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Un partenaire santé, le système endocrinien - Part 1
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Un partenaire santé, le système endocrinien - Part 1

Un article rédigé par Aurore SESSA - RCF Vaucluse, le 20 mars 2022  -  Modifié le 17 juillet 2023
Astuces santé Un partenaire santé, le système endocrinien - Part 1

Le système endocrinien…. vous connaissez ? Il contrôle chaque aspect de notre vie, de notre sexualité à notre bonne humeur, en passant par notre niveau d’énergie. Comment ? De quelles glandes est-il formé ? Peut-on optimiser ce système ? Découvrons ce partenaire indispensable à notre bonne santé.

 

Le système endocrinien © Pixabay Le système endocrinien © Pixabay

Bonjour à tous,


Pour bien prendre soin de soi, il me semble judicieux de mieux comprendre comment  fonctionne son corps. C’est une clé, pour devenir plus autonome. C’est une aide précieuse à la prévention et à la propre prise en charge de sa santé et de celle de sa famille.

Même si on ne retient pas tout, c’est un bon point de départ.


Je vous propose de vous parler du système endocrinien le plus simplement possible. Ce système peut être vu comme un partenaire ou un complément du système nerveux.
 

Le système nerveux utilise des impulsions nerveuses qui durent moins de quelques millièmes de secondes pour contrôler certains processus corporels.
 

Le système endocrinien utilise les hormones dont les effets peuvent prendre quelques minutes, heures, voire des jours pour agir.

 

Une fois que vous aurez compris l’importance du système endocrinien et de la manière dont il contrôle chaque aspect de votre vie, de votre humeur en passant par votre sexualité, votre niveau d’énergie, et votre capacité à grandir et à rester fort, vous allez réaliser combien il est important de l’optimiser. Est-ce qu’on peut le faire ? Oui … et je vous expliquerai comment.


De quoi est constitué le système endocrinien ?

système endocrinien ©https://colife.ch/impact-yoga-glandes-endocrines/


Il est constitué d’un groupe de glandes qui sécrètent des hormones directement  dans des espaces qui entourent les cellules que le sang embarque et disperse à travers tout le corps pour atteindre des organes et des cellules cibles qui répondent à telle ou telle hormone.


Les hormones sont des messagers chimiques qui disent au corps quoi faire et quand.
 

Nos principales glandes endocrines sont :

  • l’hypothalamus, les glandes pituitaire et pinéale dans le cerveau,  
  • la thyroïde et les para thyroïdes au niveau du cou,
  • le thymus au milieu de la poitrine derrière le sternum,
  • les surrénales au-dessus des reins,
  • les ilôts de Langerhans dans le pancréas,
  • les ovaires et les testicules.
     

La sécrétion des hormones est contrôlée par des régulateurs situées sur les glandes qui détectent les niveaux des secrétions biochimiques et qui vont les inhiber ou les  stimuler ou impliquer des fonctions complexes du cerveau.
 

Par oppositions aux glandes endocrines, nous avons des  glandes exocrines qui sécrètent des substances hors du corps, comme les glandes sébacées et les glandes mammaires. 

Le système nerveux et le système endocrinien sont complémentaires et interconnecter.

Ils coordonnent les activités des différents systèmes  du corps.
 

  • Le système nerveuximpulsion nerf © pixabaydit, par exemple, aux muscles quand se contracter ou non, les impulsions nerveuses sont quasi immédiates.
  • Le système endocrinien hormone structure © pixabayutilise des hormones messagères, par exemple, celles des surrénales, glandes au dessus des reins, pour dire au corps comment répondre à un stress  - cela prend plus de temps : production puis distribution sur les organes et cellules cibles et action. La durée des effets sera variable.
  • Si le système nerveux a besoin de contrôler à plus long terme, il agit via le système endocrinien en stimulant ou inhibant des hormones de glandes endocrines.
  • Si le système endocrinien doit répondre à une crise de "survie" : les surrénales vont libérer de l’adrénaline qui va agir au niveau du cerveau pour stimuler la réponse lutte-combat de manière fulgurante.

C’est quoi les hormones ?

hormones messagères © Pixabay

Ce sont des messagères chimiques qui dit au corps quoi faire ou pas. Le corps produit environ une cinquantaine .
de ces molécules de signalisation via les glandes endocrines.

Une fois dans le sang elles pénètrent dans certaines cellules des organes ciblés.
 

Comment cela se passe-t-il ?

syst serrure clé © pixabay

Seules les cellules cibles sont équipées de récepteurs hautement spécifiques à telle ou telle hormone, c’est un système de clé et de serrure. Cette sélectivité est la clé du fonctionnement du système endocrinien.
 

Il y a des exceptions cependant avec :

  • Les xéno oestrogènes qui sont des hormones synthétiques qui miment celles fabriquées par le corps et que l’on trouve dans des médicaments, les laitages et la viande.
  • Et les plantes telles que les phyto-oestrogènes ou phyto-progestatives que l’on trouve dans nos aliments ou des compléments alimentaires et qui vont aller occuper les récepteurs à oestrogène ou à progestérone.

 

récepteurs celluls © pixabay

Il faut savoir que chaque cellule cible peut avoir un nombre impressionnant de récepteurs pour une hormone précise, et autant de récepteurs pour d’autres hormones, plus d’autres sites spécifiques (jusqu’à 100 000 sites récepteurs pour une hormone précise),

  • mais aussi des sites récepteurs pour différentes autres hormones et sans oublier les neuro-peptides produits par le cerveau
  • ainsi qu’une multitude d’autres sites spécifiques.
     

Tout ceci peut représenter quelques millions de sites installés à la surface de la cellules.
Cela invite au respect, notre corps, manteau du Soi est une architecture extrêmement complexe.
 

Des systèmes de régulation :

  1. Quand il y a un excès d’une hormone spécifique, le nombre des sites récepteurs diminue ainsi que la sensibilité à cette hormone. Cette baisse de sensibilité est connue sous le nom de « down regulation », « régulation descendante ».
  2. Quand  un nombre anormal de molécules hormonales circulent, le nombre des sites récepteurs va augmenter ainsi que le niveau de sensibilité. C’est "la régulation montante".
  3. Les hormones de synthèse ou issues de plantes qui copient celles fabriquées par le corps peuvent utiliser les sites de la cellules qui vont alors être indisponibles pour les hormones endogènes au corps.
  4. La production d’hormones est généralement contrôlée par une sorte de « thermostat ».thermostat © pixabaySi le taux d’une hormone spécifique dans le sang n’est pas suffisant, la glande responsable de sa production sera stimulée (généralement par une autre hormone) pour remédier à la situation. Si le taux d’hormone est trop élevé, cette stimulation sera réduite. Ce système est comparable au chauffage de nos maisons. S’il fait trop froid, le thermostat allume le chauffage. Si la température est adéquate, il éteint le chauffage.

L’hormone de stimulation est souvent contrôlée par une autre hormone (ou plusieurs autres hormones). Nous avons ainsi affaire à un réseau d’hormones également appelé « axe hormonal ». On parle par exemple d’« axe thyroïdien » ou d’« axe surrénalien ». »
 

Encore plus sur les hormones ....

Il y a aussi des hormones qui agissent localement c'est-à-dire qui ne circulent pas dans le sang. Elles sont de 2 sortes :

  1. les hormones « paracrines » qui agissent dans le voisinage proche des cellules qui les produisent,
  2. et les hormones "autocrines " qui agissent sur la cellule qui les sécrètent. C’est le cas des cellules cancéreuses utilisant un signal autocrine pour impulser leur croissance, elles sont autonomes, elles ne reçoivent pas d’ordres des autres cellules du corps, elles se disent à elles même ce qu’elles ont à faire, c’est ce qui les rend potentiellement dangereuses.

     

Rôles de l'hypothalamus et la glande pituitaire

hypothalamus pituitaire © Pixabay


Maintenant que vous avez une compréhension de base du système endocrinien, observons 2 glandes endocrines du cerveau : l’hypothalamus et la glande pituitaire afin de comprendre leur rôle crucial pour notre santé.
 

L’hypothalamus


Cette glande est sous le thalamus, elle  n’est  pas plus grosse qu’une amande, ce qui ne l’empêche pas d’avoir de nombreuses fonctions dont celui de relier le système nerveux au système endocrinien via la glande pituitaire qu’elle contrôle.

L’hypothalamus reçoit les multiples messages du cerveau qu'il reçoit par l’ensemble du corps. L’hypothalamus va synthétiser et secréter des neuro-hormones pour stimuler ou inhiber la sécrétion des hormones de la glande pituitaire.


La communication entre la glande pituitaire et l’hypothalamus se fait par un réseau de capillaires, c’est une connexion directe qui permet les échanges biochimiques sans être dilués dans la circulation sanguine.


L’hypothalamus et la glande pituitaire régulent tous les processus liés aux réactions primitives du bon fonctionnement du corps. Ceci se fait à notre insu. Elles sécrètent à elles deux, 16 hormones.

Sur quoi ces hormones vont-elles agir ?

  • sur la température du corps, la faim, la soif, la fatigue, la colère, la fuite, l’activité sexuelle,  l’accouchement, les émotions, la croissance, la production de lait, l’équilibre sel et eau, le sommeil, le poids, les cycles circadiens, notre horloge biologique, etc      
  • la sensibilité à la lumière qui agit sur nos cycles,
  • ces hormones répondent au stimulation olfactive dont les phéromones, les stéroïdes,
  • mais aussi répondent à la transmission neuronale du cœur, de l’estomac, du système reproductif, du stress, des modifications de température du corps causées par une infection, les hormones de régulation de l’appétit qui sont la leptine et la ghréline, l’insuline, le glucose, les hormones de la glande pituitaire, les cytokines impliquées dans l’inflammation, etc, etc.
     

Un système très complexe mais tout cela fonctionne sans trop de problème généralement et pour la majorité des gens.
 

Cependant, l’anorexie, la boulimie, la malnutrition, trop de fer, les saignements, les traumas à la tête, les infections, les inflammations, les désordres génétiques, les tumeurs, les radiations et les opérations chirurgicales peuvent entrainer un dysfonctionnement de l’hypothalamus.
 

La glande pituitaire

pituitaire © pixabay

Aussi appelée hypophyse, elle a été longtemps considérée comme la glande maitresse contrôlant toutes les autres glandes endocrines. En fait c’est l’hypothalamus qui la contrôle et lui dit quoi faire selon les informations transmises par le cerveau en retour des messages qu’il a reçu de l’ensemble du corps.


Cette glande est petite, elle fait environ 1 cm de diamètre, elle est divisée en 2 parties, une partie antérieure la plus importante qui représente 75 % de la glande et une postérieure et ses 2 parties ne communiquent pas entre elles.
 

Observons la partie antérieure :


L’activité de la partie de la pituitaire est régulée par des vaisseaux sanguins reliés à l’hypothalamus.
 

Elle produit des hormones qui vont stimuler :

  • la  libération des hormones thyroïdiennes par la thyroïde,
  • du cortisol par les glandes surrénales
  • la production d’hormones du cycle féminin et la testostérone.
  • Elle contrôle les hormones lactogènes après la naissance
  • Elle sécrète l’hormone de croissance, et celles liées à la pigmentation de la peau et des cheveux (la mélanine).
  • Enfin elle joue aussi un rôle de régulateur par un système de feed-back.
     

Découvrons un peu l’hormone de croissance :

Cette hormone stimule la croissance, maintient une certaine taille et une musculature à l’âge adulte.
Les capacités régénérantes de cette hormone sont bien connus des professionnels du sport et de ceux qui veulent garder leur jeunesse. Mais depuis ces dernières années il y a d’autres alternatives.


Cette hormone apporte un certain nombre de bénéfices plus ou moins effectifs selon les personnes


Quels sont ses bénéfices ?

  1. La perte de graisse sans régime, l’élimination de la cellulite, une plus grande énergie sexuelle, le maintien de la taille du cœur, du foie, de la rate, des reins qui réduisent semble t il avec l’âge, une meilleure pression artérielle, une amélioration du profile du cholestérol, un meilleur système immunitaire, une augmentation des performances sportives, des os plus solides, une rapidité de récupération, une peau plus jeune et plus ferme, une repousse des cheveux.
  2. En fait la plus importante fonction de cette hormone est de dire au foie de produire de l’IFG 1  qui est un facteur de croissance  (insuline like growth factor 1, facteur de croissance 1 qui ressemble à l’insuline), principale clé de l’anti âge.

    En France il est interdit de se procurer de l'hormone de croissance, il y a des effets secondaires qui peuvent être irréversibles.
    De plus, une injection n'augmente la production d’IGF1 que de 20 à 40 % et à la longue la glande pituitaire peut devenir paresseuse puisque le corps renvoie l'information qu'il y en a dans le corps et elle peut finir par ne plus en produire.
    On ne joue pas avec les hormones. C'est pour cela qu'il y a des spécialistes, des endocrinologues.

Actuellement grâce au génie génétique on en fabrique à partir de plantes et plus récemment à partir de bactéries ce qui rend l’hormone de croissance plus fiable et moins onéreuse.
Cette hormone de jeunesse à base de plantes ne peut être donnée que sur prescription médicale car il faut l’injecter pour être disponible par le corps ce qui la réserve à une certaine clientèle riche -- le secret des stars dit-on -- et aux personnes qui ont des déficits impliquant des problèmes de santé ou des malformations comme le gigantisme, le nanisme, ou autres.
 

Améliorez la sécrétion d'hormone de croissance :

  1. Grâce aux protéines: les acides aminés issus des protéines animales ou végétales  que vous consommez  sont des précurseurs à l’hormone de croissance. Les effets ne seront pas aussi remarquables mais tout de même efficaces notamment si votre glande pituitaire fonctionne bien.
  2. Grâce à une activité physique :
    -- une session de 30 mn d’aérobic peut augmenter le niveau de l'hormone de croissance, IGF 1, jusqu’à 100 pour %
    -- et un efficace entrainement de lever de poids peut augmenter le niveau jusqu’à 400 voir 800 %.
  3. Grâce à une bonne nuit de sommeil. Cette hormone, la somatotropine, est sécrétée la nuit. Selon des études, il faudrait 8 h de sommeil.
  4. Grâce à une alimentation variée (oléagineux, chocolat noir , betterave, banane.....)
  5. Grâce à une bonne douche froide (stimule aussi le système immunitaire). Le plus simple... finir sa douche chaude en introduisant progressivement de l'eau froide.
  6. Grâce à des compléments alimentaires qui vont stimuler sa production comme le magnésium, le zinc, la vit. D, la B6, la mélatonine, des acides aminés. Demandez conseil à votre spécialiste de santé.
     

Observons la partie postérieure de la glande pituitaire :


Quant à cette partie de la glande pituitaire, son activité est régulée par les nerfs reliés à l’hypothalamus. Elle représente 25 % de la glande, elle ne synthétise pas d’hormone mais stocke et libère 2 hormones produites dans le cerveau, l’ocytocine et la vasopressine libérés selon les besoins.

 

  • L’ocytocine est impliquée pour augmenter les contractions utérines pendant l’accouchement et stimuler la production du lait après la naissance, elle aide à augmenter l’instinct maternel, le plaisir sexuel. On dit que l’ocytocine est l’hormone de l’amour
  • La vasopressine est une hormone antidiurétique qui réduit la production d’urine en augmentant sa réabsorption par les reins quand il y a déshydratation ce qui augmente le volume sanguin donc la pression. L’alcool inhibe et augmente le besoin d’uriner ce qui peut conduire à une sévère déshydratation, à des maux de tête, la soif.
     

La semaine prochaine je vous parlerai de la glande pinéale, principale source de la mélatonine l’hormone du sommeil et qui possède d’autres bénéfices non négligeables.


Belle et douce semaine à tous, dans la paix du coeur.

 

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