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Comment les stations tentent de compenser le manque de neige

Un article rédigé par Pauline de Torsiac - RCF,  -  Modifié le 27 juin 2021
Le dossier de la rédaction Comment les stations tentent de compenser le manque de neige
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Qui dit congés de février, dit parfois séjour au ski... Enfin, plutôt "séjour à la montagne". Car en ce moment, de plus en plus de stations font face à un manque récurrent de neige.
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Pour l’instant, le phénomène concerne particulièrement les pistes de moyenne ou basse altitude. Mais cela oblige aussi les plus grandes stations à se diversifier pour perdurer. De plus en plus de stations sont confrontées au réchauffement climatique. Dans les Vosges par exemple, Sébastien Baradel vient de fermer la station des Hautes-Navières. Car faute de précipitations neigeuses suffisantes, son activité n’était plus vraiment rentable. Il s'en explique sur RCF.

Sébastien Baradel a donc décidé de se concentrer sur son activité hôtelière, et de mettre en vente sa dameuse et ses remontées mécaniques. Et comme lui, d’autres petites stations ont de plus en plus de difficultés à survivre, à cause du manque de neige. Alors en Haute-Garonne, le Conseil départemental a décidé de soutenir financièrement les trois stations de ski encore ouvertes, pour maintenir les 800 emplois directement ou indirectement liés au secteur. L’enjeu est important, pour le président du département Georges Méric, qui entend bien diversifier les activités des stations, en partie grâce aux 25 millions d’euros d’investissement prévus sur cinq ans.   

L’idée est de diversifier les activités pour essayer d’attirer des visiteurs à la montagne toute l’année, et pas seulement l’hiver. Et selon Jean-Marc Silva, le directeur de France Montagne, c’est une tendance qui prend plus en plus d’ampleur. Cela dit, les sports d’hiver ne sont pas faciles à remplacer dans le cœur des vacanciers. C’est bien ce que constate Jean-Christophe Gehin. Il est le gérant de Vercors Aventure, et il propose plein d’activités qui peuvent s’exercer sans poudreuse : accrobranche, vélo, course d'orientation, escalade, rando... . Bref, de quoi satisfaire ses clients, en s’adaptant aux aléas climatiques.

Mais le ski n’est donc certainement pas encore mort. Du moins, c’est clairement ce qu’affirme Laurent Vanat. Il est consultant et expert en économie du ski. Et chaque année, il participe, à Grenoble, au Mountain Planet, une sorte de salon international de l’aménagement en montagne. Et il observe que les équipements liés à la pratique du ski prennent encore une place importante dans les allées du salon. Non seulement, pour Laurent Vanat, le ski n’est pas mort. Mais plus surprenant encore : selon lui, le réchauffement climatique n’est finalement pas la menace la plus importante qui plane sur le secteur.

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