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"Voici que le semeur sortit pour semer" (Mc 4, 1-20)
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"Voici que le semeur sortit pour semer" (Mc 4, 1-20)

Un article rédigé par Mgr Emmanuel Gobilliard (50843) - RCF,  -  Modifié le 26 janvier 2022
Prière du matin "Voici que le semeur sortit pour semer" (Mc 4, 1-20)

"Voici que le semeur sortit pour semer"

Méditation de l'évangile (Mc 4, 1-20) par Mgr Emmanuel Gobilliard

Chnat final: "Le semeur est sorti pour semer" par Marie Louise Valentin et Hubert Bourel

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Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là,
    Jésus se mit de nouveau à enseigner au bord de la mer de Galilée.
Une foule très nombreuse se rassembla auprès de lui,
si bien qu’il monta dans une barque où il s’assit.
Il était sur la mer,
et toute la foule était près de la mer, sur le rivage.
    Il leur enseignait beaucoup de choses en paraboles,
et dans son enseignement il leur disait :
    « Écoutez ! Voici que le semeur sortit pour semer.
    Comme il semait,
du grain est tombé au bord du chemin ;
les oiseaux sont venus et ils ont tout mangé.
    Du grain est tombé aussi sur du sol pierreux,
où il n’avait pas beaucoup de terre ;
il a levé aussitôt,
parce que la terre était peu profonde ;
    et lorsque le soleil s’est levé, ce grain a brûlé
et, faute de racines, il a séché.
    Du grain est tombé aussi dans les ronces,
les ronces ont poussé, l’ont étouffé,
et il n’a pas donné de fruit.
    Mais d’autres grains sont tombés dans la bonne terre ;
ils ont donné du fruit
en poussant et en se développant,
et ils ont produit
trente, soixante, cent, pour un. »
    Et Jésus disait :
« Celui qui a des oreilles pour entendre,
qu’il entende ! »

    Quand il resta seul,
ceux qui étaient autour de lui avec les Douze
l’interrogeaient sur les paraboles.
    Il leur disait :
« C’est à vous qu’est donné
le mystère du royaume de Dieu ;
mais à ceux qui sont dehors,
tout se présente sous forme de paraboles.
    Et ainsi, comme dit le prophète :
Ils auront beau regarder de tous leurs yeux,
ils ne verront pas ;
ils auront beau écouter de toutes leurs oreilles,
ils ne comprendront pas ;
sinon ils se convertiraient
et recevraient le pardon. 
»
    Il leur dit encore :
« Vous ne saisissez pas cette parabole ?
Alors, comment comprendrez-vous toutes les paraboles ?
    Le semeur sème la Parole.
    Il y a ceux qui sont au bord du chemin
où la Parole est semée :
quand ils l’entendent,
Satan vient aussitôt
et enlève la Parole semée en eux.
    Et de même, il y a ceux qui ont reçu la semence
dans les endroits pierreux :
ceux-là, quand ils entendent la Parole,
ils la reçoivent aussitôt avec joie ;
    mais ils n’ont pas en eux de racine,
ce sont les gens d’un moment ;
que vienne la détresse ou la persécution à cause de la Parole,
ils trébuchent aussitôt.
    Et il y en a d’autres qui ont reçu la semence dans les ronces :
ceux-ci entendent la Parole,
    mais les soucis du monde, la séduction de la richesse
et toutes les autres convoitises
les envahissent et étouffent la Parole,
qui ne donne pas de fruit.
    Et il y a ceux qui ont reçu la semence dans la bonne terre :
ceux-là entendent la Parole, ils l’accueillent,
et ils portent du fruit :
trente, soixante, cent, pour un. »

Source : AELF

Méditation Mgr Emmanuel Gobilliard

La parabole du semeur est offerte aujourd’hui à notre médiation. Le Seigneur lui-même a commenté cette parabole, en précisant ce qu’étaient les ronces, le sol pierreux, le bord du chemin...

Aujourd’hui encore ces tentations son vives, tentation de la superficialité, de l’attrait des richesses, du succès. Aujourd’hui nous pouvons aussi être tentés de désespérer devant les situations difficiles que nous vivons, dans notre Eglise, dans notre monde, ou tentés d’être optimistes seulement, au lieu d’être dans l’espérance. Pour espérer, il ne faut surtout pas fermer les yeux sur les réalités difficiles que nous vivons, détourner la tête ou se réfugier dans le seul plaisir, dans le bien-être qui, s’il est exclusif, remplace le véritable bonheur, l’épanouissement du cœur. L’une des solutions serait de méditer sur le bon grain, celui qui est tombé dans la terre meuble, la terre profonde et humide, qui est présentée comme un lieu de fécondité. Pourtant que se passe-t-il si nous sommes enfouis dans la terre ? Pour aller au bout de la symbolique de l’Evangile nous devons nous poser la question. Être dans la terre meuble et riche c’est aussi être subitement plongé dans l’obscurité, le froid, la solitude. Il peut être beaucoup plus attrayant de rester au soleil, à la lumière ou sur le bord du chemin pour rester en contact avec les autres. Ensuite que se passe-t-il pour le grain ? Avec l’humidité et l’absence de lumière, il se fend, il craque. A tous ceux qui craquent, comme le grain, qui vivent une certaine souffrance ou des difficultés je voudrais dire qu’elles ne sont pas incompatibles avec une certaine fécondité. Cela ne veut pas dire que Dieu veut la souffrance, bien au contraire il est venu pour nous guérir et nous sauver. Mais la souffrance fait partie de notre vie. Je pense que le Seigneur veut que nous allions au bout de la symbolique de la parabole. Lorsque le grain a craqué, qu’il s’est fendu, il germe et un début de vie nait de cette mort apparente. Le germe rejoint petit à petit la surface et retrouve la lumière. L’espérance s’enracine dans la vie, la nôtre, la vie réelle où la souffrance est présente. L’espérance c’est ensuite de regarder Jésus qui ne nous abandonne jamais, et qui lui aussi, lui surtout a vécu ce mystère de mort et de résurrection, de solitude et de fécondité, de sentiment d’abandon et de vie retrouvée. Demandons-lui la force de savoir vivre nos difficultés, sans perdre l’espérance, sans perdre la certitude de sa présence à nos côtés, en gardant au cœur ce qui fait l’essentiel de notre foi. Le mystère Pascal.

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