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Faire mieux en faisant moins : des entreprises s'engagent à ralentir

Faire mieux en faisant moins : des entreprises s'engagent à ralentir

Un article rédigé par Melchior Gormand, Mélissa Leclerc - RCF,  -  Modifié le 5 novembre 2021
Je pense donc j'agis Faire mieux en faisant moins : des entreprises s'engagent à ralentir

A l’ère du toujours plus vite et toujours plus rapide, un mouvement à contre-courant prend de plus en plus d'importance : ralentir. La consommation écoresponsable s’étend désormais à de nombreux domaines comme les télécoms ou la mode.

© coffeebeanworks / Pixabay © coffeebeanworks / Pixabay

Surconsommation et pollution


Avec la mondialisation, la société de consommation a explosé partout dans le monde, accompagnée de son lot d'effets négatifs sur l'environnement. "Depuis l’arrivée de la fast fashion, le volume de vêtements vendus a doublé. On pousse sans arrêt les gens à en porter, les collections sont renouvelées tous les 15 jours et les productions sont délocalisées dans des pays à bas coût" dénonce Guillaume Declair, co-fondateur de Loom, une marque de vêtements éco-responsable et engagée.

Mais le secteur du textile n’est pas le seul touché par cette volonté de changement. Un autre, et pas des moindres : le domaine des nouvelles technologies. "Le numérique représente 4% de gaz à effet de serre dans le monde, il pourrait passer à 8% en 2025 […] il faut que tout le monde prenne un temps de recul sur son usage numérique" insiste Marion Graeffly, co-fondatrice de TeleCoop, un opérateur téléphonique coopératif et écologique.

 

Une nouvelle façon de consommer


"L'urgence de ralentir", c'est l'intitulé d'un dossier à lire dans le dernier numéro du magazine Kaizen, où est pris comme exemple l'engagement de Loom. Sa philosophie : faire mieux et faire moins. Cette marque de textile a décidé de voir au-delà du fonctionnement traditionnel de l’industrie de la mode ; "c’est une marque de vêtements engagée. On se pose la question du problème environnemental, celui de la surconsommation et de la surproduction. Nos vêtements durent plus longtemps et on ne pousse jamais à la consommation" explique Guillaume Declair, son co-fondateur. Ce désir de consommer autrement est partagé par Marion Graeffly : "notre abonnement est très particulier, on a une base fixe puis on facture le réel de la consommation de nos abonnés en fonction de l’utilisation de leurs données mobiles. On veut montrer que cette ressource n’est pas illimitée".

 

Agir pour ralentir


Les deux co-fondateurs s’engagent dans leurs entreprises mais pas uniquement. Marion Graeffly fait partie du collectif des Licoornes regroupant des SCIC (Société coopérative d'intérêt collectif) afin de "démontrer qu’un autre modèle économique est possible : celui de l’économie coopérative" explique-t-elle. Quant à Guillaume Declair, il est membre d'un autre regroupement d'entreprises : En mode climat. "Notre objectif est de faire en sorte qu’on puisse respecter les accords de Paris, mais également que les vêtements produits dans les pires conditions soient taxés un minimum".

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