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Conseil d'Etat Calais Didier Dergermmont Secours catho
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Conseil d'Etat Calais Didier Dergermmont Secours catho

RCF,  -  Modifié le 31 juillet 2017
​Le vice-président américain est arrivé à Tallinn. C’est la première étape d’une tournée dans trois pays d’Europe Orientale qui ont longtemps fait partie du cercle d’influence russe.

Le vice-président américain est arrivé dimanche en Estonie. Mike Pence a évoqué un possible déploiement de batteries de missiles Patriot dans ce pays, sans pour autant prendre d’engagement précis. Cette visite américaine dans les Etats baltes, mais aussi le déplacement prévu en Géorgie et au Monténégro apparaît comme une façon pour les Etats Unis de montrer les muscles face à la Russie.
 

Un contexte de tensions avec la Russie

"C’est à des années lumières de ce que le candidat Donald Trump avait annoncé dans sa campagne électorale. Se rapprocher de la Russie, faire baisser le niveau de tension. On voit qu’on est aujourd’hui totalement à l’opposé de cela. Il faut ajouter que ce voyage se déroule dans un contexte très particulier, c’est-à-dire l’expulsion de 755 diplomates américains de Russie. C’est un chiffre qui n’avait jamais été atteint, même à l’époque de la guerre froide" explique François Durpaire, maître de conférences à l'université de Cergy-Pontoise.

Un regain de tension qui s’explique par deux facteurs. "D’abord le contexte national américain, avec le Russia gate. Donald Trump a fait des tentatives pour se rapprocher de Vladimir Poutine. Mais se rapprocher trop de Poutine c’est en quelque sorte donner du grain à moudre à son opposition dans un contexte où il est accusé d’avoir peut-être été dans une collusion avec la Russie durant sa campagne électorale. La deuxième raison c’est que le Congrès joue un rôle fondamental en politique étrangère. Et il a décidé il y a quelques jours d’appliquer de nouvelles sanctions à la Russie. Une décision prise contre Donald Trump" ajoute François Durpaire.

Des relations désastreuses avec la Russie

Une décision pourtant validée par le président américain, qui est forcé de donner quelques gages de bonne conduite au Congrès s’il veut que ce dernier abroge l’Obama Care. "C’est donnant-donnant. Il laisse la main au Congrès en politique étrangère et dans le même temps il essaie d’obtenir l’abrogation d’Obama Care. Pour l’instant, cependant, il perd sur les deux tableaux" précise ce spécialiste des Etats-Unis.

François Durpaire ajoute qu’actuellement, Donald Trump ne fait pas ce qu’il veut. Il fait ce qu’il peut dans un contexte de relations très tendues. "Vladimir Poutine a récemment déclaré que les relations avec les Etats-Unis d’Obama étaient très mauvaises, mais qu’avec Donald Trump, ces relations sont véritablement désastreuses".

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