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Vivre dans une cabane: le rêve d'enfant d'Edouard Cortès
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Vivre dans une cabane: le rêve d'enfant d'Edouard Cortès

RCF,  -  Modifié le 17 juillet 2023
Visages Edouard Cortès, "Auprès de mon arbre..."

Après une vie d'aventures et de pèlerinages, Edouard Cortès a vécu dans une cabane en haut d'un chêne pour se retrouver lui-même, ce qu'il raconte dans son livre "Par la force des arbres".

La cabane d'Edouard Cortès ©Edouard Cortès La cabane d'Edouard Cortès ©Edouard Cortès

Après une vie d’aventures, en 2CV de Paris à Kaboul, une vie de pèlerin, entre Saint-Jacques-de-Compostelle, Paris et Jérusalem, Edouard Cortès est devenu berger.
Après sept ans de dur labeur son rêve de retour à la terre s’effondre  et il est à deux doigts de se suicider.

Dans un élan de survie, il décide de construire une cabane dans un arbre où il restera trois mois dans la solitude et la contemplation de la nature.
Edouard Cortès raconte cette expérience dans son livre 'Par la force des arbres' aux éditions des  Équateurs.

Sauvé par un arbre, c’est ce témoignage qu’ Edouard Cortès nous confie dans l’émission Visages  de Thierry Lyonnet.

 

Se confronter à l'idéalisme 

 

Edouard Cortès a voyagé tout autour du globe via tous les moyens de locomotions possibles : à pieds, en 2CV, en âne ou encore en calèche. Il continuera de fouler les terres montagneuses en devenant berger pendant 7 ans 'afin de s'enraciner quelque part et de participer au monde.

Le saltimbanque voyageur rêve de simplicité et de 'sobriété heureuse' pour lui et sa famille. Aprés une expérience saisonnière en tant que berger, Edouard souhaite lancer sa propre exploitation agricole.
 Malgré un grand désir de retour à la terre il se confronte à son idéalisme.

'On ne se rend pas compte de la double peine que subissent les agriculteurs français, celle de ne pas être reconnus à la hauteur de leur travail et puis cette indignité pour le paysan français car il est très subventionné. Tout cela m'a amené à de grandes lassitudes' se souvient-il.
Petit à petit, Edouard Cortès tombe dans l'acédie qu'il définit dans son livre 'Par la force des arbres' comme 'une mélancolie de l'âme qui comme une sangsue vide de l'espérance du sens de l'existence.'

 

'Je n'avais plus rien qui me faisait goûter à la vie. Je ne voyais pas le moindre scintillement dans ma nuit.'

 

Une cabane pour survivre

 

Pour faire face à son animosité envers les Hommes et la vie, Edouard Cortés cherche un refuge. 'Aux arbres' scande-t-il.
Comme un réflexe reptilien, animal, il ressent le besoin, pour survivre, de se réfugier dans les arbres.
'Il y avait cette envie de se cacher du monde, de se retirer' raconte-t-il.

Pendant un mois, Edouard Cortès va construire une cabane en haut d'un vieux chêne dans le Périgord Noir. Ensuite, pendant trois mois il restera sur son arbre perché à contempler la faune et la flore des forêts françaises. En se mettant à ce qu'il appelle 'l'école de la nature' il a pu retrouver goût à la vie, en observant la beauté de la nature, cachée entre les hannetons, les blaireaux et les feuilles de chêne.

 

'Je me suis éloigné du digital pour me rapprocher du végétal.'

 

Choisir la solitude

 

Il n'est pas toujours simple de comprendre une telle démarche quand on sait l'importance qu'Edouard Cortès donne à sa famille. Comment dans une société qui souffre tellement de solitude peut-on vouloir se retirer du monde ?
Pour lui, ce fut très agréable de se couper de la frénésie de la société, des mails incessants et du bruit des Hommes.
 
Même s'il était seul, Edouard Cortès a trouvé dans le chêne qui l'accueillait, un merveilleux compagnon. 'J'avais l'impression, vraiment, de ne pas être seul' raconte-t-il. 
L'observation a été son activité principale. S'inspirant des écrits de Jean de la Fontaine et de Victor Hugo, Edouard Cortès a souhaité prendre le temps d'observer le fourmillement de la vie qui l'entourait pour essayer, petit à petit, de reprendre goût à la sienne.
 

'Du minuscule, on arrive à dégager cette petite gaieté de l'âme, cette petite gaieté intérieure '

 

 

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