COP15 de la biodiversité, l’enjeu de la protection dans les Hauts-de-France.

Anne Henry / Lucie Campoy - RCF Hauts de France, le 07/12/2022 à 14:58
 -  Modifié le 14/12/2022 à 08:04
Lille
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COP15 : les Hauts de France concernés par la perte de biodiversité

La 15e Conférence mondiale sur la biodiversité (COP15) se tient à Montréal au Canada à partir d'aujourd’hui et jusqu'au 19 décembre. Présidée par la Chine, cette COP aurait dû se dérouler en 2020 à Kunming avant que le Covid ne vienne chambouler ces plans.

Thierry Cornier, directeur du Conservatoire botanique national de Bailleul © Anne Henry
Thierry Cornier, directeur du Conservatoire botanique national de Bailleul © Anne Henry

Depuis 1970, 69 % des populations d’animaux vertébrés ont disparu. Le futur cadre en discussion pendant la COP prévoit de protéger 30 % des zones terrestres et des océans d’ici à 2030. Une mesure nécessaire pour enrayer l’effondrement de la biodiversité, c’est-à-dire la diversité du monde animal, végétal et fongique (champignons).

 

Une biodiversité en danger dans les Hauts-de-France

 

Dans la région, plus d’une centaine d’espèces se sont éteintes en un peu plus d’un siècle. Les sols de la région sont très artificialisés par l’urbanisation, les industries lourdes et les grandes cultures en openfield.

La violette des marais est, par exemple, en régression. Selon le Conservatoire botanique national de Bailleul (Nord), l’espèce est menacée par l’assèchement des zones humides et la pollution des eaux et des sols. Les changements climatiques exacerbent ce phénomène.

 

Un conservatoire protecteur de la biodiversité

 

Thierry Cornier est le directeur du Conservatoire botanique national de Bailleul. Dans ce domaine de 25 hectares, son équipe recense les espèces vivantes des Hauts-de-France et préserve sur place les plantes les plus menacées grâce à sa grainothèque.

Selon Thierry Cornier, les enjeux discutés à la COP15 sont « des préoccupations que l’on devrait toujours avoir et à tous les niveaux. Les États, l’ensemble des collectivités territoriales et les citoyens ».

L’année dernière, le gouvernement français a relancé sa stratégie nationale pour les aires protégées, avec l’objectif de placer sous protection forte au moins 10 % de l’ensemble du territoire terrestre et maritime d’ici à 2030.

Le Conservatoire botanique de Bailleul plaide pour la renaturation au maximum des espaces prairiaux. Une politique déjà appliquée depuis plusieurs années dans le domaine, où prairie, biotopes naturels et jardins thématiques se mêlent.

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