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À Poisy, malgré les obstacles, on invente l'arboriculture de demain !
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À Poisy, malgré les obstacles, on invente l'arboriculture de demain !

Un article rédigé par Violaine Rey - RCF Haute-Savoie, le 21 mars 2024  -  Modifié le 22 mars 2024
Commune Planète Face à une météo extrême : quel avenir pour l'arboriculture ?

Depuis 1970, des techniciens de Poisy, en Haute-Savoie, multiplient les expérimentations sur les pommes et les poires des Pays de Savoie, cherchant à favoriser leur production malgré les défis imposés par un climat en évolution. Une structure unique qui rayonne dans toute la région.

Depuis plus de 50 ans, le verger est un point de repère pour les arboriculteurs de toute la région - © Unsplash Depuis plus de 50 ans, le verger est un point de repère pour les arboriculteurs de toute la région - © Unsplash

Une science appliquée

 

Ici, pas d'éprouvette ni de laboratoire sophistiqué ; les techniciens du "verger expérimental de Poisy" ne portent pas de blouse blanche, mais des gants de jardin. Isabelle Genivet, qui travaille sur place depuis 30 ans, résume : "C'est un site où nous menons des essais pour la profession, sur divers thèmes choisis par les arboriculteurs. C'est de la recherche appliquée, un travail de terrain."

L'idée a germé il y a une cinquantaine d'années dans l'esprit des techniciens de l'époque et profite désormais à tous les arboriculteurs de la région. "Nous sommes une association tripartite, avec comme partenaires l'école d'agriculture de Poisy, la Chambre d'Agriculture Savoie Mont Blanc et le syndicat Fruits des Savoie" rappelle la technicienne. "Nous menons une dizaine d'essais sur le site et produisons des comptes-rendus (...) pour que toute la profession puisse accéder aux résultats."

Le réchauffement climatique en ligne de mire

 

Parmi les thèmes des expérimentations figure l'impact du réchauffement climatique sur les plantations arboricoles. "Sur l'aspect production, nous utilisons toujours les mêmes espèces", explique Isabelle Genivet. "Mais, on essaie de trouver des variétés qui vont fleurir un peu plus tardivement. Cette année, nous avons trois semaines d'avance sur le démarrage de la végétation, ce qui inquiète beaucoup les arboriculteurs pour les gels futurs."

Cette quête précise, parfois marquée par des échecs, vise à protéger l'activité des arboriculteurs face à un climat de plus en plus capricieux : hivers doux, gels tardifs, orages, grêles, canicules... “On fait également un travail sur les restrictions d'irrigation” conclut la technicienne. “Pour voir comment peut réagir un arbre en limitant les apports d’eau : voir si on arrive à le faire produire de la même manière”.
Ces recherches pourraient s'avérer précieuses dès cet été, alors que l'Organisation météorologique mondiale a annoncé, le mardi 19 mars, que l'année 2024 serait probablement la plus chaude de l'histoire.

 

L'actualité en bref

  • Les auteurs du tir qui a causé la mort de "Morzine", le pygargue né au parc animalier des Aigles du Léman, ont été retrouvés. Ils encourent une peine pouvant aller jusqu'à trois ans de prison et une amende de 150 000 euros.
  • À Albertville, le premier pollinarium sentinelle de la région entre en activité. Ce site vise à faciliter la vie des personnes allergiques grâce à une étude approfondie des espèces allergisantes du territoire, menée sur le terrain.

 

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