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A Dublin, les familles livrent leurs expériences
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A Dublin, les familles livrent leurs expériences

Un article rédigé par Etienne Pépin - RCF,  -  Modifié le 23 août 2018
​Mercredi 22 août dernier, c’était le premier jour de congrès de la Rencontre Mondiale des Familles à Dublin. Plusieurs conférences et tables rondes y étaient organisées.
2018 Mick Langan www.micklanganphotography.com 2018 Mick Langan www.micklanganphotography.com

Pas de grande leçon de philosophie, pas de cours magistraux de théologie. Ici à Dublin les familles témoignent de ce qu’elles vivent aux quatre coins du monde, simplement. Rebecca vient de Martinique. Elle a suivi la table ronde sur le handicap dans la famille. Éducatrice spécialisée, elle a été touchée par les vies des personnes qui ont raconté leur histoire. Elle livre ses impressions à Etienne Pépin, envoyé spécial de RCF à Dublin.

"Un jeune homme trisomique qui s’exprimait bien a raconté qu’il avait suivi des cours adaptés, qu’il a beaucoup écrit. Il a écrit des poèmes où il témoigne de l’amour qu’il porte pour les autres. Cela lui permet de rencontrer des personnes. Il a vraiment transmis ce message-là en disant que finalement, c’est toujours le regard des autres qui arrive comme quelque chose de négatif. Mais il y a de la joie, de l’amour" explique-t-elle notamment.

Mercredi, la conférence du cardinal Tagle, l’archevêque de Manille, a aussi fait salle comble. Il est venu parler de la société du tout-jetable, mettant ainsi en lien deux textes majeurs du pape François, l’encyclique Laudato Si’ et l’exhortation apostolique Amoris Laetitia. Véronique, de Lyon, a été marquée par les exemples concrets utilisés par le prélat pour témoigner.

"Il parlait de sa montre qui lui avait été offerte à la fin de ses études. Et depuis qu’il était devenu prêtre, les personnes lui disaient qu’il devrait changer de montre. Même chose après qu’il soit devenu évêque. Il nous a expliqué avec beaucoup d’émotion que cette montre lui avait été offerte par ses parents et que ses parents avaient dû emprunter pour lui offrir cette montre. Ce n’était pas simplement un objet qu’il pouvait aujourd’hui changer mais que c’était toute une relation qu’il avait avec ses parents, tout le don de leur vie qu’ils lui avaient fait à travers cette montre" lance-t-elle au micro d’Etienne Pépin.

"Il s’appuie beaucoup sur Laudato Si’ et puis il faisait un lien entre Laudato Si’ et Amoris Laetitia. Il nous prend à contre-courant et nous oblige à freiner, à arrêter cette frénésie dans laquelle on va toujours plus en avant, et de centrer sur l’essentiel, qui parfois est la personne la plus pauvre, la plus petite" ajoute-t-il.

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