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Interpréter les textes sacrés: un rempart contre les fondamentalismes
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Interpréter les textes sacrés: un rempart contre les fondamentalismes

Un article rédigé par Antoine Bellier - RCF,  -  Modifié le 25 septembre 2020
L'Invité de la Matinale Interpréter les textes sacrés: un rempart contre les fondamentalismes
Le bibliste Thomas Römer rappelle l'importance d'interpréter la Bible et de la réinscrire dans son contexte.
Clara Gabillet Clara Gabillet

Quelle est l'origine de Dieu dans la Bible ? Thomas Römer a travaillé à prendre du recul et à mieux appréhender ce texte sacré. Dans son livre, Dieu de la Bible, dieu du Coran, ce bibliste titulaire du collège de France et administrateur de celui-ci analyse les subtilités et les complexités de la Bible.

Faire dialoguer les textes sacrés pour mieux les comprendre

Avec ce livre, Thomas Romer a voulu "mettre en dialogue ce qu’on peut dire sur la Bible et le Coran". Lui-même, spécialiste de l’Ancien Testament et Jacqueline Chabbi, historienne de l’islam ont travaillé sur cet ouvrage. Un travail nécéssaire car selon Thomas Romer : "on ne peut pas comprendre le Coran sans avoir connaissance des traditions judéo-chrétiennes"

La Bible et le Coran sont des livres considérés comme fondateurs pour la foi. Mais "les croyants ont du mal à accepter que ce sont des textes d’histoire", explique Thomas Romer. 
"Beaucoup sont perturbés dans leur foi quand ils voient que les choses ne se sont pas extactement passées comme racontées dans la Bible ou dans le Coran". Il ne faudrait pas confondre la vérité historique et le mythe. Thomas Romer rappelle que ce sont des livres où "des croyants de toute époque interprètent ce qu'il leur est arrivé à la lumière du Dieu qu'ils confessent".

Interpréter les textes

Face aux fondamentalismes religieux, cela soulève l’importance d’interpréter les écritures et de ne pas simplement les lire. "On ne peut pas lire ces textes de manière littérale", explique Thomas Römer.

Prendre du recul sur ces textes sacrés permettent aussi de comprendre leur histoire. "La notion de Dieu unique n’était pas une idée évidente" initiatelement, raconte Thomas Römer en prenant l’exemple de Yahvé, le Dieu d'Israël. "C’est un nom propre et cela sert à le distinguer d'autres figures donc l’idée c’est qu’il y a d’autres Dieux autour de lui", ajoute-t-il.  

Face à la crise, les récits bibliques peuvent-ils être une ressource ? Oui, assure Thomas Romer. "Il y a beaucoup de parallèles qu’on peut faire. Il y a des réflexions sur des grandes catastrophes et qui peuvent être intéressantes à relire aujourd'hui pour nos propres expériences", conclut-il.

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