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Balaam, ancêtre des mages
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Balaam, ancêtre des mages

RCF,  -  Modifié le 30 décembre 2019
Il est à l'origine de l'un des plus beaux oracles messianiques de la Bible. Le prophète Balaam est un personnage de l'Ancien Testament, un devin, qui, un jour, a vu se lever l'étoile...
Wikimédia Commons - L'Ânesse de Balaam peint par Rembrandt, musée Cognacq-Jay Wikimédia Commons - L'Ânesse de Balaam peint par Rembrandt, musée Cognacq-Jay

Entre Noël et le Nouvel An, les étals de nos boulangeries ont déjà fait le plein de galettes. Les mages sont attendus, comme s’il nous fallait tirer bien vite les rois, pour être peut-être de leur nombre. Alors il nous faut parler d’eux. Mais d’abord, peut-être, de leur ancêtre lointain, aux temps anciens de la Bible, le prophète païen Balaam.

 

 

Balaam, LE PROPHÈTE PAÏEN

Un jour, Balaam a vu se lever l’étoile. Balaam était un devin, chargé donc de divination, de deviner les chemins du ciel pour le roi Balaq, le roi de Moab, dans les monts qui aujourd’hui encore portent ce nom, dans les monts de Jordanie qui dominent la mer Morte.

Balaam, c’était aux temps anciens, au temps où le peuple des hébreux errait dans le désert, avec Moïse d’abord, puis avec Josué, en marche vers la terre Promise. Mais leur présence indisposait le roi de Moab. Peut-être y voyait-il, nous l’avons évoqué pour Hérode, une menace pour lui, ou une ombre portée à son pouvoir dans la région dont il était le maître. Il eut peur de leur nombre et appela son devin Balaam, lui enjoignant de maudire ce peuple. Mais Balaam, étonnamment, écoutait le Seigneur, dit le récit biblique : magnifique "païen" attentif à la voix du Seigneur ! Au point que la Bible parle de lui comme de l’homme "au regard pénétrant et qui entend les paroles de Dieu" (Nb 24, 3)*
 

Balaam a vu se lever l’astre

Ainsi, à trois reprises, Balaam bénit ce peuple. Cela irrite profondément le roi Balaq, de plus en plus indisposé, et désemparé de ces paroles. Balaq menace son prophète, qui n’en a cure et qui n’a pas d’autre parole à dire : "Ce que le Seigneur met dans ma bouche, c’est cela que j’ai à dire." Balaam tourne son visage vers le désert et ses paroles sont un véritable chant : "Oh ! que tes tentes sont belles, Jacob, et tes demeures, Israël !"

Et il ajoute ces paroles bouleversantes, qui ont traversé la Bible tout entière, jusqu’à nous : "Ce héros, je le vois – mais pas pour maintenant – je l’aperçois – mais pas de près : Un astre se lève, issu de Jacob, un sceptre se dresse, issu d’Israël. Il brise les flancs de Moab, il décime tous les fils de Seth." (Nb 24, 17)* Ces paroles furent traduites au temps de Jésus en araméen, elles étaient lues pour ce qu’elles sont : un des plus beaux oracles messianiques de la Bible. Balaam a vu se lever l’astre. Ce mage venu d’Orient en annonce d’autres qui seront de même étoffe, magnifiques !

 

* Source : AELF

 

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