés et donne la forme d’une étoile à la fleur. De mi-avril à juin, sa floraison
    blanche illumine les sous-bois de feuillus. Elle est aussi présente en lisères de chemins ou de
    haies où elle peut constituer des massifs assez denses.
    L’anémone sylvie (Anemone nemorosa L.) qui appartient à la famille des Renonculacées. Le
    nom scientifique du genre, caractérise sa période printanière de floraison. Il vient du
    grec anemo car elle pousse à la saison des vents. Dans les sous-bois, elle peut former des
    peuplements denses, remarquables par les floraisons blanches. Elle couvre aussi les lisières et
    clairières.
    Par endroit il y a aussi des tapis de jacinthes sauvages (Hyacinthoides non-scripta),, d’ail des
    ours (Allium ursinum) dans certains sous-bois..
    Sur le bord des chemins, fleurissent déjà les primevères et les violettes dont la floraison va
    s’étaler sur le début du printemps avec différentes espèces ...
  • La Chronique nature @RCF Orne

    Les semences en agriculture 3/3

    21 février 2024
    Finalement, la culture des semences se révèle assez tardive si l'on regarde l'échelle de l'histoire humaine, mais les méthodes modernes ont accéléré les sélections et la création de variétés hybrides. Que faut-il penser de cette évolution ? Le réponse avec Joseph Pousset ingénieur agronome. 3/3
  • La Chronique nature @RCF Orne

    Les semences en agriculture 2/3

    14 février 2024
    Finalement, la culture des semences se révèle assez tardive si l'on regarde l'échelle de l'histoire humaine, mais les méthodes modernes ont accéléré les sélections et la création de variétés hybrides. Que faut-il penser de cette évolution ? Le réponse avec Joseph Pousset ingénieur agronome. 2/3
  • ©Darkmoon_Art_Pixabay

    Les semences en agriculture 1/3

    7 février 2024
    Finalement, la culture des semences se révèle assez tardive si l'on regarde l'échelle de l'histoire humaine, mais les méthodes modernes ont accéléré les sélections et la création de variétés hybrides. Que faut-il penser de cette évolution ? Le réponse avec Joseph Pousset ingénieur agronome. 1/3
  • La Chronique nature @RCF Orne

    Les papillons

    31 janvier 2024
    Aujourd’hui, dans la chronique nature de l’Association faune et flore de l’Orne, nous retrouvons Matthieu Le Goïc qui va nous parler d’un insecte bien connu de tous, le papillon !
    Alors évidemment, nous avons tous des souvenirs personnels avec le papillon, c’est l’insecte qui passionne le plus les entomologistes, à n’en pas douter, parce que c’est l’un des plus beaux. On peut évidemment avoir en tête des espèces exotiques aux couleurs chatoyantes mais sous nos latitudes, nous retrouvons également des espèces intéressantes, et notamment dans l’Orne.
    Je dis bien des espèces parce qu’il en existe un nombre considérable sur notre planète : mais seulement 8% d’entre sont diurnes. Ceux que l’on appelait jusqu’à il n’y pas si longtemps les rhopalocères vivent de jour, et ce sont eux qui nous sont les plus familiers.
    Alors dans l’Orne, vous diriez qu’il existe combien d’espèces de papillons de jour ?
    Je vous laisse proposer le chiffre que vous m’auriez donné sans avoir lu la suite…
    Et bien en 2016, l’Orne comptait 90 espèces. Aujourd’hui, c’est une de plus avec le Brun des pelargoniums, découvert en 2020. Ce n’est qu’une petite de ceux que l’on peut trouver en France (environ 250), en Europe (un peu plus de 400) et surtout dans le Monde (environ 16000 espèces) !
    Les premiers travaux concernant les papillons ornais remontent au milieu du XIXe siècle. Mais c’est un travail assez récent qui a mis à jour nos connaissances sur le sujet. Il s’agit d’un ouvrage collectif de l’Association faune et flore de l’Orne, coordonné par François Radigue et illustré par Yves Doux, L’atlas des papillons de l’Orne, paru en 2016 aux éditions du Tilleul.
    Cet atlas, c’est donc un ouvrage de référence pour notre département ?
    Oui, c’est un peu la bible du lépidoptériste ornais. Pour chaque espèce, nous avons une représentation : un dessin aquarellé très précis de la femelle et du mâle (parce qu’il existe un important dimorphisme sexuel chez les papillons), une carte de répartition à l’échelle de la commune avec des explications concernant celle-ci. Et puis la description du papillon, de son habitat, des plantes dont il se nourrit, de sa biologie et de son comportement, mais aussi de son statut (autrement dit une indication sur le fait qu’il soit commun, rare ou très rare) et éventuellement sur les mesures de protection qui le concerne.
    Aux premiers abords, le grand public a l’impression de connaître assez bien les papillons. Pourquoi fallait-il donc un ouvrage si scientifique ?
    Et bien quelques exemples parleront d’eux même. Parce qu’il n’existe finalement que peu de papillons que l’on puisse facilement identifier sans trop les connaître : l’Aurore, le Paon-du-jour, le Robert-le-Diable, le Demi-deuil ou encore le Vulcain sont des papillons inconfondables. Mais ce n’est pas le cas de tous :
    prenez le Citron, ce papillon un peu jaune fluo, il faut savoir que la femelle n’est pas de la même couleur. Elle est blanche, et des papillons blancs, il en existe d’autres ! Le Gazé par exemple qui se démarque tout de même avec des veines noires sur les ailes, mais ça devient plus compliqué du côté des piérides : celles du chou, du navet ou de la rave !
    si l’on évoque le Myrtyl, un papillon qui s’observe en très grand nombre, lorsqu’il a les ailes repliées, peu de choses le distingue de l’Amaryllis, si ce n’est qu’il n’a qu’un seul petit point dans son ocelle noire, là où le second en a deux. C’est la même pour le Satyre (dont la femelle se nomme différement, on l’appelle la Mégère) et le Némusien (dont la femelle s’appelle aussi différemment, à savoir l’Ariane)
    Effectivement ça se complique un peu votre affaire !
    Et je pourrais encore longtemps multiplier les exemples. Pour distinguer l’Hespérie de la Houque de celle du Dactyle, c’est de le dessous des antennes qui sont de couleurs différentes. Le Souci, lui ressemble à s’y méprendre au Fluoré et au Souffré.
    Mais la famille qui reste sûrement la plus compliquée, ce sont les lycènes de la sous-famille d
  • ©SeanGentle_pixabay

    Les méloés

    24 janvier 2024
    Dans la chronique nature de l’Association faune et flore de l’Orne, nous allons à nouveau parler d’insectes en compagnie de Matthieu Le Goïc et aborder aujourd’hui une famille de coléoptères surprenante, les inconnus. Mais comment en parler alors ?
    Effectivement, curieux ce nom ! Les inconnus. En fait, il s’agit d’une des formes vernaculaires avec laquelle on nomme les méloés, des insectes de l’ordre des coléoptères et de la famille des méloïdés. C’est Jean-Henri Fabre qui fut le premier a popularisé cet insecte en France : il y consacre deux articles dans ses célèbres souvenirs entomologiques publiés de 1879 à 1907. Il les décrit ainsi :
    « Pour parler des méloés, disgracieux scarabées, à lourde bedaine, dont les élytres mous baillent largement sur le dos comme les basques d’un habit trop étroit pour la corpulence de celui qui le porte. Déplaisant de coloration, le noir où parfois se marie le bleu, plus déplaisant encore de formes et d’allures, l’insecte, par son dégoûtant système de défense, ajoute à la répugnance qu’il nous inspire. S’il se juge en danger, le méloé a recours à des hémorragies spontanées. De ses articulations suinte un liquide jaunâtre, huileux, qui tache et empuantit les doigts. Les Anglais, pour rappeler ces hémorragies huileuses de l’insecte en défense, appellent le méloé Oil beetle, le scarabée à huile. Ce coléoptère serait donc sans grand intérêt si ce n’était ses métamorphoses et les pérégrinations de sa larve. Sous leur première forme, les méloés sont des parasites des anthophores ; l’animalcule, tel qu’il sort de l’œuf, se fait porter dans la cellule par l’hyménoptère dont les provisions doivent le nourrir… »
    Le portrait n’est pas très élogieux ! Pourquoi donc s’y intéresser ?
    Probablement parce que les méloés sont des insectes qui sortent un peu de l’ordinaire. N’est pas Méloé qui veut, aussi je vous propose de commencer cette chronique en évoquant ses particularités.
    Tout d’abord, il s’agit de cleptoparasites (des insectes un peu voleurs donc, comme le laisse à penser la racine grecque du mot). Ce processus mérite d’être expliqué : après leur éclosion, les larves des méloés gagnent le cœur d’une fleur, souvent une ficaire ou une pâquerettes, des petites fleurs jaune assez commune des allées forestières et des talus. On nomme ces larves, qui mesurent seulement quelques millimètres, les triongulins en raison de trois griffes qui sont présentes à l’extrémité de leurs pattes. Historiquement, ils ont d’ailleurs été décrits comme des espèces spécifiques avant que la vérité ne soit rétablie et que l’on comprenne qu’il s’agissait de la larve de cet insecte.
    Dans le courant du mois de mai, on peut les observer par plusieurs dizaines sur une même fleur !
    Qu’y font-ils ? Se nourrissent-ils de cette fleur ?
    Non, en fait ils patientent, au besoin, des jours durant. Ils attendent que l’insecte qu’ils vont parasiter vienne butiner cette fleur. Et dès que l’occasion se présente, ils s’y agrippent. Dans l’idéal, cet insecte doit être un hyménoptère, une abeille sauvage, dans la mesure du possible du genre Andrena. Et nécessairement une femelle !
    Bien des triongulins ne parviendront pas à réunir toutes ces opportunités et en conséquence, ne connaîtront jamais l’âge adulte. Mais pour ceux qui y parviennent, commence alors un long voyage !
    Incroyable cette histoire, voilà donc nos larves de méloés accrochés sur le dos d’une abeille. Mais pour aller où ?
    Et bien, la suite de l’histoire se déroule dans l’obscurité du terrier creusé par cette abeille sauvage. Arrivé dans son nid, le triongulain va s’y cacher alors que l’abeille elle va poursuivre son travail : stocker de la nourriture pour sa progéniture, pondre un œuf et refermer la cellule dans laquelle elle l’a déposé.
    La larve de méloé dispose ainsi de tout ce qu’il lui faut pour se développer, elle va manger l’œuf puis continuer son propre développement larvaire en consommant le reste des réserves déposées par l’abeille.
    Voilà qui ne redore pas le blaso
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    Les mécoptères dans l'Orne : mouches-scorpions et puces des neiges.

    17 janvier 2024
    Mécoptères, mécoptères, est-ce que j’ai une gueule de mécoptères ?
    Et bien non, force est de le constater, pour le coup, qu’aucun autre insecte ne leur ressemble. Les mécoptères sont un ordre d’insectes à part entière : au même titre que les lépidoptères (les papillons), les diptères (les mouches) ou les hyménoptères (les abeilles, les bourdons et autres
    guêpes).

    Chez les insectes, on compte en tout une trentaine d’ordres différents que je serai probablement amené à vous présenter dans de futures chroniques.
    Les mécoptères sont donc l’un d’eux. En Europe, ils sont représentés par trois familles mais dans notre département de l’Orne, seulement deux sont présentes : l’une d’elle est représentée par quelques espèces de mouches-scorpions, l’autre par la puce des neiges.
  • ©Myriams-Fotos_pixabay

    Les coccinelles, tout un monde !

    10 janvier 2024
    Aujourd’hui, pour la première fois, la chronique nature de l’Association faune et flore de l’Orne s’intéresse au petit monde des insectes, en présence de Matthieu Le Goïc, entomologiste amateur. Avec un premier sujet aujourd'hui autour de notre charmante coccinelle, surnommée aussi la bête à bon Dieu.
  • La Chronique nature @RCF Orne

    Le boisement champêtre - 4

    3 janvier 2024
    La chronique nature de joseph Pousset, ingénieur agronome, au sujet du boisement de nos campagnes. Le cas des haies.
  • La Chronique nature @RCF Orne

    Le boisement champêtre - 3

    20 décembre 2023
    La chronique nature de Joseph Pousset, ingénieur agronome et membre de l'AFFO (Association faune et Flore de l'Orne).
  • La Chronique nature @RCF Orne

    Le boisement champêtre - 2

    13 décembre 2023
    La chronique nature de Joseph Pousset, ingénieur agronome et membre de l'AFFO (Association faune et Flore de l'Orne).
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    Le boisement champêtre - 1

    6 décembre 2023
    La chronique nature de Joseph Pousset, ingénieur agronome et membre de l'AFFO (Association faune et Flore de l'Orne).
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    Les oiseaux de nos jardins : en prendre soin l'hiver

    29 novembre 2023
    Ce sont des conseils que nous aimons à renouveler chaque année car, parfois, on est remplis de bonne volonté mais on cherche plus à se faire plaisir à nous en attirant les oiseaux pour les contempler et on peut faire des erreurs faute de connaissance de la biologie des différentes espèces de faune sauvage.
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    A la découverte des pics de l'Orne

    22 novembre 2023
    Vous connaissez certainement ces oiseaux, le pic vert, le petit pic mar, le pic épeiche, le grand pic noir... C'est finalement assez simple car il y a huit espèces en France et nous en avons six dans l'Orne. S’ils sont tous bien différents, ils ont en commun d’être des espèces sédentaires, territoriales, solitaires et farouches.
  • La Chronique nature @RCF Orne

    Les turdidés, grives et merles

    15 novembre 2023
    Ce sont cinq espèces d'oiseaux régulièrement observées dans notre département, alors comme ce sont des oiseaux très fréquents dans les jardins, c’est bien de mieux connaître leurs besoins pour les aider à vivre. Nous allons commencer par le plus commun de tous, le merle noir Turdus merula.
  • ©Pexels

    Comment vont les oiseaux ?

    8 novembre 2023
    Aujourd’hui, la chronique nature de l’Association faune et flore de l’Orne revient sur la santé des oiseaux dans le monde, et les chroniques de ce mois de novembre vont tourner autour de l’ornithologie. Alors, première question : comment vont les oiseaux ?
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    Les idées fausses au sujet de l'agriculture biologique - 7

    1 novembre 2023
    La chronique nature de Joseph Pousset, ingénieur agronome et membre de l'AFFO (Association faune et Flore de l'Orne).
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    Les idées fausses au sujet de l'agriculture biologique - 6

    25 octobre 2023
    La chronique nature de Joseph Pousset, ingénieur agronome et membre de l'AFFO (Association faune et Flore de l'Orne).
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    Les idées fausses au sujet de l'agriculture biologique - 5

    18 octobre 2023
    La chronique nature de Joseph Pousset, ingénieur agronome et membre de l'AFFO (Association faune et Flore de l'Orne).
  • La Chronique nature @RCF Orne

    Les idées fausses au sujet de l'agriculture biologique - 4

    11 octobre 2023
    La chronique nature de Joseph Pousset, ingénieur agronome et membre de l'AFFO (Association faune et Flore de l'Orne).

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