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[L'Évangile du dimanche] La pêche miraculeuse
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[L'Évangile du dimanche] La pêche miraculeuse

RCF,  -  Modifié le 6 février 2022
Enfin une Bonne Nouvelle [L'Évangile du dimanche] Une partie de pêche surabondante

La scène décrite par Luc dans l'évangile de ce dimanche intervient au début de la vie publique de Jésus. La pêche miraculeuse est le deuxième grand événement de son ministère. Il est question de surabondance, d'ouverture à plus grand que soi, de départ aussi... Pour en parler, Béatrice Soltner reçoit Élisabeth Parmentier, pasteure luthérienne et théologienne.

La Pêche miraculeuse, d'après Raphaël (1515) ©Wikimédia commons La Pêche miraculeuse, d'après Raphaël (1515) ©Wikimédia commons

Évangile du dimanche 6 février (Lc 5, 1-11)*

Or, la foule se pressait autour de Jésus pour écouter la parole de Dieu, tandis qu’il se tenait au bord du lac de Génésareth. Il vit deux barques qui se trouvaient au bord du lac ; les pêcheurs en étaient descendus et lavaient leurs filets. Jésus monta dans une des barques qui appartenait à Simon, et lui demanda de s’écarter un peu du rivage. Puis il s’assit et, de la barque, il enseignait les foules. Quand il eut fini de parler, il dit à Simon : « Avance au large, et jetez vos filets pour la pêche. »


Simon lui répondit : « Maître, nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre ; mais, sur ta parole, je vais jeter les filets. » Et l’ayant fait, ils capturèrent une telle quantité de poissons que leurs filets allaient se déchirer. Ils firent signe à leurs compagnons de l’autre barque de venir les aider. Ceux-ci vinrent, et ils remplirent les deux barques, à tel point qu’elles enfonçaient.

 

À cette vue, Simon-Pierre tomba aux genoux de Jésus, en disant : « Éloigne-toi de moi, Seigneur, car je suis un homme pécheur. » En effet, un grand effroi l’avait saisi, lui et tous ceux qui étaient avec lui, devant la quantité de poissons qu’ils avaient pêchés ; et de même Jacques et Jean, fils de Zébédée, les associés de Simon. Jésus dit à Simon : « Sois sans crainte, désormais ce sont des hommes que tu prendras. » 


Alors ils ramenèrent les barques au rivage et, laissant tout, ils le suivirent.


*Source : AELF

 


La pêche miraculeuse, le deuxième grand événement de la vie publique de Jésus

Ce passage de l’évangile de Luc, la pêche miraculeuse, intervient au début de la vie publique de Jésus. C’est le deuxième grand événement de son ministère. Au chapitre précédent, il y a eu la prédication de Jésus dans la synagogue de Nazareth, devant un public méfiant qui hésitait à le croire. Jésus a même été expulsé de la synagogue. 

Cette fois, c’est le mouvement inverse : la foule se presse vers Jésus et tente de le retenir. "C’est très ambigu", note Élisabeth Parmentier. Car cette foule semble attirée par lui, mais cela peut être "une sorte de masse qui cherche quelque chose de spectaculaire".

 

Un miracle dans le quotidien des pêcheurs

Dans ce texte, il est question de filets, de barques et du travail quotidien des pêcheurs. Autant de détails qui montrent combien l’évangile est "ancré dans le quotidien". Précisément, Jésus se sert de cette scène quotidienne. Quand il est dit qu’il s’assoit dans la barque et qu’il se met à enseigner les foules, c’est sans doute pour avoir de "la distance par rapport à cette foule oppressante". Mais on peut aussi penser qu’il s’agit d’une "mise en scène de la part du rédacteur qui va donner d’autant plus de relief à ce qui va se passer ensuite".

Une pêche surabondante. "Ce qui est frappant ici, pour Élisabeth Parmentier, c'est cette abondance, ce surplus : ce n'est pas juste ce qu'il faut, il y a plus." Cela nous fait penser à l'épisode de la multiplication des pains, au chapitre 9 de l'évangile de Luc. Ce surplus, il nous interroge : "Ce n'est pas juste nourrir les gens qui sont dans le besoin". Il y a là le signe de quelque chose d'autre, qui est au-delà des nécessités naturelles de l'homme. "Et c'est ça qui est intéressant : qu'est-ce que c'est ce surplus ?"

 

"Avance au large", une parole missionnaire

"Avance au large", dit Jésus à Simon. Une formule que l’on peut comprendre de façon très concrète. Dans l’histoire de l’Église, on l’a beaucoup interprétée de façon symbolique comme un encouragement à "oser s’aventurer entièrement sur la confiance que l’on fait à celui qui nous envoie". "Finalement, c’est devenu une parole un peu missionnaire."
 

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