Yann Porte vous invite

Porte ouverte

présentée par Yann Porte

Le regard d'un citoyen concerné sur son territoire, pour une transition intelligente de la société. 

Une invitation à l'engagement, en partenariat avec Motris.

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Episodes

  • Jean-Marc Bechler
    21 janvier 2023

    Jean-Marc Bechler, la passion du théâtre au service de la vie

    18 min
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    Jean-Marc Bechler est originaire de Metz. Il a joué de la musique pendant plus de 25 ans dans diverses formations (souvent rock) en tant que
    bassiste. Concernant le théâtre, il fait ses premières expériences sur les planches dans diverses troupes amateures (et notamment le Théâtre d'Y Voir entre 1999 et 2003). Après quelques années de café-théâtre, il décide de suivre une formation à Paris. Il s’inscrit en 2010 à l’école de théâtre & cinéma «l’Entrée Des Artistes», parrainée par Jean-Paul Belmondo. Les
    cours sont dirigés par Olivier Belmondo.

    S’intéressant parallèlement à la Commedia Dell Arte, il participe à plusieurs stages organisés par Patrick Forian, un spécialiste en la matière. C'est à partir de 2011 que Jean-Marc décide d'écrire sa première pièce. Il réintègre ensuite le Théâtre d'Y Voir en tant que comédien, auteur et metteur en scène.

    Durant l'été 2015, il prend part à un stage de réalisation à Phalsbourg avec les "Tréteaux de France", compagnie théâtrale parisienne dirigée par Robin RENUCCI. Depuis, divers projets se sont enchaînés dont le festival Mécleuves en Scène.

    Droits image: Jean-Marc Bechler
  • Philippe Charlier
    14 juin 2026

    Philippe Charlier, l'Indiana Jones des reliques

    14 min
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    Philippe Charlier est médecin légiste, archéologue, anthropologue et directeur du laboratoire anthropologie, archéologie, biologie de l’université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines.

    Il a permis l’identification des restes de Diane de Poitiers, Henri IV et Hitler.
  • Marek Halter
    7 juin 2026

    Marek Halter, l'enfant juif qui offrait des fleurs à Staline

    15 min
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    Écrivain, peintre et cinéaste, inlassable militant de la paix et des droits de l’homme, Marek Halter est né le 27 janvier 1936 à Varsovie. Ses parents fuient Varsovie pour Kokand dans la République socialiste soviétique d’Ouzbékistan puis reviennent en Pologne après la guerre avant de rejoindre Paris en 1950.

    À Paris, Marek Halter est reçu à l’École nationale supérieure des Beaux-Arts.

    Au sortir de l’école, il est lauréat du Prix international de peinture de Deauville et lauréat de la Biennale d’Ancone. Son travail reconnu, il est invité en Argentine puis au Brésil où il passe deux ans. À son retour en France en 1957, il continue à vivre de sa peinture et entame une carrière de journaliste militant de la cause des droits de l’homme. Dès la guerre des six jours en 1967, il prône la réconciliation entre Israël et ses voisins arabes. Il fonde Action Internationale contre la faim avec Françoise Giroud et Bernard-Henri Lévy et tente d’agir chaque fois qu’une dictature emprisonne un journaliste ou un écrivain.



    En 1976, Marek Halter publie son premier livre Le Fou et les Rois relatant ses expériences au Proche-Orient et obtient le prix Aujourd’hui. En 1983 paraît La Mémoire d’Abraham, l’histoire d’une famille juive sur deux siècles, un livre qui rencontre un succès international et qui lui vaut le prix du Livre Inter.

    En 1994, il termine son film Les Justes, qui ouvre en 1995 le festival du cinéma de Berlin.

    Marek Halter a publié une vingtaine de livres, romans et essais. Il collabore à une douzaine de journaux et magazines à travers le monde dont Libération, Paris Match, Die Welt, VSD, El País, The Jerusalem Post, The Forward, La Repubblica, Expressen.

    Il livre l’incroyable récit de sa vie dans une autobiographie, Je rêvais de changer le monde, qui vient de paraitre aux Éditions Robert Laffont.



    Je rêvais de changer le monde – Résumé de l’éditeur

    Mais quelle vie ! Pour la première fois, Marek Halter remonte le fil de son incroyable destin.

    Il était une fois… un petit garçon juif polonais, né à Varsovie quelques années avant le début de la Seconde Guerre mondiale. Chassé par le nazisme dans de lointaines Républiques de l’Union soviétique, il y a survécu, avec ses parents, pour arriver à Paris au tout début des années 1950. Destiné à une carrière de peintre, il va, de hasards en rencontres, devenir le romancier populaire que nous connaissons bien, et cet infatigable militant de la paix qui a toujours rêvé et n’a jamais renoncé.

    De son enfance à aujourd’hui, en véritable conteur, porté par une foi absolue dans le pouvoir du Verbe, de la parole, du dialogue, Marek Halter revient sur chaque étape de ce destin unique où l’on croise Staline, Ben Gourion, Golda Meir, Nasser, Sadate, Yasser Arafat, Peres, Perón, Che Guevara, Poutine, Jean-Paul II, le pape François… sans oublier les présidents de la République française avec lesquels il a toujours entretenu une relation particulière.



    Son incessant combat pour la paix au Proche-Orient, pour la liberté d’expression où qu’il faille aller porter le fer, mais aussi ses amitiés, ses amours, son passionnant partage de la culture juive… Dans une construction narrative émouvante où il s’adresse à Clara, sa femme et sa compagne de lutte pendant plus de quarante ans, décédée en 2017, Marek Halter nous invite à revisiter, à travers son propre « voyage », presque un siècle d’Histoire.
  • Matthieu Lebrun
    31 mai 2026

    Matthieu Lebrun, Le musée Asiatica de Biarritz (2/3)

    14 min
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    Le Musée Asiatica abrite la plus belle collection privée d’art oriental en Europe.

    Bien plus qu’un simple lieu d’exposition, le Musée Asiatica invite petits et grands à un véritable voyage au cœur des cultures asiatiques. Pensé comme une passerelle entre l’Orient et l’Occident, il propose une approche vivante, accessible et passionnante de l’art et des traditions de l’Inde, de la Chine, du Tibet et du Népal.

    Grâce à une démarche résolument pédagogique, la visite s’articule autour de trois temps forts : regarder, consulter, comprendre. Un parcours captivant pour éveiller la curiosité, nourrir l’imaginaire et partager, en famille, un moment aussi enrichissant que dépaysant.
  • Matthieu Lebrun
    24 mai 2026

    Matthieu Lebrun, Le musée Asiatica de Biarritz (1/3)

    15 min
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    Le Musée Asiatica abrite la plus belle collection privée d’art oriental en Europe.

    Bien plus qu’un simple lieu d’exposition, le Musée Asiatica invite petits et grands à un véritable voyage au cœur des cultures asiatiques. Pensé comme une passerelle entre l’Orient et l’Occident, il propose une approche vivante, accessible et passionnante de l’art et des traditions de l’Inde, de la Chine, du Tibet et du Népal.

    Grâce à une démarche résolument pédagogique, la visite s’articule autour de trois temps forts : regarder, consulter, comprendre. Un parcours captivant pour éveiller la curiosité, nourrir l’imaginaire et partager, en famille, un moment aussi enrichissant que dépaysant.
  • Teresa Zabolitski
    17 mai 2026

    Teresa Zabolitzki, Tracce, Les traces de l'Italie en Lorraine

    14 min
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    Tracce - Traces est une recherche créative et théâtrale sur les traces de l’immigration italienne en Lorraine.


    Sans prétendre à l’exhaustivité, nous ouvrirons notre fenêtre sur le ciel étoilé et et sur des itinéraires de vie entre Lorraine et Italie, entre mines et usines, rêves d’un avenir meilleur et nostalgies des terres lointaines de l’enfance.

    Que ce soient les pieds nus sur le sable à Gioia Tauro ou sur les chemins de la transhumance dans les Abruzzes.

    Nous tendrons nos oreilles vers qui part et qui doit se construire une nouvelle vie, apprendre une nouvelle langue, faire ses adieux et tout recommencer ailleurs.



    Nous laisserons entrer le vent qui nous porte et nous observerons les transformations. Nous mettrons nos pieds dans leurs traces pour connaître l’autre qui est aussi une part de nous-mêmes.
  • Teresa Zabolitski
    10 mai 2026

    Teresa Zabolitzki, Le Collectif pour un service civique européen

    14 min
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    Le Collectif pour un Service Civique Européen permet aux jeunes de 18 à 30 ans de combiner service civique national et mobilité européenne pour vivre une expérience citoyenne et interculturelle unique.



    Le Collectif pour un Service Civique Européen est un mouvement de jeunes de moins de 30 ans, fondé en 2018, qui vise à généraliser l’expérience de service civique dans un autre État membre de l’Union européenne.

    Il s’appuie sur les dispositifs existants, comme les services civiques nationaux et le Corps Européen de Solidarité, pour lever les obstacles à la mobilité et toucher tous les volontaires, en priorité ceux éloignés des mécanismes actuels.


    Le programme se déroule en deux étapes :
    Service civique national : 6 mois dans le pays d’origine, au sein d’une promotion interculturelle composée de 50 % de jeunes nationaux et 50 % de jeunes européens.



    Mobilité européenne : 6 à 12 mois dans un autre État membre, via le Corps Européen de Solidarité, permettant de s’engager dans des projets d’intérêt général à l’étranger.


    Les missions couvrent des thématiques variées telles que la solidarité, le social, la culture, l’environnement et la formation professionnelle. L’expérience inclut un accompagnement complet : logement, repas, soutien linguistique et formations préparatoires.




    Objectifs et valeurs
    : Le CSCE vise à :
    Promouvoir la mobilité européenne et l’engagement citoyen pour tous les jeunes, y compris ceux en difficulté.

    Renforcer la solidarité et le sentiment d’appartenance européen.

    Sensibiliser aux enjeux européens : urgence climatique, lien social, adaptation aux nouvelles technologies.

    Favoriser l’inclusion et l’apprentissage interculturel à travers des promotions mixtes et des projets collaboratifs.

    Réseau et partenariats
    Le collectif collabore avec des associations et institutions dans plusieurs pays européens, notamment France, Italie, Allemagne, Espagne, Malte et les Balkans. Il a été reconnu pour son impact, notamment par le Prix Charlemagne pour la Jeunesse en 2020.

    Pour rejoindre le CSCE, il faut :

    Avoir entre 18 et 30 ans.

    Aucune exigence particulière de niveau d’études ou d’expérience professionnelle.
    S’inscrire via les associations partenaires ou les promotions locales du CSCE.

    Le programme offre une expérience complète de service civique et de mobilité européenne, valorisant le travail d’équipe, la confiance en soi et l’ouverture culturelle.

    Pour plus d’informations et pour rejoindre le collectif, vous pouvez consulter le site officiel du CSCE service-civique-europeen.com ou la page HelloAsso du collectif.
  • Aurélie Verdier
    3 mai 2026

    Aurélie Verdier, Le Mur de l'atelier d'André Breton (2/2)

    15 min
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    Aurélie Verdier est conservatrice au Musée national d’art moderne, Centre Georges Pompidou, en charge de la collection moderne.
    Elle a publié en 2020, Aujourd’hui pense à moi. Francis Picabia, Ego, Modernité, une étude appariant le moi et la modernité dans une double perspective freudienne maniaque/mélancolique.

    Son champ de recherche concerne les problématiques du sujet dans la modernité, et en particulier les réflexions autour du nom propre et de la question des signaux identitaires « seconds » ou obliques. Elle oriente actuellement ses recherches sur l’interaction entre une « politique » du moi et le décoratif, en particulier autour des années 1980.

    Directrice d’ouvrages (Picasso-Picabia, 2019; Matisse, comme un roman, 2020), Aurélie Verdier contribue régulièrement aux Cahiers du MNAM. Elle a récemment publié dans artpress, Camera Austria, RES, ou encore October.

    En 2003 est entré au Musée national d'art moderne un ensemble unique au monde : un pan de la collection d'André Breton exposé sur l'un des murs de son atelier du 42 rue Fontaine à Paris, ce lieu où le poète et fondateur du surréalisme vécut et anima ce mouvement artistique et littéraire décisif du XXe siècle durant plus de quarante années.

    Les objets du « Mur Breton » sont issus de cultures et d'aires géographiques variées : Océanie, Amériques, art populaire et art moderne européens (parmi lesquels des œuvres remarquables du Douanier Rousseau, Joan Miró, Pablo Picasso, Francis Picabia, Valentine Hugo ou Jean Degottex).

    Le « Mur Breton » a fait l'objet en 1960 d'une célèbre campagne photographique par Sabine Weiss.

    Cet ouvrage, publié pour coïncider avec le Centenaire du surréalisme en 2024, donne toute sa mesure à cet objet-monde exceptionnel, véritable musée au sein du musée.

    Par des contributions scientifiques internationales et la mobilisation d'expertises aussi nombreuses que les domaines convoqués par la collection d'André Breton, l'enjeu est bien ici d'étudier pour la première fois, sous forme de catalogue raisonné, l'intégralité des objets qui composent ce Mur et le bureau du poète.

    Un versant plus spéculatif vise enfin à penser des questions à la fois historiques, anthropologiques et muséales proprement contemporaines, tout en contribuant de manière décisive à ce pan inédit du surréalisme. « Aimer d’abord. Il sera toujours temps, ensuite, de s’interroger sur ce qu’on aime jusqu’à n’en plus vouloir rien ignorer » écrivait André Breton. Le mur de l’atelier du 42 rue Fontaine, lieu de vie et d’écriture du fondateur du mouvement surréaliste, est entré au Musée national d’art moderne en 2003. Le temps était venu de lever un peu du voile sur ce « mur » d’objets hétérogènes : objets d’Océanie, des Amériques, art moderne, art populaire, objets naturels, pièces majeures ou bibelots.


    Le musée, cette institution occidentale, inventée au XVIIIe siècle dans le sillage des Chambres des Merveilles de la fin du XVIe siècle, opère un déplacement fondamental de signification du statut des objets qu’il a pour vocation de conserver, d’étudier et d’exposer au public. Écho de plusieurs projets modernistes des années 1920 et après, l’atelier d’André Breton ouvre une « porte dérobée » qui nous fait « parvenir au cœur de la nature humaine », (Siegfried Kracauer) avec ses fulgurances et ses ambiguïtés.
  • Aurélie Verdier
    26 avril 2026

    Aurélie Verdier, Le Mur de l'atelier d'André Breton (1/2)

    15 min
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    Aurélie Verdier est conservatrice au Musée national d’art moderne, Centre Georges Pompidou, en charge de la collection moderne.
    Elle a publié en 2020, Aujourd’hui pense à moi. Francis Picabia, Ego, Modernité, une étude appariant le moi et la modernité dans une double perspective freudienne maniaque/mélancolique.

    Son champ de recherche concerne les problématiques du sujet dans la modernité, et en particulier les réflexions autour du nom propre et de la question des signaux identitaires « seconds » ou obliques. Elle oriente actuellement ses recherches sur l’interaction entre une « politique » du moi et le décoratif, en particulier autour des années 1980.

    Directrice d’ouvrages (Picasso-Picabia, 2019; Matisse, comme un roman, 2020), Aurélie Verdier contribue régulièrement aux Cahiers du MNAM. Elle a récemment publié dans artpress, Camera Austria, RES, ou encore October.

    En 2003 est entré au Musée national d'art moderne un ensemble unique au monde : un pan de la collection d'André Breton exposé sur l'un des murs de son atelier du 42 rue Fontaine à Paris, ce lieu où le poète et fondateur du surréalisme vécut et anima ce mouvement artistique et littéraire décisif du XXe siècle durant plus de quarante années.

    Les objets du « Mur Breton » sont issus de cultures et d'aires géographiques variées : Océanie, Amériques, art populaire et art moderne européens (parmi lesquels des œuvres remarquables du Douanier Rousseau, Joan Miró, Pablo Picasso, Francis Picabia, Valentine Hugo ou Jean Degottex).

    Le « Mur Breton » a fait l'objet en 1960 d'une célèbre campagne photographique par Sabine Weiss.

    Cet ouvrage, publié pour coïncider avec le Centenaire du surréalisme en 2024, donne toute sa mesure à cet objet-monde exceptionnel, véritable musée au sein du musée.

    Par des contributions scientifiques internationales et la mobilisation d'expertises aussi nombreuses que les domaines convoqués par la collection d'André Breton, l'enjeu est bien ici d'étudier pour la première fois, sous forme de catalogue raisonné, l'intégralité des objets qui composent ce Mur et le bureau du poète.

    Un versant plus spéculatif vise enfin à penser des questions à la fois historiques, anthropologiques et muséales proprement contemporaines, tout en contribuant de manière décisive à ce pan inédit du surréalisme. « Aimer d’abord. Il sera toujours temps, ensuite, de s’interroger sur ce qu’on aime jusqu’à n’en plus vouloir rien ignorer » écrivait André Breton. Le mur de l’atelier du 42 rue Fontaine, lieu de vie et d’écriture du fondateur du mouvement surréaliste, est entré au Musée national d’art moderne en 2003. Le temps était venu de lever un peu du voile sur ce « mur » d’objets hétérogènes : objets d’Océanie, des Amériques, art moderne, art populaire, objets naturels, pièces majeures ou bibelots.


    Le musée, cette institution occidentale, inventée au XVIIIe siècle dans le sillage des Chambres des Merveilles de la fin du XVIe siècle, opère un déplacement fondamental de signification du statut des objets qu’il a pour vocation de conserver, d’étudier et d’exposer au public. Écho de plusieurs projets modernistes des années 1920 et après, l’atelier d’André Breton ouvre une « porte dérobée » qui nous fait « parvenir au cœur de la nature humaine », (Siegfried Kracauer) avec ses fulgurances et ses ambiguïtés.
  • Claude Berghmans
    19 avril 2026

    Claude Berghmans, les EMI, une hiérophanie de notre époque

    15 min
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    Claude Berghmans est docteur en psychologie. Il travaille sur les états modifiés de conscience, les thérapies alternatives et complémentaires et les expériences paranormales dans une optique psychologique et anthropologique.

    Didier Couronne est professeur de littérature et sciences humaines passionné par les EMI depuis une trentaine d'années. En contact étroit avec la recherche scientifique anglo-saxonne, il étudie cette expérience et la présente au public français dans ses implications les plus étonnantes.

    Projections hors du corps, tunnel, lumière blanche…

    Les expériences de mort imminente dont nous avons tous entendu parler nous obligent à revoir nos certitudes sur la vie et la mort. Ces EMI sont-elles le fruit de notre cerveau dans des situations critiques ou représentent-elles la preuve d’une autre réalité existante après la mort ?

    Dans ce livre, les auteurs nous entraînent dans un voyage aux confins de la conscience, au travers d’EMI et de faits troublants collectés par un grand nombre de chercheurs de renom. Ces histoires fascinantes nous interrogent sur la continuité de la conscience après la mort. Faisant preuve d’audace et remettant en cause le discours scientifique dominant, ce livre apporte un éclairage neuf sur la vie après la mort. Quelles que soient nos convictions, on n’en sort pas indemne, car les EMI donnent un sens nouveau à notre existence.



    Nous sommes de plus en plus confrontés à un ensemble impressionnant d’études tout à fait étonnantes sur la conscience humaine, dont les EMI.
    Cela fait plus de cinquante ans que la conscience fait parler d’elle, à tel point que certains médecins, psychiatres, psychologues, physiciens... proclament ouvertement qu’elle ne peut être un pur produit créé par le cerveau, comme le pensent les matérialistes.
    En revenant sur les derniers siècles de notre histoire, Claude Berghmans et Didier Couronne nous exposent le délicat problème de la conscience « afin de bien comprendre pourquoi la conscience est devenue un enjeu central de la science contemporaine, et pourquoi le matérialiste éprouve des difficultés à penser la conscience, et ce à un point tel qu’elle finira par nier son existence, la considérant comme une pure illusion. »


    De ce faite, la venue de l’homme qui, pour le paradigme dominant, serait dû à un simple hasard, a entraîné un déracinement, une déconnexion avec la nature et le cosmos provocant en chacun de nous une perte de repère, une vie dénuée de sens, angoissante et destructrice « l’homme contemporain se lance dans une quête sans fin de production et de consommation où prime la logique économique et financière. »
    Alors que, si l’on prend le temps de s’intéresser à tous ces troublants états de conscience qui défient la vision dominante et dépassent l’entendement, comme en témoignent les nombreuses expériences de mort imminente, nous changerions notre façon de concevoir notre conscience humaine et celle universelle qui se cache derrière les apparences du monde, engendrant, par la même occasion, une autre façon d’envisager la mort et notre vie sur terre.
    « Il est temps que le grand public français s’intéresse à ces recherches en sortant des clichés, car il y a derrière des implications considérables, et ce non seulement pour chaque individu, mais pour la société tout entière. »
    C’est un ouvrage qui met en parallèle la diversité des études sur la conscience pour explorer différentes grilles de lectures afin que nous puissions nous forger notre propre opinion.


    En s'interrogeant sur le mystère de la conscience, cela nous invite également à élargir notre champ de perception, notre rapport au monde grâce à certains témoignages et histoires récentes qui nous ouvrent la porte sur "autre chose", nous poussant ainsi à sortir du désespoir en retrouvant notre vraie raison d’être, notre rôle dans cet univers.
  • Matthieu Riegler
    12 avril 2026

    Philippe Meirieu, face aux IA et aux écrans, l'Ecole a-t-elle déjà perdu la guerre de l'Attention?

    15 min
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    Merci à Loic Millot, programmateur du forum IRTS Ban St Martin pour son soutien !

    Philippe Meirieu est professeur émérite en sciences de l'éducation à l'université Lumière-Lyon 2 depuis 1985, il a mené de nombreuses recherches, en particulier sur la différenciation pédagogique et la philosophie de l'éducation.
    Il a dirigé et fait soutenir 49 thèses. Il a contribué à diffuser en France les principes pédagogiques issus de l'Éducation nouvelle et serait devenu en 1998, selon le journal Libération, « le pédagogue le plus écouté de nos gouvernants. « Nous vivons, pour la première fois, dans une société où l'immense majorité des enfants qui viennent au monde sont des enfants désirés.
    Cela entraîne un renversement radical : jadis, la famille "faisait des enfants", aujourd'hui, c'est l'enfant qui fait la famille. En venant combler notre désir, l'enfant a changé de statut et est devenu notre maître : nous ne pouvons rien lui refuser, au risque de devenir de "mauvais parents"...
    Ce phénomène a été enrôlé par le libéralisme marchand : la société de consommation met, en effet, à notre disposition une infinité de gadgets que nous n'avons qu'à acheter pour satisfaire les caprices de notre progéniture.


    Cette conjonction entre un phénomène démographique et l'émergence du caprice mondialisé, dans une économie qui fait de la pulsion d'achat la matrice du comportement humain, ébranle les configurations traditionnelles du système scolaire.
    Pour avoir enseigné récemment en CM2 après une interruption de plusieurs années, je n'ai pas tant été frappé par la baisse du niveau que par l'extraordinaire difficulté à contenir une classe qui s'apparente à une cocotte-minute.

    Dans l'ensemble, les élèves ne sont pas violents ou agressifs, mais ils ne tiennent pas en place. Le professeur doit passer son temps à tenter de construire ou de rétablir un cadre structurant.


    Il est souvent acculé à pratiquer une "pédagogie de garçon de café", courant de l'un à l'autre pour répéter individuellement une consigne pourtant donnée collectivement, calmant les uns, remettant les autres au travail.

    Il est vampirisé par une demande permanente d'interlocution individuée.

    Il s'épuise à faire baisser la tension pour obtenir l'attention.
    Dans le monde du zapping et de la communication "en temps réel", avec une surenchère permanente des effets qui sollicite la réaction pulsionnelle immédiate, il devient de plus en plus difficile de "faire l'école".
    Beaucoup de collègues buttent au quotidien sur l'impossibilité de procéder à ce que Gabriel Madinier définissait comme l'expression même de l'intelligence, "l'inversion de la dispersion".



    Dès lors que certains parents n'élèvent plus leurs enfants dans le souci du collectif, mais en vue de leur épanouissement personnel, faut-il déplorer que la culture ne soit plus une valeur partagée ? »
  • Un Livre-Mémorial des détenus du camp spécial SS au fort de Queuleu 1943-1944
    5 avril 2026

    Un camp de la Gestapo à Metz: Livre-Mémorial des détenus du camp spécial SS au fort de Queuleu (1943-1944) par Michaël Landolt et Cédric Neveu

    15 min
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    Dans le fort de Queuleu, sur les hauteurs de la ville de Metz, a été installé d’octobre 1943 à août 1944 un camp spécial SS géré par la Gestapo, centre d’interrogatoires destiné à briser les détenus. Près de 1 400 hommes et femmes, arrêtés en Moselle et originaires de toute l’Europe, y ont été internés : communistes, résistants, réfractaires et otages.
    Les conditions sont terribles et déshumanisantes : hors de tout cadre, les prisonniers sont parqués, les yeux bandés, pieds et mains liés.

    Ils subissent, dans le plus grand secret, de multiples tortures, parfois durant de longs mois, avant d’être déportés dans les camps de toute l’Allemagne – dont près de 900 à Natzweiler, en Alsace annexée. Beaucoup n’en revinrent jamais.
    Ce livre est le fruit de plusieurs années du travail minutieux d’un historien, Cédric Neveu, spécialiste de la répression nazie en Moselle, et d’un archéologue, Michaël Landolt, spécialiste des camps de concentration et arrière-petit-fils de l’un des internés du camp spécial de Queuleu.
    Avec l’Association du fort de Metz-Queuleu, qui travaille à faire perdurer la mémoire des détenus et à préserver le site, les auteurs se sont efforcés de reconstituer le parcours des anciens déportés, pour leur redonner leur humanité.
  • Foucauld Giuliani
    29 mars 2026

    Foucauld Giuliani, La Communion qui vient

    15 min
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    Foucauld Giuliani, né en 1990, diplômé de Sciences Po Paris, enseigne la philosophie au lycée Charles Péguy, à Paris. Il est co-fondateur et ancien président du café-atelier chrétien Le Dorothy et a co-écrit La communion qui vient (Le Seuil, 2021) Foucauld Giuliani est un professeur de philosophie engagé dans l’action sociale chrétienne.

    Il a fondé Le Dorothy à Paris (en référence à Dorothy Day, à l’origine du Catholic Worker), un café-atelier associatif animé par des chrétiens et ouvert à tous, où l’on tente, avec tout ce que cela comporte de défis, de mettre en pratique la charité. Il est l’auteur de tribunes pour La Vie, Le Monde ou La Croix, et a publié en 2021 Une promesse de lumière. Lecture de Philippe Jaccottet, aux Éditions du Club des poètes, et La communion qui vient (avec Anne Waeles et Paul Colrat), aux Éditions du Seuil.
  • Juan Garcia
    22 mars 2026

    Juan Garcia et l’Association d’Histoire industrielle de la mine d’Hussigny

    15 min
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    En 1999, alors que la problématique des affaissements miniers atteint un seuil critique et que les émissaires de la D.R.I.R.E. sont envoyés aux quatre coins de la Lorraine, le contact est établi entre ces représentants du ministère de l’industrie et certains membres de l’A.H.I. qui vont officier comme guides sous terre et consultants historiques et techniques.
    A partir de ce moment, les activités de l’A.H.I. sortent du terrain de la semi clandestinité avalisées désormais par la tolérance des pouvoirs publics.


    Cette nouvelle donne incite l’A.H.I. et la commune de HUSSIGNY GODBRANGE à proposer des visites guidées aux populations locales.
    Un réajustement juridique récent a fait de l’A.H.I. une association française de loi 1901 et tous les paramètres sont réunis pour autoriser une plus grande fréquence des visites.
     
    Points forts et spécificité :
     
    L’A.H.I. dispose d’engins et d’équipements miniers qui lui permettent de restituer in situ les différentes phases du travail de la mine (jumbo de boulonnage, jumbo de forage, Unimog de tir, chargeuses diverses sur pneus, sur chenilles, engins de transport de personnel, purgeuse, etc.)
    Ces engins sont tous en l’état de marche et évoluent à quelques mètres des spectateurs !


    La mine est restée en l’état, comme si elle avait été quittée hier. L’environnement rude est préservé, la visite reste quelque peu aventureuse. Nous sommes loin des musées-salon archi sécurisés et aseptisés ne correspondant plus du tout à l’ambiance qui régnait dans les mines en activité.
    Afin de pérenniser cet état d’esprit et de ne pas céder à la tentation d’instiller du confort artificiel, il est demandé aux visiteurs de signer une décharge, acte par lequel ils adhèrent  à la philosophie du projet.


    Ceci dit toutes les garanties de sécurité maximales sont assurées pour qu’aucun incident ou accident ne survienne au cours des visites : ventilation efficace, contrôles systématiques du toit, sorties de secours, accompagnateurs chevronnés etc.
    Les visiteurs sont équipés de casque de protection, d’une lampe électrique avec ceinture.
    La descente se fait en véhicule à moteur via l’ancienne galerie principale de chemin de fer  de roulage réservé à la sortie du minerai.

    Après quelques kilomètres, on accède sur une voirie en parfait état et on roule jusqu’au lieu principal de démonstration des engins.
    Des explications théoriques sont fournies dans l’ancienne salle de sécurité. On y trouve toute sorte d’outillages, des photos, un espace reconstitué d’un chantier avec mannequin.  Et on évoque aussi les fameuses grèves de 1905 qui ont touché tout le bassin ferrifère de Longwy.
    Ensuite, nous passons à la phase de démonstration des différents engins, sans oublier un tir de mine réel.
    Près de 2 heures plus tard, on reprend le chemin inverse et on retrouve le grand jour.
    Les abords de la mine, à l’extérieur, présentent un grand intérêt aussi. La commune dispose maintenant d’un ensemble de terrains d’un seul tenant qui peuvent être le théâtre de démonstrations d’engins, un peu comme les rencontres internationales de vieux camions ou tracteurs, attirant des milliers de spectateurs par week-end.
    Tous ces projets sont à l’étude et certains seront concrétisés dans les années à venir. Il va sans dire que nous accueillerons à bras ouverts toute personne désireuse de nous être utile, de rejoindre notre association ou tout simplement de contribuer à maintenir vivant, tant que faire se peut, le souvenir du passé industriel de HUSSIGNY GODBRANGE et de sa région.


    Cette démarche ne se veut pas du tout empreinte de nostalgie, elle est au contraire une nécessité dan le cadre du passage de témoin de ce qui fut une aventure humaine, industrielle, économique, sociale qui a façonné les mentalités, l’architecture, les paysages et qui aura duré un peu plus d’un siècle.
  • Sandra Laugier
    15 mars 2026

    Sandra Laugier, Philosophe du Soin et de l'Attention portés aux autres

    15 min
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    Philosophe française contemporaine, Sandra Laugier a ouvert de nouveaux champs intellectuels au cours des trente dernières années en se faisant la passeuse et la penseuse de la vie ordinaire. Passeuse, avec ses traductions de Stanley Cavell (1926-2018) dans la suite du grand philosophe américain Ralph Waldo Emerson (1803-1882). Penseuse par l’édification de son domaine de réflexion propre. Elle a aussi bien exploré la philosophie analytique que la philosophie morale, les potentialités de la désobéissance civile comme celles de l’éthique féministe du care, ou la radicalité aux États-Unis sur les questions de genre et de race.

    Son analyse de la culture populaire, à travers l’étude qu’elle a faite des séries télévisées, est elle aussi significative. Sandra Laugier est professeure de philosophie à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et membre de l’Institut des sciences juridique et philosophique de la Sorbonne (ISJPS). Elle est membre senior de l’Institut universitaire de France. Ses spécialités sont la philosophie du langage et de la connaissance, la philosophie analytique, la philosophie du langage ordinaire, la philosophie morale et les études sur le genre.

    Merci à Loic Millot et au forum IRTS Ban St Martin pour cette rencontre.
  • Anaëlle Guillaud
    8 mars 2026

    Anaëlle Guillaud et la maison Clémenceau de Saint-Vincent-sur-Jard

    14 min
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    C’est en décembre1919 que Georges Clemenceau loue cette modeste maison typique vendéenne à Saint-Vincent-sur-Jard. Il s’y installe en août 1920 et l’appelle alors son « château horizontal » ou sa « bicoque ».
    Le propriétaire de cette maison, le commandant Amédée Luce de Trémont souhaite céder gratuitement la maison à Georges Clemenceau. Ce dernier refusant, un bail est fixé à 150 francs par an, somme qui est distribuée aux pauvres de la commune.
    Cette maison de vacances est une simple longère située sur une dune, face à l'océan. Georges Clemenceau veut un jardin de fleurs. Il va alors créer ce jardin atypique et sauvage. « Je vis parmi les fleurs, mais avec la mer comme fond de tableau. »


    "Vous aurez ma première lettre de mon château horizontal. Depuis trois jours j’ai pris possession de mon ciel, de ma mer et de mon sable. Je suis rentré sans autre effort dans le courant de la vie vendéenne qui m’agrée à souhait. Je vis entouré de crevettes, de homards, sans parler d’une énorme carpe plantée au bout d’un bâton. Ma chambre devient de plus en plus une sorte de musée du Louvre, mais avec moins de prétentions.
    Lettre de Clemenceau à son ami Piétri du 10 août 1920.                                                                    

    C’est dans cette maison et face à l’océan qu’il reprend la plume pour écrire ses dernières œuvres, en admirant la mer. « Elle est blanche, elle est verte, quel beau temps ! Elle roule, elle écume, elle colère ! »
    À son décès en 1929, l’ameublement de la maison est légèrement modifié par les trois enfants de Georges Clemenceau, et adapté pour en faire un lieu de mémoire par l’ajout dans les pièces de souvenirs, d’objets et de photographies.
    L’État se porte acquéreur de la maison et des terrains environnants en 1931 et en 1932. Depuis 1970, le site est classé monument historique.
    Remplie de souvenirs, notamment des voyages de Georges Clemenceau ainsi qu’une collection d’arts asiatiques, cette maison pleine de charme et de simplicité est restée dans l’état exact où elle se trouvait à la mort du « Tigre » en 1929.
    Elle a reçu le label « Maison des illustres ».
    Pour mieux vous accueillir, et pour une meilleure conservation, de nombreux meubles ont été déplacés au fil des années, tout en respectant les aménagements voulus par Georges Clemenceau.

    En s’installant à Belébat, Georges Clemenceau ne renonce pas pour autant à son confort parisien ! Il apporte alors quelques modifications dans la maison. Il fait ajouter une extension avec un salon d’été et un kiosque, ainsi qu'un garage ! Il fait installer également l’eau courante, des toilettes, une sonnette pour appeler les domestiques et l’électricité en 1926.
    La cuisine-salle à manger
    C’est dans cette pièce que Georges Clemenceau reçoit ses hôtes dans la plus grande simplicité. À table, tous les invités ont vue sur le paysage et la mer !   
    Clotilde Benoni, la cuisinière, sert aux hôtes les gibiers rapportés par Albert Boulin, le valet de chambre. 

    Le logement des domestiques et le garage sont accolés à la cuisine. Dans ce garage, Clemenceau fait entrer la Rolls-Royce, cadeau qu’il a reçu d’un de ses admirateurs en 1920. 
    Dans les premiers temps de son arrivée à Belébat, une ânesse permet de remonter la dune jusqu’à la maison pour apporter les bagages. Les domestiques partagent le quotidien du « Tigre», qui aime d’ailleurs les accompagner sur le marché à la rencontre des habitants. 


    Le couloir-bibliothèque mène de la chambre à la cuisine tout en desservant les chambres d’amis. 
    Dans cette bibliothèque, Georges Clemenceau range les ouvrages qui sont nécessaires à ses travaux d’écriture ou de réflexion, soit environ 1 500 livres ! Des ouvrages sur les civilisations orientales, des ouvrages philosophiques, historiques, littéraires...
    Certains sont même dédicacés par les personnes les lui ayant offerts, ou annotés par Clemenceau lui-même.

    Les chambres d’amis sont réservées aux proches, aux amis et aux plus chers visiteurs. 
    Comme dans le reste de la maison, elles offrent toutes une vue sur le jardin et sur la mer. Le modeste mobilier en pitchpin est composé de commodes, de toilettes de cabine et de miroirs. Les porte-bouquets et les vases sont toujours garnis de fleurs du jardin. 
    Claude Monet et sa belle-fille Blanche Hoschedé, ou encore Marguerite Baldensperger, amie et confidente, y ont séjourné.

    La chambre de Clemenceau est à la fois un lieu de méditation et un lieu de travail. 
    De nombreux objets rappellent ses voyages en Égypte et au Soudan : des têtes d’antilopes, une tête de crocodile, un bouclier et des sagaies.
    La chambre possède un mobilier en pitchpin très sobre en contraste avec celui du salon d’été. Des toilettes privées jouxtent sa chambre. 
    Sa table de travail est l’élément principal de la pièce. Georges Clemenceau passe des heures à écrire dans son fauteuil d’osier, face au jardin et à la mer. 
    Passionné de littérature, il s’adonne à des genres différents : deux essais philosophiques (Au soir de la pensée et Démosthène), un ouvrage historique (Grandeur et misère d’une victoire) et une biographie, celle de son ami Claude Monet (Claude Monet - Les Nymphéas). 
    Il entretient une correspondance importante, notamment avec Claude Monet et Marguerite Baldensperger.
    C’est aussi de cette pièce que Clemenceau aime regarder la mer et son jardin : il fait surélever son lit afin d’y contempler la vue extérieure !

    Dès 1921, Georges Clemenceau fait ajouter à l’ouest de la maison d’origine un espace indépendant du reste : le kiosque et le salon d’été. 
    Les invités, dont des personnalités politiques et des journalistes, ne sont pas conviés à pénétrer dans les autres pièces de « la Bicoque ». 
    Ce kiosque, que Clemenceau surnomme « Trianon de bruyère », est un abri fait de fagots. Il prolonge le salon et offre une vue sur le jardin et la mer. Les invités y sont conviés à prendre le thé à la manière des rituels japonais. 
    Le salon d’été est composé d’une grande part du mobilier que le Tigre avait rapporté de sa maison de Bernouville dans l’Eure, de son appartement parisien et de ses nombreux voyages : des fauteuils aux styles variés, quelques tables et des secrétaires, des vases et des estampes japonaises, deux reproductions en bronze d’Hercule, des gravures de célèbres vues de Venise inspirées de dessins de Canaletto, ou encore des reproductions photographiques de paysages de 
         
    Dès 1920, Georges Clemenceau conçoit et réalise le jardin sur la dune, composé d'une terrasse fleurie devant la maison avec vue sur l’océan, d’un parterre de fusains dorés et d’un autre de roses à l’arrière de la maison. Pari réussi malgré les doutes de ses amis pépiniéristes comme Henri De Vilmorin, qui pratiquera une analyse du sol, et de son ami Claude Monet.
    Il achètera en grande quantité pour anticiper les pertes, et tous les printemps il « répare » son jardin. Georges Clemenceau souhaite celui-ci libre et sans contrainte. Il refuse les formes et la géométrie des jardins, conformes à ceux souhaités par l’aristocratie et la bourgeoisie politique et financière de l’époque.

  • Maryne Muttis
    22 février 2026

    Maryne Mutis, Le chant du cygne ou la lucidité terminale

    15 min
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    Maryne Mutis est psycholgue clinicienne et Docteure en psychologie clinique de l’université de Lorraine.

    Elle a élaboré le projet « Lucideuil » en collaboration avec son directeur de thèse, Renaud Evrard. Sa thèse a pour objectif d'explorer le phénomène de lucidité terminale et ses répercussions cliniques, c'est-à-dire l'effet supposé sur le processus de deuil des familles et sur les pratiques des professionnels.

    Le phénomène de lucidité terminale consiste en une récupération, totale ou partielle, des fonctions cognitives et/ou motrices d'une personne mourante. Elle survient en général quelques heures, jours ou semaines avant la mort dans le cadre de nombreuses pathologies.

    L'approche centrale a été menée de manière rétrospective auprès de deux groupes confrontés à un épisode de lucidité terminale. Le premier est constitué de familles des patients, l'autre est constitué de soignants. Une vingtaine d'entretiens semi-directifs ont été obtenus dans chaque groupe. Un échantillon a été retranscrit et étudié avec l'analyse phénoménologique interprétative.
  • Le comte Jean d'Ogny
    15 février 2026

    Le comte Jean d'Ogny, le passionné d'Alain Fournier (2/2)

    14 min
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    Dans son château de La Chapelle d’Angillon, le comte Jean d'Ogny, m'a fait visiter son musée consacré à Alain Fournier, l'auteur du Grand Meaulnes, tué près des Eparges en septembre 1914. "La Chapelle d'Angilon en Sologne, depuis dix-huit ans je passe mes vacances m’apparaît comme le pays de mes rêves, le pays dont je suis banni - mais je vois la maison de mes grands-parents, comme elle était du temps de mon grand-père : odeur de placard, grincement de porte, petit mur avec des pots de fleurs, voix de paysans, toute cette vie si particulière qu’il faudrait des pages pour l’évoquer un peu. »
    Lettre du 13 août 1905 d’Alain-Fournier à Jacques Rivière.

    C’est à La Chapelle d’Angillon que tout commence, la réalité comme l’imaginaire, puisque Henri-Alban Fournier (devenu en littérature Alain-Fournier) y est né le 3 octobre 1886 et qu’Augustin Meaulnes, le héros de son unique roman, vient de "La Ferté d’Angillon" - alias La Chapelle d’Angillon - lorsqu’il apparaît à Sainte-Agathe -alias Épineuil-le-Fleuriel.

    La maison natale se trouve 35 avenue Alain-Fournier et est signalée par une plaque. Rue Eudes de Sully est située la mairie-école où les parents Fournier vivent et enseignent de 1903 à février 1908 (leur fils est alors à Sceaux et à Paris), et qui est devenue dans le roman la maison de la mère d’Augustin Meaulnes.

    Une quinzaine de kilomètres plus loin, à Nançay - le "Vieux Nançay" dans Le Grand-Meaulnes -, se trouve la maison de Florent Raimbault, l’oncle d’Alain-Fournier.

    Située dans la rue Meaulnes en face de l’église, elle est devenue dans le roman la maison de "L’oncle Florentin". Elle abrite aujourd’hui non pas le "magasin universel" décrit dans le livre, mais un magasin de cadeaux.
    En face de l’auberge Les Meaulnes, où se tient maintenant une bijouterie, habitait alors madame Charpentier, la grand-mère paternelle d’Alain-Fournier, qui y tenait une épicerie.

    Si La Chapelle-d’Angillon et Épineuil sont les premiers lieux qui aient marqué la vie et l’oeuvre d’Alain-Fournier, l’une et l’autre ont été également transformées par Paris, et en particulier par l’apparition, le 1er juin 1905 devant le Grand-Palais, d’Yvonne de Quiévrecourt.
    Même si elle n’est pas, à elle seule, l’inspiratrice du Grand Meaulnes, elle accompagne sa conception qui dure de 1905 à 1913. Le 1er juin, séduit par sa beauté, il la suit jusque chez elle. Il l’aborde le 11 juin mais ils ne se reverront plus. En 1906, elle ne répond pas au désir qu’il a de la revoir. Elle se marie en 1907. Il apprend en 1909 qu’elle a deux enfants et ne la revoit qu’en 1913.

    Il a connu deux autres femmes, mais il est toujours amoureux d’elle. Il renonce à entretenir une simple relation d’amitié et la quitte pour toujours…

    Autres demeures de l’auteur
    L’auteur du Grand Meaulnes a connu en vingt-huit ans différentes adresses :
    - Epineuil-le-Fleuriel, entre 1891 et 1898,
    - Paris, où il est pensionnaire au lycée Voltaire,
    - Brest, où, il est lycéen en 1901, avec le souhait de devenir marin,
    - Bourges, où il obtient son baccalauréat en 1902 après avoir renoncé à la marine.
    - En 1903, il entame des études supérieures au lycée Lakanal à Sceaux pour devenir enseignant. Il y rencontre Jacques Rivière, qui épousera sa soeur Isabelle.
    - Il demeure ensuite à Paris - sauf en 1908 et 1909 lorsqu’il effectue son service militaire.

    Une de ses adresses parisiennes est 196 rue de la Roquette. En 1906, il habite 60 rue Mazarine. Cette année-là et la suivante, il échoue deux fois au concours d’entrée de l’Ecole normale. En 1908, il emménage 24 rue Dauphine. En 1910, il devient journaliste pour Paris Journal. Il habite ensuite 2 rue Cassini.
  • Le comte Jean d'Ogny
    8 février 2026

    Le comte Jean d'Ogny, le passionné d'Alain Fournier (1/2)

    14 min
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    Dans son château de La Chapelle d’Angillon, le comte Jean d'Ogny, m'a fait visiter son musée consacré à Alain Fournier, l'auteur du Grand Meaulnes, tué près des Eparges en septembre 1914. "La Chapelle d'Angilon en Sologne, depuis dix-huit ans je passe mes vacances m’apparaît comme le pays de mes rêves, le pays dont je suis banni - mais je vois la maison de mes grands-parents, comme elle était du temps de mon grand-père : odeur de placard, grincement de porte, petit mur avec des pots de fleurs, voix de paysans, toute cette vie si particulière qu’il faudrait des pages pour l’évoquer un peu. »
    Lettre du 13 août 1905 d’Alain-Fournier à Jacques Rivière.

    C’est à La Chapelle d’Angillon que tout commence, la réalité comme l’imaginaire, puisque Henri-Alban Fournier (devenu en littérature Alain-Fournier) y est né le 3 octobre 1886 et qu’Augustin Meaulnes, le héros de son unique roman, vient de "La Ferté d’Angillon" - alias La Chapelle d’Angillon - lorsqu’il apparaît à Sainte-Agathe -alias Épineuil-le-Fleuriel.

    La maison natale se trouve 35 avenue Alain-Fournier et est signalée par une plaque. Rue Eudes de Sully est située la mairie-école où les parents Fournier vivent et enseignent de 1903 à février 1908 (leur fils est alors à Sceaux et à Paris), et qui est devenue dans le roman la maison de la mère d’Augustin Meaulnes.

    Une quinzaine de kilomètres plus loin, à Nançay - le "Vieux Nançay" dans Le Grand-Meaulnes -, se trouve la maison de Florent Raimbault, l’oncle d’Alain-Fournier.

    Située dans la rue Meaulnes en face de l’église, elle est devenue dans le roman la maison de "L’oncle Florentin". Elle abrite aujourd’hui non pas le "magasin universel" décrit dans le livre, mais un magasin de cadeaux.
    En face de l’auberge Les Meaulnes, où se tient maintenant une bijouterie, habitait alors madame Charpentier, la grand-mère paternelle d’Alain-Fournier, qui y tenait une épicerie.

    Si La Chapelle-d’Angillon et Épineuil sont les premiers lieux qui aient marqué la vie et l’oeuvre d’Alain-Fournier, l’une et l’autre ont été également transformées par Paris, et en particulier par l’apparition, le 1er juin 1905 devant le Grand-Palais, d’Yvonne de Quiévrecourt.
    Même si elle n’est pas, à elle seule, l’inspiratrice du Grand Meaulnes, elle accompagne sa conception qui dure de 1905 à 1913. Le 1er juin, séduit par sa beauté, il la suit jusque chez elle. Il l’aborde le 11 juin mais ils ne se reverront plus. En 1906, elle ne répond pas au désir qu’il a de la revoir. Elle se marie en 1907. Il apprend en 1909 qu’elle a deux enfants et ne la revoit qu’en 1913.

    Il a connu deux autres femmes, mais il est toujours amoureux d’elle. Il renonce à entretenir une simple relation d’amitié et la quitte pour toujours…

    Autres demeures de l’auteur
    L’auteur du Grand Meaulnes a connu en vingt-huit ans différentes adresses :
    - Epineuil-le-Fleuriel, entre 1891 et 1898,
    - Paris, où il est pensionnaire au lycée Voltaire,
    - Brest, où, il est lycéen en 1901, avec le souhait de devenir marin,
    - Bourges, où il obtient son baccalauréat en 1902 après avoir renoncé à la marine.
    - En 1903, il entame des études supérieures au lycée Lakanal à Sceaux pour devenir enseignant. Il y rencontre Jacques Rivière, qui épousera sa soeur Isabelle.
    - Il demeure ensuite à Paris - sauf en 1908 et 1909 lorsqu’il effectue son service militaire.

    Une de ses adresses parisiennes est 196 rue de la Roquette. En 1906, il habite 60 rue Mazarine. Cette année-là et la suivante, il échoue deux fois au concours d’entrée de l’Ecole normale. En 1908, il emménage 24 rue Dauphine. En 1910, il devient journaliste pour Paris Journal. Il habite ensuite 2 rue Cassini.
  • Trayenko
    1 février 2026

    Trayenko Gñen Lif Paillalef Painemal, femme-médecine Mapuche (3/3)

    15 min
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    Son travail de femme médecine est de soigner les gens spirituellement, physiquement et Psychologiquement. Elle les aide à se connecter à Notre Mère la Terre. Elle s’occupe d’elle avec sa médecine constituée de plantes médicinales mais aussi d'un Kumtrum (tambour)
    Trayenko s’occupe aussi de faire connaitre et de préserver la culture et la Nation Mapuche.
    « Mapu veut dire: "Terre" et Che signifie "le peuple, les gens".


    Les Mapuche sont donc le "Peuple de la Terre".
    Sa famille est très ancienne :
    Par son Père, elle est de descendance Machi (chaman) depuis dix-neuf générations.
    Du côté de sa Mère, elle a hérité de plusieurs lignées "d’autorité Ancestrale". Cela signifie, qu'elle a différentes fonctions:

    - Gñisol Toki : la Plus haute autorité, les dirigeants politiques
    - Lonkos : maires du village
    - Machis : femme médecine (chamane)
    Trayenko se bat pour le respect de sa Nation et de ses traditions et pour l’autonomie du peuple Mapuche.


    En tant que guérisseuse, la lutte pour la Protection de cette médecine ancestrale passe nécessairement par la protection des rivières et des forêts qui meurent chaque jour davantage du fait de la déforestation.
    Depuis plusieurs générations, les Mapuche font reconnaître leurs droits à la propriété des terres.
    Malheureusement les gouvernements chiliens successifs ont souvent voulu les reprendre et, bien qu'ils aient souvent réussi à les confisquer, les Mapuche essayent de les récupérer par voie judiciaire.
    Pour ce peuple racine, c’est important de retrouver les espaces naturels préservés car c’est la connexion avec la

    Mère Terre, respectée, comme un membre de la famille car c’est elle qui donne la vie. Pour Trayenko, tous les humains sont ses fils et filles. La terre ne nous appartient pas, c’est nous qui appartenons à la terre.
    Nous luttons depuis 641 ans et avec le gouvernement chilien 241 ans, pour pouvoir retrouver nos terres. La nation mapuche existe depuis 15 000 années,
    « Nous sommes une Nation préexistante »

    La Terre est notre mère. Prends soin d'elle.
    Honorez tous vos ancêtres chaque jour.
    Ouvrez votre cœur et votre âme chaque jour et marchez fort et droit.
    Toute vie est sacrée. Traitez tous les pu Gñen (esprit) qui marchent dans Notre Mapuñuke
    (Mère Terre) avec respect

    Prenez de la Terre ce qui est nécessaire et rien de plus. Faites ce qui doit être fait pour le bien de tous et de vous-même.
  • Trayenko
    25 janvier 2026

    Trayenko Gñen Lif Paillalef Painemal, femme-médecine Mapuche (2/3)

    15 min
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    Son travail de femme médecine est de soigner les gens spirituellement, physiquement et Psychologiquement. Elle les aide à se connecter à Notre Mère la Terre. Elle s’occupe d’elle avec sa médecine constituée de plantes médicinales mais aussi d'un Kumtrum (tambour)
    Trayenko s’occupe aussi de faire connaitre et de préserver la culture et la Nation Mapuche.
    « Mapu veut dire: "Terre" et Che signifie "le peuple, les gens".


    Les Mapuche sont donc le "Peuple de la Terre".
    Sa famille est très ancienne :
    Par son Père, elle est de descendance Machi (chaman) depuis dix-neuf générations.
    Du côté de sa Mère, elle a hérité de plusieurs lignées "d’autorité Ancestrale". Cela signifie, qu'elle a différentes fonctions:

    - Gñisol Toki : la Plus haute autorité, les dirigeants politiques
    - Lonkos : maires du village
    - Machis : femme médecine (chamane)
    Trayenko se bat pour le respect de sa Nation et de ses traditions et pour l’autonomie du peuple Mapuche.


    En tant que guérisseuse, la lutte pour la Protection de cette médecine ancestrale passe nécessairement par la protection des rivières et des forêts qui meurent chaque jour davantage du fait de la déforestation.
    Depuis plusieurs générations, les Mapuche font reconnaître leurs droits à la propriété des terres.
    Malheureusement les gouvernements chiliens successifs ont souvent voulu les reprendre et, bien qu'ils aient souvent réussi à les confisquer, les Mapuche essayent de les récupérer par voie judiciaire.
    Pour ce peuple racine, c’est important de retrouver les espaces naturels préservés car c’est la connexion avec la

    Mère Terre, respectée, comme un membre de la famille car c’est elle qui donne la vie. Pour Trayenko, tous les humains sont ses fils et filles. La terre ne nous appartient pas, c’est nous qui appartenons à la terre.
    Nous luttons depuis 641 ans et avec le gouvernement chilien 241 ans, pour pouvoir retrouver nos terres. La nation mapuche existe depuis 15 000 années,
    « Nous sommes une Nation préexistante »

    La Terre est notre mère. Prends soin d'elle.
    Honorez tous vos ancêtres chaque jour.
    Ouvrez votre cœur et votre âme chaque jour et marchez fort et droit.
    Toute vie est sacrée. Traitez tous les pu Gñen (esprit) qui marchent dans Notre Mapuñuke
    (Mère Terre) avec respect

    Prenez de la Terre ce qui est nécessaire et rien de plus. Faites ce qui doit être fait pour le bien de tous et de vous-même.

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