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L'échinacée, une plante protectrice du système immunitaire
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L'échinacée, une plante protectrice du système immunitaire

Un article rédigé par Aurore SESSA - RCF Vaucluse,  -  Modifié le 17 juillet 2023
Astuces santé L'échinacée, une plante protectrice du système immunitaire

Cette plante réveille et stimule le système immunitaire. Elle prévient et contribue à protéger des maux de l'hiver. Quelles sont ses vertus ? Est-ce qu'elle présente des contre-indications ? Sous quelle forme en prendre et comment en bénéficier ? Et quelques bénéfices santé de l'échinacée...

échinacée purpura © Pixabay échinacée purpura © Pixabay

Bonjour à tous,
L’échinacée est une plante médicinale populaire qui stimule notre système immunitaire. Cette plante a une action préventive et agit aussi pour traiter et atténuer les maux de l’hiver, réduire les rhumes, la grippe ainsi que les maux de gorge, la toux et la fièvre. Sans oublier qu’elle traque les infections  et bien plus encore. Il faut simplement savoir comment bien l’utiliser….

Son usage traditionnel est reconnu par :

  • l’Agence Européenne du Médicament,
  • par l’OMS
  • et par l’ESCOP ( European Scientific Cooperative On Phytotherapy)  est un organisme dont le but est de faire progresser le statut scientifique des médicaments de phytothérapie et d’aider à l’harmonisation de leur statut réglementaire au niveau européen en initiant des recherches et des expérimentation cliniques en phytothérapie.
  • Elle est inscrite dans la liste de plantes médicinales de la Pharmacopée française.
  • La Commission E, qui est un conseil consultatif scientifique de l’Administration Allemande des denrées alimentaires et des médicaments, qui lui reconnait des propriétés pour traiter des infections des voies respiratoires et urinaires, et les plaies cutanées ainsi que les ulcères chroniques par voie topique.

D’où vient l’échinacée ?

Il existe 3 grandes variétés d’échinacée qui sont originaires d’Amérique du Nord. Elle est utilisée depuis des milliers d’années par les médecines ancestrales et notamment par les indiens comme antibiotique naturelle  en cas d’infections respiratoires, de maux dentaires, de maux de gorge et de morsures de serpent depuis le XVIème siècle.

On la retrouve au Canada, en Europe et en Nouvelle Zélande.
Elle ressemble à une belle marguerite rosée à pourpre.

échinacée ©https://sante-medecine.journaldesfemmes.fr/faq/28808-echinacea-echinacee-proprietes-utilisations-et-posologie

Photo : https://sante-medecine.journaldesfemmes.fr/faq/28808-echinacea-echinacee-proprietes-utilisations-et-posologie

Les espèces les plus utilisées sont principalement l’echinacea purpura, ensuite l’echinacea angustifolia. Souvent on associe les deux dans les extraits de plantes.

Aux Etats-Unis, avant qu’elle ne tombe en désuétude avec l’arrivée des antibiotiques pharmaceutiques, ses vertus étaient utilisées en cas de scarlatine, de syphilis, de malaria, d’empoisonnement du sang, de diphtérie.
Avec  la mutation de bactéries qui deviennent de plus en plus résistantes aux antibiotiques, les scientifiques s’intéressent à nouveau à cette plante surtout en Europe et principalement en Allemagne.

La partie la plus utilisée est son rhizome mais on utilise aussi la partie aérienne.

Les herboristes la recommandent dans le cadre de la prévention ou pour écourter les maux de l’hiver comme un rhume, la grippe, réduire les maux de gorges, et réduire la fièvre.
Cette plante est reconnue pour traiter les infections des voies respiratoires supérieures  mais pas seulement !

Que contient l’échinacée pour la rendre si intéressante et utile ?

Cette plante contient de nombreux principes actifs comme des minéraux, des oligo-éléments, des phénols, des flavonoïdes, des alkylamides  ou alcamides, des polysaccharides et d’autres composés.
Elle a des propriétés anti-infectieuses grâces à la combinaison de ses différents composés.

Quelques courtes explications :
•    ses alcamides ont des propriétés antibactériennes et antifongiques, ils agissent comme un bouclier naturel tout en favorisant la circulation sanguine. On dit qu’ils ont une action immunostimulante tant de l’immunité innée que de l’immunité acquise. De plus on leur reconnait une action anti-inflammatoire

•    ses phénols ont des propriétés antioxydantes et associés aux autres composés de l’échinacée, ils en font une plante médicinale extrêmement riche en antibiotiques naturels

•    Quant aux polysaccharides ils protègent les cellules des agressions virales

Comment agissent tous ces actifs sur le plan de l’immunité ?

Ils contribuent à

  • augmenter et renforcer le taux de globules blancs pour détruire les germes, les bactéries, les micro-organismes,
  •  et stimuler la synthèse de l’interféron, une molécule de l’immunité.

Il faut savoir que les bactéries déclenchent une enzyme qui est contrée par l’échinacée. Les bactéries viennent infecter les cellules saines à l’aide de cette enzyme. Ainsi, avec une prise d’échinacée dès les premiers symptômes, l’infection bactérienne peut être évitée et quand l’échinacée est prise à titre préventif, elle va contribuer à stimuler le système immunitaire et ainsi diminuer la capacité aux pathogènes d’infecter les cellules.

Donc ses composés stimulent, protègent et renforcent le système immunitaire même pour les personnes souffrant de fatigue chronique ou avec un système immunitaire faible.

Quand prendre de l’échinacée ?

protection © Pixabay


En prévention pour faciliter le passage entre les saisons. Elle évite d’attraper un rhume ou la grippe jusqu’à 71 %, ce que montre une étude avec 80 athlètes en bonne santé et réduit d’1 à 2 journées les désagréments du rhume.
De manière fort intéressante, si  elle prévient et réduit les symptômes, elle empêche d’attraper à nouveau le rhume
De plus les personnes à risques, stressées ou avec un système immunitaire faible voient la récurrence d’infections respiratoires réduit de moitié avec moins de complications comme pneumonie, otite et amygdalite par voie de conséquence.

L’extrait d’échinacée est largement utilisé dans de nombreux pays pour prévenir et traiter les rhumes ou la grippe et se révèle efficace pour près de 64 % des patients.

En cas de grippe, des études ont montré que l’échinacée pouvait être plus efficace que des médicaments.

grippe © Pixabay

Une étude australienne avec 11 pilotes d’avions montre son action sur le plan immunitaire et même un effet antioxydant. Les pilotes avaient pris pendant 14 jours de l’échinacée. A la fin de cette cure, leur système immunitaire était plus actif avec une augmentation des globules blancs et un statut plus élevé en antioxydants.

Elle lutte efficacement contre le staphylocoque doré et agit en cas d’infections des voies urinaires, de cystites et même en cas de maladie de Lyme.

Elle contribue à bloquer le développement bactérien des plaies et en stimulant le collagène, l’échinacée accélère la cicatrisation.
Elle sera tout indiquée pour aider à guérir les blessures et les maladies inflammatoires de la peau dont le psoriasis, l’acné, l’eczéma, les brûlures et les piqûres d’insectes, les ulcères.

peau échinacée © Pixabay

Elle aurait une action antiride en hydratant la peau. En Thaïlande une crème a été testée avec un gel contenant de l’échinacée sur 10 volontaires âgées entre 25 et 40 ans. Au bout d’un mois, l’hydratation de la peau avait augmenté avec une baisse des rides de près de 15 %.

En cas d’infection des yeux, une étude italienne montre que des patients souffrant d’une inflammation de niveau moyen ayant reçu 150 mg d’échinacée 2 fois par jour en plus d’un traitement conventionnel, ont vu pour la plupart une résolution de leur problème avec pour 70 % d’entre eux une réduction de leur médication.

Elle supporte les globules rouges en augmentant une hormone qui promeut leur formation dans la moelle osseuse.
Elle assainie le sang de nombreuses toxines et la lymphe en profondeur.

Elle protège nos organes en profondeur de nombreux pollueurs toxiques que nous ingérons ou respirons ainsi que des pathogènes.

L’échinacée protège des dommages causés par les radiations. En Serbie a été étudié des aberrations de chromosome de travailleurs exposés à des radiations. Tous reçurent 275 mg d’échinacée. A la fin du traitement ces aberrations avaient réduit de manière significative, de plus a été observé une augmentation de la mort naturelle de ces cellules défectueuses. Il a été conclu que l’échinacée pouvait être bénéfique dans le cadre d’une prévention des effets délétères liés à l’exposition à des radiations

Elle réduit les effets secondaires de la chimiothérapie :

  • En augmentant le taux de globules blancs ce que montre une étude allemande.
    Les chercheurs ont isolé un composé de l’échinacée et l’on injecté à 15 patients 3 jours avant le traitement de chimiothérapie ; 2 semaines plus tard, le taux de globules blancs étaient 50 % supérieur pour ces patients comparés à ceux qui n’avaient pas reçu l’injection d’échinacée.
    Les chercheurs suggèrent que ce traitement peut être efficace pour réduire la chute des globules blancs, ce qui permet une meilleure défense de l’organisme.
  • D’autre part l’échinacée pourrait soulager la douleur ou le stress liés aux traitements contre le cancer grâce aux phytocannabinoïdes (composés acannabimimétiques appelés N-alkylamides) qu’elle contient et qui mimiquent les vrais cannabinoïdes en activant les récepteurs CB2.

    
En cas de convalescence, de fatigue chronique, de baisse de vitalité, cette plante redonne de l’énergie pour mieux faire face aux agressions et restaure la vitalité profonde de l’organisme.

A quels autres nutriments ou plantes peut-on associer l'échinacée pour renforcer ses vertus ?

En effet l’échinacea ayant de nombreuses vertus antibactériennes, on la retrouve souvent associée à des plantes ayant les mêmes vertus, ou alors avec des plantes énergisantes qui permettront de récupérer rapidement.

De manière générale, pour lutter contre les infections bactériennes, prévenir les angines bactériennes, les maux de gorge, la toux, des problèmes ORL, l’échinacée pourra être associée avec le gingembre, la cannelle mais aussi le thym, l’origan, l’eucalyptus, le pin sylvestre, la propolis, la vit C, l’extrait de pépin de pamplemousse, le pollen de fleurs, le curcuma, le reishi. Ces associations ont leur place dans le cadre de la prévention des maladies hivernales, des refroidissements.

Associations à faire à bon escient évidemment.
N’hésitez pas à demander conseils à votre thérapeute ou votre pharmacien ou un herbaliste.

échinacée pin © https://www.pileje.fr/revue-sante/echinacee

 

  • Pour les maux de gorge, l’échinacée associée à de la sauge en gargarisme est aussi efficace que des sprays pharmaceutiques.
  • Associée au ginseng et à la spiruline, elle aide à retrouver de l’énergie vitale.
  • L’association échinacée avec le curcuma pour son action anti inflammatoire et purificatrice et le reishi pour ses nombreuses vertus notamment antioxydantes, va permettre une meilleure convalescence.
    Cette association pourrait participer à prévenir des cancers et des maladies auto immunes.
  • Pour les rhinites allergiques, une bonne association avec le plantain ou la mauve.
  • Pour prévenir le développement des sinusites, des laryngites, des rhinites, et rhinopharyngites, on peut associer la vit C et la propolis, propolis qui est également immunostimulante. Cette association contribue à renforcer l’action de protection immunitaire de l’échinacée.
  • Associée au curcuma, l’échinacée protège de la pollution, de la fumée de tabac.
  • Pour les problèmes d’herpès avec le thym et la propolis.
  • En cas d’infection par le candida albican on peut lui associer du reishi, de la cannelle, de l’ail, de l’extrait de pamplemousse, des probiotiques et on évite de consommer tout ce qui est raffiné, et le sucre.
  • Pensez échinacée en cas de maux de dents, d’abcès dentaires avec 1 goutte d'huile essentielle de clou de girofle.

Comment bien la prendre ?

On la trouve sous différentes formes :

  • extrait sec,
  • teinture mère,
  • onguent.

Son  dosage va donc dépendre de la forme de l’échinacée utilisée.

Il faut s’assurer de son origine car cette plante est souvent passée aux rayons gamma pour détruire germes et bactéries ce qui détruit en très grande partie ces principes actifs. Je vous mets des liens dans « sources et références » pour des laboratoires fiables.

Les onguents et préparations à usage externe peuvent être utilisés selon les besoins.

La dose adulte typique sous forme de gélules de l’échinacée est de trois fois par jour pendant 7 à 10 jours maximum et selon la quantité conseillée par le laboratoire ou votre thérapeute.  Cela peut aller jusqu’à 1gr/jour en dose de démarrage pendant 1 à 3 jours puis on doit réduire.

En teinture mère selon la posologie indiquée. Il semblerait que ce soit sous cette forme qu’elle est le plus efficace.

On retient que si les symptômes ne disparaissent pas et s’il y a fièvre, on consulte son médecin.

A titre préventif elle sera un bon bouclier, à prendre en toute sécurité pour une durée limitée de 3 semaines au début de l’hiver et au printemps.
A retenir : l’échinacée à long terme peut augmenter votre risque de baisse des globules blancs.

Dès le  début d’un problème, elle sera très active, globalement elle  renforce l’organisme.

Une fois le système immunitaire boosté, il suffira d’en reprendre avec d’autres plantes en fonction des besoins et nécessités sur de courtes périodes comme 7 à 10 jours.

Des études montrent l’efficacité de l’échinacée, d’autres pas vraiment. L’usage traditionnel notamment de la médecine amérindienne démontre ses vertus bénéfiques.  

Des contre-indications ?

  • Pour les personnes qui ont un dysfonctionnement du système immunitaire (SIDA, la tuberculose, des troubles auto-immunes, des troubles au niveau des globules blanc dans le sang ou la sclérose en plaques).
  • Vous ne devriez pas prendre d’échinacée si vous prenez des médicaments immunosuppresseurs.
  • Il faut savoir qu’on a rapporté quelques cas très rares d’allergie principalement pour les personnes allergiques aux marguerites, aux soucis ou aux chrysanthèmes (éruptions cutanées, voire de l’asthme notamment chez des enfants).

En cas de doute ou si vous êtes sous médication, demandez impérativement conseils à votre médecin ou pharmacien ou herboriste avant de prendre de l’échinacée. Il en est de même si vous êtes enceinte, allaitante ou pour de très jeunes enfants.

Echinacée et système immunitaire :

syst immu © Pixabay

Cette plante est un cadeau de la nature mais il faut comprendre qu’à elle toute seule, elle ne peut pas tout faire.
Si elle réveille et booste le système immunitaire et agit en profondeur encore faut-il que ce système immunitaire puisse répondre, c'est-à-dire qu'il soit encore en capacité d’agir même si son armée est endormie ou légèrement affaiblie.

Cela signifie concrètement que nous devrions continuellement protéger notre système immunitaire. Comment ?

  1. D’une part, en apportant à notre organisme des nutriments de qualité
  2. D’autre part en veillant à ce que notre organisme ne soit pas encrassé sinon il ne peut pas bien assimiler les bons nutriments
  3. N’oublions pas « qui dit système immunitaire, dit aussi intestins » ; il importe donc d’avoir des intestins en bonne santé.
  4. Enfin en apprenant à gérer son stress et en ayant un bon sommeil de qualité et réparateur.

L'échinacée est une plante à tester et à avoir dans sa pharmacopée familiale.

Belle et douce semaine à tous dans la paix du cœur.

Les informations données ne le sont qu’à titre indicatif et pédagogique et ne sauraient en aucun cas remplacer l’avis d’un praticien de santé, un traitement ou poser un diagnostic.

Des sources et des références  :

 

 

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