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La peau : un super organe qui nous protège
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La peau : un super organe qui nous protège

Un article rédigé par Stéphane Chouleur - RCF Saint-Étienne, le 30 novembre 2023  -  Modifié le 30 novembre 2023

La peau (ou tégument, de tegere en latin, qui signifie « couvrir ») n’est pas un organe aussi bien considéré que d’autres comme le cœur ou le cerveau. Pourtant, la peau a des propriétés qui permettent une protection multiple de l’organisme.

Détail de peau humaine - Photo d'illustration (TongCreator) Détail de peau humaine - Photo d'illustration (TongCreator)

D’une masse faible (7 % du corps humain), la peau recouvre tout le corps, soit quasiment 2 m2, pour une épaisseur de l’ordre du millimètre. Il s’agit d’un organe souple et résistant aux agressions du milieu.

Quelles sont ses caractéristiques ? Comment nous protège-t-elle ?

COMME UN VÊTEMENT TECHNIQUE, UNE STRUCTURE EN 3 COUCHES !

Une observation au microscope d’une coupe de peau humaine montre clairement la présence de 3 couches de cellules, organisées en 3 tissus distincts : l’épiderme en surface, le derme sous-jacent, et l’hypoderme en profondeur. 1-2-3… Comme une veste technique ! L’épiderme est imperméable mais laisse passer l’eau de transpiration, c’est la couche « goretex ». Le derme est résistant mécaniquement, il assure sa souplesse à l’organe, c’est la couche de structure. L’hypoderme assure l’isolation thermique en évitant les déperditions de chaleur, c’est la couche polaire.

 

© Stéphane Chouleur

 

UN ORGANE SOUMIS AUX RAYONS DU SOLEIL… POUR LE MEILLEUR ET POUR LE PIRE !

La peau est directement exposée aux rayons du soleil. Or les rayons ultra-violets sont très énergétiques, une énergie utile à la synthèse de vitamine D.

Au 19ème siècle, on remarque que des « bains de soleil » sont efficaces pour éviter le rachitisme. Dans les années 1930, le gouvernement des États-Unis promeut même l’exposition des enfants au soleil modéré, pour lutter contre le rachitisme. 

Mais ces UV très énergétiques sont aussi responsables de mutations sur l’ADN. Des mutations qui peuvent être à l’origine de cancers, quand cela affecte certains gènes, comme ceux impliqués dans la régulation du cycle cellulaire.

Pigment brun qui fait la différence de couleur de peau dans l’espèce humaine, la mélanine protège partiellement des UV. Elle absorbe en effet une partie des rayons du soleil, mais limite de ce fait l'apport en vitamine D. La couleur de la peau est donc un compromis entre protection et synthèse vitaminique.

POILS, ONGLES, CHEVEUX : DES PRODUCTIONS DE L’ÉPIDERME, À RÔLES PROTECTEURS !

L’épiderme, composé de plusieurs couches de cellules, se renouvelle en permanence. Cela vient compenser la perte des cellules mortes par abrasion de la couche cornée en surface. On estime que l’épiderme est ainsi entièrement renouvelé tous les mois environ.

Les cellules de la couche cornée sont très riches en une protéine résistante : la kératine. L’accumulation de cette kératine en certains endroits du corps très sollicités (frottements dans une chaussure par exemple, ou au niveau des mains) créent des épaississements qui assurent une protection mécanique de l’épiderme et des tissus sous-jacents.

 

© Stéphane Chouleur

 

UN ORGANE SENSIBLE

La peau étant à la surface de notre organisme, il paraît logique qu’elle héberge des capteurs sensoriels. Différents types de capteurs sont répertoriés au sein du derme :

- mécanorécepteurs pour percevoir des vibrations, de la pression, le sens du toucher. 
- thermorécepteurs pour la perception de la chaleur et du froid, avec une densité particulièrement forte sur la peau du visage,
- nocicepteurs : des terminaisons nerveuses libres, impliquées dans la perception de la douleur et des démangeaisons.

UNE PROTECTION THERMIQUE GRÂCE À LA TRANSPIRATION

La peau est organe imperméable. Elle laisse néanmoins sortir de l’eau au moment de la sudation. L’eau ainsi produite se dépose à sa surface et s’évapore. Ce passage de l’état liquide à l’état gazeux pompe de l’énergie sous forme de chaleur. Cela participe à refroidir la surface de l’organisme… de la même manière qu’on se refroidit lorsqu’on est mouillé, à la sortie d’une douche !

L’abondance de capillaires sanguins logés dans le derme participe également à cette thermorégulation : un afflux de sang provoqué par l’ouverture des capillaires (une vasodilatation) permet une plus grande déperdition de la chaleur portée par le sang, à travers la peau (on est rouge quand on a chaud). Inversement, ces capillaires se ferment lorsque l’organisme est soumis à des températures basses, ce qui permet d’éviter un refroidissement des organes vitaux (tête, tronc). C’est de la vasoconstriction.

 

© Stéphane Chouleur

 

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