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"Il faut apprivoiser l'éco-anxiété et en faire un moteur pour l’action", estime la psychothérapeute Charline Schmerber
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"Il faut apprivoiser l'éco-anxiété et en faire un moteur pour l’action", estime la psychothérapeute Charline Schmerber

Un article rédigé par Clara Gabillet - RCF, le 21 septembre 2022  -  Modifié le 23 septembre 2022
L'Invité de la Matinale Charline Schmerber, psychothérapeute sur l'éco-anxiété

Le dérèglement climatique peut générer du stress ou de l’angoisse. C'est ce qu'on appelle l'éco-anxiété. Selon un récent sondage de l’IFOP, 67% des Français disent en souffrir. Mais il existe des solutions, assure Charline Schmerber, praticienne en psychothérapie. Elle est l'auteure d'un "Petit guide de survie pour éco-anxieux" (éditions Philippe Rey). 

Image d'illustration © Unsplash Image d'illustration © Unsplash

L'éco-anxiété est un phénomène qui se fait de plus en plus de place. "Une nouvelle forme de détresse psychique et mentale liée aux enjeux environnementaux et climatiques", résume Charline Schmerber, psychothérapeute qui s'est emparée du sujet il y a trois ans.

 

Des degrés divers

 

Mais elle désamorce tout de suite : "Ce n’est pas une pathologie". Même si cela se traduit par des symptômes à des degrés différents : de légers à pathologiques. Quand cela devient pathologie, "la personne peut avoir du mal à prendre des décisions, être dans des doutes très importants, basculer dans un état d’éco-paralysie", détaille la spécialiste.

 

Celle qui a publié un "Petit guide de survie pour éco-anxieux" (éd. Philippe Rey) se veut rassurante. Elle estime que "l’éco-anxiété est un signe de bonne santé mentale". "Cela veut dire qu’on est connecté au monde dans lequel on vit, qu’on est très empathique. Il faut apprendre à trouver un degré acceptable qui nous permette d’être en mouvement. C’est trouver un moyen d’apprivoiser cette éco-anxiété et d’en faire un moteur pour l’action", poursuit-elle. 

 

Des patients de plus en plus nombreux

 

Charline Schmerber constate en tout cas une augmentation de la demande de consultation pour ce motif. "L’année 2022 a aussi été marquée par la publication du rapport du GIEC donc forcément les gens ont besoin d’un espace pour aller parler de ce qu’ils ressentent donc il y a des prises de rendez-vous plus importantes dans mon cabinet et ceux de mes collègues sensibilisés à ces questions-là", témoigne-t-elle.  

 

Elle estime qu'avec l'urgence climatique, les professionnels doivent se former. Elle a ainsi créé avec des collègues le réseau des professionnels de l’accompagnement face à l’urgence écologique (RAFUE). "Le but c’est de pouvoir regrouper les professionnels sensibilisés à l’éco anxiété et de voir comment on peut soutenir le grand public. Un des piliers c’est de pouvoir sensibiliser les professionnels et leur proposer une formation", conclut Charline Schmerber. 
 

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