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Camping en France : pourquoi un tel succès pendant les vacances ?

Camping en France : pourquoi un tel succès pendant les vacances ?

Un article rédigé par Amaury Perrin - RCF, le 6 juillet 2023  -  Modifié le 8 juillet 2023
Je pense donc j'agis Camping en France : pourquoi un tel succès pendant les vacances ?

En 2022, plus de 25 millions d’adeptes ont passé un séjour plus ou moins long au camping, en famille ou avec des amis. La France est le deuxième pays au monde et le premier en Europe où cette activité rencontre un aussi grand succès. Les propositions des campings sont de plus en plus diverses et originales pour attirer un large panel de personnes et rester accessibles au plus grand monde. Cependant, ils font face aujourd’hui à des risques divers.

La France compte plus de 800 000 places d’hébergement réparties sur 7 500 campings © Kampus Production / Pexels La France compte plus de 800 000 places d’hébergement réparties sur 7 500 campings © Kampus Production / Pexels

En 2023, la France compte plus de 800 000 places d’hébergement réparties sur 7 500 campings. Nicolas Dayot, président de la Fédération Nationale d’Hôtellerie de Plein Air (FNHPA), en liste les catégories : "il y a le camping sauvage, le camping déclaré mais non-aménagé et le camping aménagé". L’engouement actuel pour ce troisième type de camping vient notamment de la pluralité des logements proposés. Entre les mobil-homes, les roulottes, les chalets, les camping-cars ou les choix plus originaux, chacun y trouve son compte. "Leur développement a permis de capter une nouvelle clientèle tout en conservant celle d’avant", indique le président. 

 

 

Le camping, c’est toute une histoire

 

Après ses débuts en 1898, le camping a rapidement conquis le cœur des Français, apparaissant comme une solution idéale pour partir en vacances à moindre coût. Olivier Sirost, sociologue et écrivain, cite l'ethnologue Arnold van Gennep : "ce qui apparaissait d’abord comme un habitat précaire et contraignant est devenu, par l'amélioration du confort et le déploiement des technologies, un mode de vie agréable où on se reconnecte avec la nature". Par sa généralisation, le camping a permis de dénouer les rapports sociaux entre les classes et d’offrir à tous des vacances. 

 

Durant les années 1990, la réglementation du camping est devenue toujours plus stricte. En conséquence, une partie des adeptes de cette activité, et en particulier les puristes, a continué sa pratique dans les pays voisins de la France. Cependant, la France est aujourd’hui le premier pays européen et le deuxième pays mondial en termes de camping. "Un tiers des campeurs sont étrangers, notamment européens", explique Olivier Sirost. Ailleurs en Europe, le camping a souvent mis plus de temps à se développer, comme en Espagne, voire ne s’est jamais réellement implanté, comme en Allemagne.

 

 

Quel avenir pour le camping ?

 

Le surtourisme auquel participe le camping pose aujourd’hui des questions. Il s’agit d’un hébergement touristique de masse, permettant "au plus grand nombre de partir" et proposant "des tarifs faibles et compétitifs", estime Nicolas Dayot. Pourtant, certains craignent une augmentation constante du prix des prestations et la perte de l’essence même du camping. "On passe de vacances populaires à une économie organisée", considère Olivier Sirost. De plus en plus de campings obtiennent des étoiles et proposent des offres toujours plus complètes. 

 

Par ailleurs, les questions environnementales impliquent de véritables risques et une remise en question pour l’avenir. De nombreux campings situés en bord de mer ou à proximité de forêts s'exposent aux conséquences du réchauffement climatique, comme Les Flots Bleus, un camping ravagé par un incendie en 2022. "50 % du parc risque de disparaître d’ici un demi-siècle, des solutions sont attendues", insiste Olivier Sirost. Une adaptation à ces changements devient nécessaire afin de garder le tourisme attractif et la capacité d’accueil des campings français. "Il va falloir reconstruire, réaménager, surélever, relocaliser totalement ou partiellement", indique Nicolas Dayot. N'attendons pas Patrick !

 

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